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Accord de Washington : Suminwa rassure, avec Muyaya, Mukoko, Paluku … sur la ligne d’attaque (Sondage Les POINTS)

La confiance semble être au rendez-vous pour la Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka. Dans sa dernière livraison consacrée à l’évaluation de l’opinion publique sur l’Accord de Washington, Sondage Les POINTS dresse un constat sans appel : une majorité écrasante de Congolais interrogés se félicite de cet accord-cadre signé le 4 décembre 2025 dans la capitale américaine.

Au-delà du contenu technique de l’Accord, ce qui retient l’attention des analystes et des citoyens dans cette enquête, c’est la perception très positive de l’équipe déployée par la Première Ministre pour défendre et mettre en œuvre cette vision. Les personnes sondées par Les POINTS mettent en avant la cohésion et la complémentarité de ce qu’il faut qualifier  de véritable ligne d’attaque gouvernementale.

Cette ligne d’attaque ministérielle, déployée par Judith Suminwa, semble convaincre par sa capacité à couvrir tous les fronts stratégiques ouverts par l’Accord de Washington. Le sondage met en lumière la reconnaissance du travail d’équipe, où chaque ministre apporte sa pierre à l’édifice dans son domaine de compétence.

Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et Médias, est salué pour la stratégie de vulgarisation et de pédagogie autour de l’Accord, permettant aux Congolais d’en comprendre les enjeux.

Sur le volet économique, le tandem formé par Daniel Mukoko (Économie nationale) et Julien Paluku (Commerce extérieur) est perçu comme un atout majeur pour capter les retombées commerciales et stabiliser le cadre macroéconomique en lien avec les engagements pris.

Louis Watum, aux commandes du secteur minier, est crédité de la crédibilité technique de la RDC dans les négociations relatives aux chaînes de valeur responsables, un point clé du dialogue avec Washington.

Thérèse Kayikwamba, à la Diplomatie, incarne la continuité et la fermeté dans la restitution des positions congolaises sur la scène internationale.

Enfin, Justin Kalumba, en charge des PME, rassure sur la prise en compte du tissu économique local et des petites entreprises dans la redéfinition des partenariats.

Selon Les POINTS, cette perception positive reflète un sentiment de « fierté » chez les Congolais, qui voient leur Gouvernement défendre les intérêts nationaux avec professionnalisme et coordination. 

Loin des querelles de chapelle, l’équipe dirigée par Judith Suminwa incarne, aux yeux des sondés, une rupture avec les pratiques du passé.

Ce satisfecit populaire intervient alors que le Gouvernement s’attelle à la mise en œuvre des résolutions de Washington. Pour la Première Ministre, ce capital-confiance est un encouragement à maintenir le cap, avec une équipe désormais identifiée et reconnue comme la « ligne d’attaque » de la diplomatie économique congolaise.

econews

«Kinshasa applaudit l’Accord de Washington »

Les Congolais semblent parler d’une seule voix : l’Accord de Washington suscite un enthousiasme marqué dans la population.

Selon notre dernier baromètre LES POINTS, l’adhésion populaire à cet accord, signé en décembre 2025 entre la RDC et les USA, est massive, mais aussi exigeante.

A en croire certains enquêtés, cet accord vise à transformer l’économie de la République Démocratique du Congo en misant sur la transformation locale des minerais critiques. En attirant les investissements américains, la RDC ambitionne de sortir du modèle d’exportation brute pour bâtir une véritable chaîne de valeur industrielle.

Ce projet repose sur trois piliers majeurs : Infrastructures et Énergie : Augmenter la production électrique et moderniser les réseaux de transport pour soutenir l’industrie et les foyers; Dynamisme Économique : Créer des emplois massifs et offrir de nouveaux débouchés aux PME-PMI locales ; Gouvernance: Assurer une gestion transparente des ressources pour que les retombées bénéficient directement au développement socio-économique de la population.

L’accord utilise les minéraux stratégiques comme levier pour une croissance durable et inclusive et les Congolais sont pressés de voir cet accord se réaliser dans les plus brefs délais, afin de soulager leurs problèmes quotidiens.

L’étude menée à Kinshasa du 23 au 24 février 2026 montre que 86 % des sondés ont entendu parler de l’accord, preuve de sa visibilité. Les Congolais s’informent principalement via les réseaux sociaux (78 %), suivis par la presse écrite et en ligne (67 %) et le bouche-à-oreille (64 %). La radio et la télévision restent importants, mais la tendance est claire : le numérique est désormais central dans la formation de l’opinion publique congolaise.

Les résultats sont parlants: 66 % jugent l’accord « très positif», 7 % « plutôt positif », soit un total de 73 % d’opinions favorables. Du côté des sceptiques, 25 % restent prudents. Plus encore, 76 % estiment que l’accord sert l’intérêt supérieur de la nation et 71 % font confiance au gouvernement pour le mettre en œuvre. Une cohérence qui montre que les Congolais croient autant au projet qu’aux institutions qui le portent.

