Depuis le début de la saison, la situation de Chancel Mbemba à l’Olympique de Marseille ressemble à un feuilleton sans fin. Mis à l’écart par le club après plusieurs altercations internes, le défenseur congolais a été relégué en équipe réserve et n’a plus porté le maillot olympien en compétition officielle depuis plusieurs mois. Cette mise à l’écart semblait être le point final d’une relation qui s’était déjà tendue entre le joueur et sa direction. Mais aujourd’hui, avec une défense marseillaise dévastée par les blessures, la question de son retour se pose à nouveau, et certains espèrent que ce divorce pourra être réconcilié pour venir en aide à l’équipe. Pourtant, à en juger par les dernières déclarations, le retour de Chancel Mbemba dans le groupe semble totalement exclu, malgré l’urgence de la situation.
Une défense en crise
L’Olympique de Marseille traverse actuellement une période compliquée, avec une défense décimée par une série de blessures. Le défenseur argentin Leonardo Balerdi est indisponible, tout comme l’Italien Luiz Felipe, tandis que Pierre-Emile Hojbjerg, pourtant recrue estivale, est également sur le flanc. Cette hécatombe défensive laisse Roberto De Zerbi, l’entraîneur marseillais, dans une position inconfortable alors qu’il doit préparer son équipe pour le match crucial contre Toulouse. En l’absence de ces éléments clés, la gestion de la défense devient un casse-tête pour l’Italien.
Dans ce contexte, un nom semble émerger comme une solution évidente pour résoudre cette crise défensive : celui de Chancel Mbemba. Bien qu’il n’ait pas joué une seule minute avec l’OM cette saison, le défenseur central congolais a su rester actif en participant aux trêves internationales. Il a continué à évoluer avec l’équipe nationale de la République Démocratique du Congo, où il porte le brassard de capitaine et demeure un leader essentiel de la défense congolaise. Ses performances lors des matches internationaux témoignent d’une condition physique encore solide, et son expérience en Ligue des champions avec Porto en fait un atout précieux en période de crise.
Le retour souhaité par les supporters, mais rejeté par la direction
Si l’idée d’un retour de Mbemba en équipe première semble faire sens aux yeux de nombreux observateurs, ainsi qu’à une partie des supporters marseillais, la réalité est bien différente du côté de la direction du club. Le divorce entre le joueur et l’OM semble irréversible. Depuis ses différends avec le staff et la direction, notamment après des altercations internes qui ont entaché sa relation avec l’institution marseillaise, Mbemba a été mis au placard. Alors que l’OM traverse une période difficile avec une défense décimée, il semble que ce soit la dernière option à laquelle la direction ne veut en aucun cas recourir.
Le message est clair : malgré l’urgence, Chancel Mbemba ne retrouvera pas l’équipe première. Cette décision ne fait pas l’unanimité, mais elle repose sur une volonté de maintenir une ligne de conduite stricte concernant l’attitude et le comportement au sein du groupe. Le club semble déterminé à ne pas revenir en arrière, et même si l’OM se retrouve sans solution immédiate en défense, il est hors de question de faire appel à celui qui a été mis à l’écart depuis plusieurs mois.
Malgré cette interdiction de faire appel à Mbemba, Roberto De Zerbi ne peut se permettre de faire l’impasse sur la situation en défense. En l’absence de plusieurs éléments clés, il va devoir improviser pour pallier les absences. Une des solutions envisagées serait de passer à une défense à quatre, ce qui permettrait d’ajuster la ligne défensive en l’absence de certains titulaires. Cette réorganisation tactique pourrait éviter de devoir intégrer un défenseur supplémentaire, mais elle poserait d’autres défis en termes de cohésion et d’équilibre défensif. Les joueurs disponibles devront s’adapter rapidement à cette nouvelle configuration, qui n’est pas sans risque.
Les options de De Zerbi ne sont donc pas nombreuses, et il faudra trouver des solutions créatives pour éviter une nouvelle débâcle. En outre, la fragilité de la défense marseillaise se double d’un manque de compétitivité en attaque, ce qui rend chaque match encore plus crucial pour l’OM. L’entraîneur devra non seulement gérer l’aspect défensif, mais aussi maintenir la stabilité émotionnelle de son groupe, qui traverse des turbulences internes et des difficultés de résultats.
Au-delà des aspects purement tactiques, la gestion de la situation de Chancel Mbemba soulève aussi la question du leadership au sein du groupe. Avec les absences et les tensions, la direction de l’OM semble vouloir envoyer un message fort : la discipline et le respect des règles sont des priorités. L’entraîneur De Zerbi doit jongler avec les exigences sportives et la nécessité de maintenir un environnement sain et cohérent dans un club où les relations internes ne sont pas toujours simples.
Le cas de Mbemba met en lumière une problématique récurrente au sein de l’Olympique de Marseille : la gestion des ego et des personnalités fortes dans un contexte sportif où chaque détail compte. Malgré les appels à un retour de Mbemba, la direction semble déterminée à ne pas céder à la pression. Cela reflète une volonté de garder un contrôle strict sur le groupe et de ne pas ouvrir la porte à des retours précipités, même dans un contexte d’urgence.
En définitive, bien que la situation actuelle de l’Olympique de Marseille laisse entrevoir un besoin criant de renforts défensifs, Chancel Mbemba ne sera pas celui qui viendra sauver l’OM de la crise. La rupture entre le joueur et le club semble définitive, et même si certains voient en lui une solution à court terme, la direction a fait le choix de ne pas réintégrer le joueur. De Zerbi devra donc faire preuve d’ingéniosité pour composer avec les ressources disponibles et tenter de maintenir la solidité de son équipe en défense.
Le défi pour l’OM sera de trouver une solution durable à cette crise, et ce, sans compter sur l’ancien porteur de la défense congolaise. La saison marseillaise semble déjà bien entamée, et les prochains matchs s’annoncent déterminants pour l’avenir de l’équipe dans un championnat de plus en plus compétitif.
Avec sport.fr