Les attaques sexistes et les fausses informations visant les femmes en politique ne sont malheureusement pas une nouveauté. Elles persistent, alimentées par des préjugés qui, au lieu de s’estomper avec le temps, semblent se renforcer. Depuis quelques jours, Tina Salama, la porte-parole du Chef de l’État de la République Démocratique du Congo (RDC), fait face à une rumeur infondée qui se propage sur les réseaux sociaux. Une nouvelle tentative, parmi tant d’autres, de discréditer une femme à un poste clé, en détournant l’attention du public des véritables enjeux politiques.
Une femme de compétence et d’expertise
Tina Salama, loin d’être une inconnue, est une femme dont les compétences et le parcours imposent respect et admiration. Diplômée d’un Master 2 en International Management des Médias à l’Université de Lille, en France, elle a également obtenu une formation à l’École Supérieure de Journalisme de Lille (#ESJ), classée parmi les meilleures écoles de journalisme en France. L’excellence académique qu’elle incarne est une preuve éclatante de son sérieux et de son expertise dans le domaine de la communication et des médias.
Son ascension dans un environnement professionnel souvent dominé par des figures masculines n’est pas le fruit du hasard, mais bien celui d’un travail acharné et d’une rigueur de tous les instants. Ses compétences, son dévouement et son intégrité sont les piliers sur lesquels repose son parcours, loin de toute considération liée à des stéréotypes de genre.
Le sexisme et la prolifération des Fake News
Malheureusement, chaque fois qu’une femme occupe une fonction de pouvoir, son travail est souvent éclipsé par des attaques infondées et des tentatives de déstabilisation. Plutôt que de se concentrer sur ses actions politiques, on s’attaque à sa vie privée ou on cherche à la réduire à des stéréotypes dégradants. Ce schéma sexiste, bien ancré dans nos sociétés, est aujourd’hui amplifié par la viralité des fausses informations sur les réseaux sociaux.
Tina Salama, interrogée sur ces attaques, n’a pas hésité à dénoncer fermement cette réalité : « Trop souvent, les femmes en politique sont réduites à des images dégradantes. Malgré les efforts du Chef de l’État pour promouvoir la parité, certains continuent de penser qu’une femme ne peut atteindre de hautes responsabilités que par d’autres moyens que ses compétences. J’en ai souvent fait les frais. »
Ses mots résonnent comme un appel à la fin des préjugés sexistes et à une véritable reconnaissance du mérite et de la compétence des femmes, qu’elles occupent ou non des postes de pouvoir.
Derrière la rumeur : une stratégie de diversion
Mais derrière ces attaques se cache bien plus qu’une simple tentative de déstabilisation individuelle. Elles s’inscrivent dans une stratégie plus vaste, celle de fragiliser les figures publiques féminines, d’éclipser leurs réalisations et de détourner l’attention des véritables enjeux du pays. La RDC traverse des périodes difficiles sur les plans économique, social et politique, et ces attaques, loin d’être anodines, sont un moyen de détourner le débat des questions qui comptent vraiment.
Comme l’a souligné l’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing, « il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison ». Toutefois, à l’ère des réseaux sociaux, ce poison semble se diffuser plus vite que jamais, transformant des ragots en vérités alternatives. Néanmoins, ces bassesses finiront par se consumer d’elles-mêmes. Ce qui restera, c’est l’engagement et le travail acharné de femmes comme Tina Salama, qui, loin des rumeurs et des stéréotypes, incarnent une nouvelle génération de femmes compétentes, prêtes à briser les barrières et à prouver leur valeur sur la base de leurs mérites.
Le combat de Tina Salama ne concerne pas seulement la lutte pour la reconnaissance des femmes en politique. Il est aussi un symbole de résistance contre le sexisme et la propagation de fausses informations. À travers ses actions, elle démontre qu’il est possible de réussir par ses compétences, sans céder aux pressions sociales et médiatiques. Les attaques dont elle est victime ne font que renforcer la légitimité de son engagement, et elles devraient, à terme, susciter un soutien encore plus large de la part de l’opinion publique.
Dans un contexte où la RDC doit faire face à des défis considérables, il est essentiel de soutenir les femmes qui œuvrent pour le progrès et de les juger pour leurs actions, et non pour des rumeurs malveillantes. Tina Salama, à travers sa ténacité et son professionnalisme, incarne cette nouvelle génération de femmes politiques qui ne se laisseront pas intimider par le poison du sexisme et des fake news.
Tighana MASIALA