
Le Royaume du Maroc vient d’écrire une nouvelle page de son histoire politique. Ce mardi 29 septembre 2026, le roi Mohammed VI a nommé Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de Chef du gouvernement. Un événement historique qui fait écho à l’actualité récente en République Démocratique du Congo, où Judith Suminwa a brisé le plafond de verre en devenant la toute première femme à diriger le gouvernement. À l’instar de la RDC, le Maroc franchit donc un cap symbolique majeur en portant une femme au sommet de l’exécutif pour la première fois de son histoire.
Le Maroc franchit un nouveau cap dans son histoire politique. Le roi Mohammed VI a nommé, ce mardi 29 septembre 2026, Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement. A l’instar de la RDC, où Judith Suminwa est la toute première Cheffe du Gouvernement de son histoire, au Maroc, c’est aussi la première femme à accéder à cette fonction dans le Royaume
Fatima Ezzahra El Mansouri devient la première femme à prendre les commandes du gouvernement marocain. La décision a été officialisée ce mardi 29 septembre 2026, après que le roi Mohammed VI l’a reçue au Palais royal de Rabat et l’a chargée de former le prochain gouvernement.
Une nomination historique qui vient consacrer le parcours d’une personnalité politique qui s’est progressivement imposée dans les institutions marocaines.
Une première pour les femmes marocaines
À 50 ans, Fatima Ezzahra El Mansouri entre ainsi dans l’histoire du Royaume. Sa nomination constitue une première : jamais auparavant une femme n’avait occupé la fonction de cheffe du gouvernement au Maroc. Elle était jusqu’ici coordinatrice nationale du Parti Authenticité et Modernité (PAM), formation arrivée en tête des élections législatives du 23 septembre, avec 97 sièges selon les informations rapportées.
Son accession à la primature donne ainsi une portée particulière au nouveau paysage politique issu des dernières élections.
Le parcours de Fatima Ezzahra El Mansouri témoigne d’une progression politique construite sur plusieurs années. Avocate de formation, elle rejoint le PAM dès sa création en 2008 et intègre, en 2024, son comité collégial de direction. Mais c’est à Marrakech qu’elle se fait véritablement connaître du grand public.
Élue maire de la ville en 2009, elle devient alors la deuxième femme à diriger Marrakech, après Assma Chaâbi, qui avait exercé cette fonction à Essaouira.
Après une première période à la tête de la ville, elle retrouve le fauteuil de maire en 2021. Un parcours local qui va progressivement déboucher sur des responsabilités nationales.
Une expérience parlementaire et gouvernementale
Fatima Ezzahra El Mansouri a également siégé au Parlement pendant trois mandats dans la circonscription de Medina Sidi-Youssef.
Son entrée au gouvernement intervient en 2021, lorsqu’elle est nommée ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville au sein du gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch. Cette expérience gouvernementale vient compléter un parcours politique déjà marqué par des responsabilités municipales et parlementaires.
Sa nomination à la tête du gouvernement marocain intervient donc après plusieurs années d’exercice des responsabilités publiques.
Au-delà du changement de Premier ministre, cette nomination possède une forte dimension symbolique. L’arrivée d’une femme à la tête du gouvernement marocain inscrit le Royaume dans une nouvelle séquence de son histoire institutionnelle. Elle constitue également un signal fort en matière de représentation féminine dans les espaces de décision politique.
Mais cette première historique s’accompagne immédiatement de responsabilités considérables. La nouvelle cheffe du gouvernement doit désormais s’atteler à une première mission : former une majorité parlementaire et constituer son équipe gouvernementale.
La victoire du PAM aux législatives ouvre cette nouvelle phase politique, mais la formation du gouvernement nécessitera également la construction des équilibres parlementaires indispensables à son action. Fatima Ezzahra El Mansouri devra donc transformer cette première historique en exercice concret du pouvoir.
De Marrakech au gouvernement, en passant par le Parlement et le ministère, son parcours l’a progressivement conduite au sommet de l’exécutif. Avec sa nomination, le Maroc confie pour la première fois les rênes de son gouvernement à une femme, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de son histoire politique.
Econews


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