
À Kinshasa, le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki veut donner un nouveau visage au transport par taxis-motos. À travers le projet « Smart Wewa », l’exécutif provincial mise sur le numérique pour identifier les conducteurs, renforcer leur sécurité, améliorer l’encadrement du secteur et assainir la perception des taxes. Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur d’un transport urbain plus organisé, plus sécurisé et mieux adapté aux besoins des Kinois.
La transformation du secteur des taxis-motos se précise à Kinshasa. Sous l’impulsion du Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, le Gouvernement provincial prépare le lancement de « Smart Wewa », un dispositif numérique appelé à moderniser en profondeur l’identification, le contrôle et l’encadrement des conducteurs de motos-taxis dans la capitale.
Annoncé pour le 7 octobre 2026, sous réserve de changement, ce projet entend répondre à plusieurs défis auxquels est confronté le secteur : identification insuffisante des conducteurs, difficultés de contrôle, insécurité, multiplicité des perceptions fiscales et manque de traçabilité des opérations.
Pour l’exécutif provincial, il s’agit surtout de faire du numérique un outil au service de l’ordre urbain et de la sécurité des usagers.
Daniel Bumba, relais de la vision présidentielle
Porté par le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, « Smart Wewa » traduit la volonté des autorités provinciales de contribuer concrètement à la réalisation de la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, en matière d’amélioration des conditions de mobilité dans la capitale.
L’ambition affichée est de proposer aux Kinois un système de transport mieux organisé, dans lequel les conducteurs sont identifiables, les opérations sont traçables et les responsabilités clairement établies.
Dans cette perspective, l’initiative provinciale entend accompagner les efforts visant à professionnaliser progressivement le transport urbain et à faire de la sécurité des passagers et des conducteurs une priorité.
La démarche du Gouverneur Daniel Bumba repose ainsi sur une conviction : l’encadrement d’un secteur aussi sensible que celui des taxis-motos ne peut plus reposer uniquement sur les contrôles physiques. Il doit désormais s’appuyer sur la donnée, la technologie et des mécanismes modernes de suivi.
Une identité numérique pour chaque « Wewa »
Avec « Smart Wewa », chaque conducteur appelé à exercer dans le cadre réglementé devra être enregistré dans une base de données centralisée.
Le processus prévoit notamment l’enregistrement des informations personnelles, la capture des données biométriques, la photographie du conducteur, l’enregistrement de ses empreintes digitales ainsi que l’attribution d’un identifiant individuel.
Une carte biométrique munie d’un code QR sera délivrée au conducteur. Son scan permettra de retrouver les informations enregistrées dans le système. Une chasuble ou un gilet comportant un identifiant unique accompagnera également le dispositif d’identification.
Le conducteur devra notamment présenter les documents requis, dont son permis de conduire, pour être intégré dans le système. Cette identification numérique doit faciliter les contrôles et permettre aux autorités de mieux connaître les acteurs opérant dans le secteur des taxis-motos à Kinshasa.
Sécuriser les conducteurs et les passagers
Au-delà de la simple identification, « Smart Wewa » se veut également un instrument de sécurisation.
L’exécutif provincial entend ainsi disposer d’un mécanisme permettant de mieux identifier les conducteurs et de renforcer la traçabilité des déplacements et des opérations liées à leur activité. Le dispositif prévoit également une dimension de protection des motocyclistes. Le kit remis aux conducteurs comprend notamment la chasuble d’identification, la carte biométrique ainsi qu’un mécanisme de prise en charge en cas d’accident, selon les conditions prévues par le dispositif.
En intégrant cette dimension de protection, le projet cherche à ne pas réduire le conducteur à un simple objet de contrôle fiscal. Il s’agit également de mieux encadrer une profession exposée quotidiennement aux risques de la circulation urbaine.
L’autre enjeu majeur de « Smart Wewa » concerne la fiscalité. Le Gouvernement provincial veut rationaliser les perceptions auxquelles sont soumis les conducteurs et réduire les risques liés aux perceptions multiples ou irrégulières.
Grâce à la plateforme numérique, les responsables provinciaux devraient pouvoir suivre les recettes et disposer de données précises sur les opérations effectuées : qui a payé, combien, quand et où. Les informations pourront être consultées selon différentes périodes, notamment à la journée, à la semaine, au mois, au trimestre, au semestre ou à l’année.
Pour les autorités provinciales, cette digitalisation constitue un moyen de renforcer la transparence et de mieux maîtriser les recettes issues du secteur. Elle pourrait également répondre à l’une des principales préoccupations exprimées par les conducteurs de taxis-motos : les tracasseries et la multiplicité des perceptions sur le terrain.
La réforme entend également s’appuyer sur un réseau de parkings répartis à travers la capitale. Selon les éléments présentés lors de la séance pédagogique et technique consacrée au projet, 119 parkings sont prévus dans différentes zones de Kinshasa.
Deux sites pilotes sont déjà concernés par le dispositif : l’un situé à hauteur de Saint-Raphaël, dans la commune de Limete, et l’autre sur l’avenue de la Libération, ex-24 Novembre, à proximité de la Maison Shegen, dans la commune de Lingwala. Ce maillage doit progressivement permettre de mieux organiser les points de stationnement et de départ des taxis-motos, tout en facilitant le suivi des opérations.
Une réforme portée par plusieurs structures provinciales
La mise en œuvre de « Smart Wewa » mobilise plusieurs composantes de l’exécutif provincial. Le ministre provincial des Transports et Mobilité, Jésus-Noël Sheke, a notamment présenté aux représentants du secteur le fonctionnement du dispositif et les possibilités offertes par la plateforme.
Le ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jeannot Canon, a également pris part aux échanges avec les partenaires techniques et les représentants des associations de conducteurs.
Le Gouvernement provincial s’appuie, par ailleurs, sur l’expertise de Dispromalt et Mediabox pour les différentes composantes techniques du projet, notamment l’identification et la gestion numérique des données.
L’objectif est de réunir au sein d’un même dispositif l’identification biométrique, la gestion des données, le contrôle, la sécurité et le suivi des recettes.
Avec « Smart Wewa », Daniel Bumba entend donc franchir un nouveau cap dans la gestion du transport par motos-taxis à Kinshasa.
Le projet traduit une évolution dans la manière d’administrer le secteur : davantage de données, davantage de traçabilité et moins d’opacité dans les opérations.
Pour le Gouverneur de Kinshasa, cette démarche participe de la construction d’une ville mieux organisée et davantage tournée vers des solutions numériques adaptées aux réalités urbaines.
La réforme devra néanmoins relever plusieurs défis, notamment la qualité des données collectées, l’adhésion effective des conducteurs, la protection des informations biométriques et la transparence dans la gestion des recettes.
Le 7 octobre, première étape d’une nouvelle ère
Le lancement annoncé pour le 7 octobre 2026 doit ainsi marquer le début de la campagne d’identification des conducteurs de taxis-motos.
À travers cette initiative, Daniel Bumba Lubaki entend donner une traduction concrète, au niveau provincial, à la volonté présidentielle de moderniser le cadre de vie et les services essentiels dans la capitale.
« Smart Wewa » se présente ainsi comme plus qu’un simple système d’identification : c’est un projet d’organisation du transport urbain qui place le numérique au cœur de la sécurité, de la fiscalité et de la gouvernance du secteur.
En faisant de la modernisation des taxis-motos un axe de son action, l’exécutif provincial veut inscrire Kinshasa dans une nouvelle dynamique où la mobilité urbaine rime davantage avec sécurité, identification, responsabilité et traçabilité.
Econews


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