Transferts de la diaspora : la RDC dans le Top 10 africain avec 3,31 milliards USD reçus en 2025 (FIDA)

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La diaspora congolaise continue de jouer un rôle économique majeur. Avec 3,31 milliards de dollars reçus de sa diaspora en 2025, la République Démocratique du Congo figure parmi les dix premiers pays africains bénéficiaires des envois de fonds des migrants. Une manne financière qui confirme le poids croissant de la diaspora dans les économies africaines, alors que les transferts vers le continent ont dépassé de plus de deux fois les investissements directs étrangers sur la même période.

En 2025, la République démocratique du Congo a reçu 3,31 milliards de dollars d’envois de fonds de ses ressortissants établis à l’étranger, selon le rapport « Sending Money Home 2026. Beyond remittances: From lifeline to resilience – one family at a time », publié le 14 septembre par le Fonds international de développement agricole (FIDA), une agence des Nations Unies.

Avec ce montant, la RDC se classe 7e en Afrique, derrière l’Égypte, le Nigeria, le Maroc, l’Éthiopie, le Kenya et le Zimbabwe. Elle devance notamment le Sénégal et la Tunisie, qui ont reçu respectivement 3,26 et 3,25 milliards de dollars.

UNE POSITION À NE PAS SOUS-ESTIMER

Le montant de 3,31 milliards de dollars place la RDC dans un groupe restreint de pays africains qui captent les volumes les plus importants de transferts provenant de leurs diasporas.

Le classement continental reste toutefois largement dominé par quelques économies. L’Égypte arrive en tête avec 41,51 milliards de dollars, suivie du Nigeria avec 22,78 milliards et du Maroc avec 13,65 milliards.

L’Éthiopie et le Kenya complètent les cinq premiers avec respectivement 7,13 et 5 milliards de dollars. À eux seuls, ces cinq pays concentrent près des trois quarts des flux entrants sur le continent.

La performance congolaise n’en demeure pas moins significative : 3,31 milliards de dollars injectés dans l’économie nationale par la diaspora constituent une source importante de revenus pour de nombreux ménages et un flux financier à fort potentiel économique.

124,2 MILLIARDS USD ENVOYÉS VERS L’AFRIQUE

À l’échelle continentale, les chiffres donnent la mesure du phénomène. Les migrants africains ont envoyé 124,2 milliards de dollars vers l’Afrique en 2025, soit une progression de 86 % par rapport à 2016.

Ces transferts représentent plus du double des investissements directs étrangers reçus par le continent et environ 18 % de ses exportations totales.

L’Afrique du Nord concentre la plus importante part des flux avec 60,2 milliards de dollars, suivie de l’Afrique de l’Ouest avec 36,1 milliards, de l’Afrique de l’Est avec 22 milliards, de l’Afrique centrale avec 4,1 milliards et de l’Afrique australe avec 1,8 milliard.

Dans cette répartition, les 3,31 milliards reçus par la RDC représentent une part substantielle des transferts destinés à l’Afrique centrale.

UN POTENTIEL ÉCONOMIQUE ENCORE CONSIDÉRABLE

Au-delà des montants transférés, le rapport du FIDA souligne l’importance croissante de ces flux dans le soutien aux familles et dans le renforcement de leur résilience économique.

La progression des transferts s’accompagne également d’une évolution des modes d’envoi. Plus de la moitié des transferts commencent désormais par voie numérique, portés notamment par les fintechs, les néo-banques, les opérateurs de transfert d’argent et les opérateurs de téléphonie mobile.

Pour la RDC, cette évolution ouvre des perspectives importantes, notamment en matière de réduction des coûts et d’amélioration de l’accès aux services financiers.

DES TRANSFERTS ENCORE TROP COÛTEUX

Malgré les progrès enregistrés, le coût des transferts vers l’Afrique reste élevé.

Le coût moyen d’un envoi de 200 dollars via des prestataires non bancaires est passé de 9 % au troisième trimestre 2016 à 7,2 % au troisième trimestre 2025, soit une baisse d’environ 20 % en dix ans.

Mais ce niveau reste largement supérieur à la cible de 3 % fixée par les Objectifs de développement durable.

Pour les familles congolaises dépendantes de ces transferts, la réduction des frais constitue donc un enjeu concret : chaque baisse du coût des opérations permettrait qu’une plus grande part de l’argent envoyé par la diaspora arrive effectivement aux bénéficiaires.

LA DIASPORA, UNE FORCE ÉCONOMIQUE À MIEUX VALORISER

Avec 3,31 milliards de dollars reçus en 2025, la RDC confirme ainsi sa présence dans le cercle des principaux bénéficiaires africains des transferts de sa diaspora.

Ces flux constituent bien plus qu’une aide ponctuelle aux familles. Ils représentent une ressource financière considérable, susceptible de soutenir la consommation, l’éducation, la santé, le logement et, potentiellement, l’investissement productif.

L’enjeu pour la RDC consiste désormais à mieux exploiter cette force financière de la diaspora, notamment en facilitant les transferts, en réduisant leur coût et en créant davantage de mécanismes permettant d’orienter une partie de ces ressources vers l’investissement et la création d’activités économiques.

Avec plusieurs milliards de dollars qui entrent chaque année dans le pays grâce à ses ressortissants de l’étranger, la diaspora congolaise apparaît plus que jamais comme un acteur incontournable de l’économie nationale.

Econews

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