
La diplomatie congolaise s’agite, s’active, sillonne les capitales, mais le fond du problème reste désespérément figé dans le marbre du déni et des faux-semblants.
De Lomé à Luanda, en passant par Brazzaville, les émissaires de Kinshasa enchaînent les visites protocolaires pour vendre un « protocole de désarmement volontaire » des FDLR. Une énième feuille de route diplomatique qui ressemble davantage à une opération de communication pour gagner du temps qu’à une véritable stratégie de pacification de l’Est.
En érigeant le dépôt volontaire des armes et le cantonnement en solution miracle, Kinshasa feint d’ignorer l’éléphant dans la pièce : la persistance des complicités structurelles et le refus d’assumer l’épreuve de force.
Comment espérer désarmer de bonne foi un groupe dont les revendications politiques — rejetées en bloc par Kigali — servent d’éternel prétexte au statu quo ? Faire porter le plaidoyer des FDLR auprès des médiateurs internationaux relève d’une illusion périlleuse qui discrédite l’État congolais et valide les accusations de ses voisins.
Il est temps d’arracher le masque de cette comédie diplomatique. La boucle infinie des tournées africaines ne remplacera jamais l’obligation régalienne de neutraliser sans condition des forces négatives qui gangrènent le territoire national depuis plus de trente ans.
Tant que Kinshasa choisira le faux-fuyant des promesses d’adhésion plutôt qu’un plan opérationnel rigoureux et vérifiable, le mythe FDLR continuera de servir d’alibi aux ingérences et de condamner les populations de l’Est à une insécurité perpétuelle.
ECONEWS


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