
La RDC veut peser dans les débats sur la justice de demain. À Istanbul, où se tient les 8 et 9 octobre 2026 le Sommet international sur la Justice, le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, porte la voix de Kinshasa dans une enceinte réunissant responsables judiciaires, ministres de la Justice et experts venus de plusieurs horizons. Une participation placée sous le signe de la modernisation de la justice, de la coopération internationale et de l’adaptation des systèmes judiciaires aux nouveaux défis technologiques et sécuritaires.
La RDC au cœur des débats sur la justice de demain
À Istanbul, la justice congolaise entend faire entendre sa voix. Pendant deux jours, les 8 et 9 octobre, les grands enjeux qui façonnent l’avenir des systèmes judiciaires sont au centre des échanges.
Droit international humanitaire, droits humains, justice numérique, intelligence artificielle, cybercriminalité, arbitrage international, évolution des professions juridiques ou encore migrations : les sujets abordés traduisent les profondes mutations auxquelles les appareils judiciaires sont désormais confrontés.
Pour la RDC, la présence de Guillaume Ngefa constitue une occasion de partager l’expérience congolaise, mais également de confronter les réformes nationales aux pratiques développées ailleurs.
La délégation congolaise comprend également le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, ainsi que le Secrétaire général à la Justice, Booto Bo Lolimba King. Une composition qui témoigne de l’importance accordée à ces assises.
Diplomatie judiciaire : Kinshasa multiplie les contacts
Au-delà des travaux du sommet, Istanbul constitue également un espace de diplomatie judiciaire pour la RDC.
Guillaume Ngefa doit ainsi avoir des échanges bilatéraux avec plusieurs de ses homologues, notamment ceux de l’Algérie, du Botswana, de l’Ouganda, de l’Azerbaïdjan et de la Turquie, pays hôte.
Ces rencontres devraient permettre de consolider les partenariats existants et d’identifier de nouveaux axes de coopération dans un domaine devenu stratégique : entraide judiciaire, échanges d’expériences, renforcement des capacités et lutte contre les formes nouvelles de criminalité.
Moderniser pour mieux répondre aux défis
La participation congolaise à Istanbul intervient alors que la RDC poursuit plusieurs chantiers visant à renforcer son système judiciaire. L’enjeu est désormais de rapprocher davantage la justice des citoyens, d’améliorer son efficacité et de l’adapter aux nouvelles réalités technologiques et internationales.
De Kinshasa à Istanbul, le message est donc clair : la justice congolaise veut prendre part aux transformations qui redessinent aujourd’hui les systèmes judiciaires. Pour Guillaume Ngefa, ce sommet représente à la fois une tribune pour faire entendre la position de la RDC et une opportunité de nouer des coopérations susceptibles d’accompagner la modernisation de la justice nationale.
Econews


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