Les secteurs que la population veut voir prioritairement bénéficier de l’accord sont : la santé (68 %), les infrastructures (54%), l’agriculture (50 %), l’emploi des jeunes (34 %) et l’éducation (32 %). La demande est claire : amélioration des conditions de vie, retour de la paix, intégrité territoriale et reconstruction du pays.

Mais cette adhésion n’est pas naïve. Seuls 61 % des sondés pensent que les retombées seront équitables, tandis que 21 % craignent une distribution inégale des bénéfices. Et côté temporalité, 70 % attendent des résultats visibles dans les deux ans, dont 15 % en moins d’un an. La population veut de l’action rapide.

Derrière cet accord, plusieurs visages se distinguent

Judith Suminwa Tuluka, Première ministre et coordonnatrice de l’action gouvernementale, bénéficie d’une cote de popularité de 71 %. Elle encadre les actions de vulgarisation et de redevabilité liées à cet accord, tout en veillant à rester en phase avec les orientations stratégiques du Président de la République.

Parmi les membres de son gouvernement, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, arrive en tête avec 66 % d’opinions favorables. Il assure, avec transparence et pédagogie, la vulgarisation du contenu de l’Accord de Washington. Aucune occasion n’est négligée, que ce soit à Kinshasa, dans le Congo profond ou au sein de la diaspora, pour en expliquer les enjeux. Construction et promotion d’un narratif fondé sur la vérité, lutte contre la désinformation, mobilisation citoyenne en vue d’une appropriation du texte et exigence de redevabilité figurent parmi les axes centraux de son action.

Daniel Mukoko Samba, ministre de l’Économie nationale, crédité de 61 %, conduit avec patriotisme la task force gouvernementale chargée du suivi et de la mise en œuvre de l’Accord de Washington. Il communique régulièrement, notamment sur les réseaux sociaux, autour des aspects techniques et stratégiques du partenariat, tout en mettant en lumière les avancées enregistrées et les retombées socioéconomiques du partenariat stratégique avec les États-Unis.

Thérèse Kayikwamba, ministre des Affaires étrangères, obtient 58 %. Elle veille à la cohérence internationale de l’accord et au renforcement de la diplomatie économique, en alignant les intérêts de la RDC et en préservant l’intégrité territoriale. Elle présente cet accord comme un levier stratégique susceptible d’accélérer le développement socioéconomique du pays.

Pour sa part, Louis Watum Kabamba, ministre des Mines, crédité de 57%, rassure l’opinion sur la souveraineté des ressources minières, la traçabilité des minerais critiques et la mise en place d’une chaîne de valeur locale.

De leur côté, Justin Kalumba Mwana Ngongo, ministre de l’Entrepreneuriat et de l’Industrie (55 %), et Julien Paluku, ministre du Commerce extérieur (51 %), insistent sur l’intégration des PME-PMI congolaises dans les chaînes de valeur, la captation des opportunités d’affaires pour les entreprises de sous-traitance multisecto-rielles, ainsi que sur le rôle de l’accord comme moteur de croissance et de prospérité économique partagée.

D’autres ministres sont également cités, mais leurs côtes n’ont pas dépassé la barre des 49 %.

Les chiffres sont éloquents: 68 % des sondés considèrent l’Accord de Washington comme une opportunité historique, alors que seuls 8 % y voient un risque pour la souveraineté nationale. Fait intéressant : 73 % ne souhaitent pas l’organisation d’un débat national élargi au tour ce cet accord, signe que la population préfère l’action concrète aux discussions interminables.

En définitive, l’opinion publique congolaise soutient l’Accord de Washington, mais elle attend que ses engagements bilatéraux se traduisent rapidement et concrètement dans la vie quotidienne.

Les Congolais espèrent que le gouvernement se mobilisera pleinement afin que le pays tire un véritable bénéfice de cet accord historique conclu avec les États-Unis. La paix et la prospérité partagée doivent devenir tangibles, visibles et ressenties au quotidien.

L’enthousiasme populaire observé traduit une convergence entre l’espoir de paix, de fortes attentes socio-économiques et un certain niveau de confiance institutionnelle. Toutefois, la vigilance demeure : les citoyens resteront attentifs à l’équité dans la répartition des bénéfices ainsi qu’à l’efficacité de l’action gouvernementale.

La réussite de l’Accord de Washington dépendra de la capacité des autorités congolaises et de leurs homologues américains à transformer ce soutien populaire en résultats concrets, mesurables et durables.

Enfin, la vulgarisation de l’accord ainsi que la redevabilité dans la mise en œuvre des engagements devront être permanentes, structurées et renforcées.

Sondage Les POINTS

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