C’est désormais officiel. Sauf retournement de situation de dernière minute, Martin Bakole et Tony Yoka vont croiser les gants au mois d’avril à Kinshasa. L’annonce, faite lundi 23 février par le président de la Fédération congolaise de boxe (FCB), Ferdinand Ilunga, marque un tournant majeur pour la boxe congolaise et continentale.
C’est lors d’une cérémonie officielle de remise de licence professionnelle à Martin Bakole que la confirmation est tombée. Devant la presse et plusieurs figures du monde sportif, le patron de la FCB n’a laissé place à aucune ambiguïté : l’accord est scellé.
« En tant que président de la fédération, je suis très content, très fier. Il y aura le combat. Les deux camps, Martin Bakole et Tony Yoka, sont d’accord pour s’affronter. C’est déjà fait, nous avons finalisé le protocole d’accord », a-t-il déclaré.
Une revanche chargée d’histoire
Ce combat n’est pas un simple affrontement. Il s’agit d’une revanche très attendue.
Le 14 mai 2022 à Paris, les deux poids lourds s’étaient déjà livrés bataille. Au terme de dix rounds intenses, Martin Bakole s’était imposé aux points, dominant le champion olympique Tony Yoka par sa puissance, sa pression constante et son engagement physique.
Cette défaite avait marqué un tournant dans la carrière du Français : la première de son parcours professionnel.
Trois ans plus tard, Yoka revient avec l’ambition de laver l’affront. Bakole, lui, entend confirmer sa suprématie.
Kinshasa, future capitale mondiale de la boxe ?
La date précise n’a pas encore été dévoilée, mais les organisateurs évoquent le mois d’avril. Le lieu exact à Kinshasa, la configuration de la soirée et les détails logistiques seront communiqués dans les prochaines semaines.
Selon des sources fédérales, l’événement pourrait s’inscrire dans un gala international d’envergure.
Plus spectaculaire encore : des rumeurs évoquent la possibilité d’un combat d’exhibition impliquant deux légendes vivantes de la boxe, Mike Tyson et Floyd Mayweather Jr. Aucune confirmation officielle pour l’instant, mais l’idée alimente déjà l’enthousiasme.
Si ce scénario se concrétise, Kinshasa pourrait, le temps d’une soirée, redevenir l’un des épicentres mondiaux du noble art — dans la lignée du mythique «Rumble in the Jungle » de 1974.
Un enjeu sportif et symbolique
Au-delà de l’aspect sportif, ce combat représente un symbole fort pour la RDC. Organiser une telle affiche sur le sol congolais témoigne d’une ambition claire : repositionner le pays sur la carte des grands événements sportifs internationaux.
Pour Martin Bakole, combattre à domicile sera un avantage psychologique considérable. Porté par son public, le géant congolais aura l’occasion d’écrire un nouveau chapitre de sa carrière devant les siens.
Pour Tony Yoka, c’est un défi monumental : s’imposer à Kinshasa pour relancer définitivement sa trajectoire.
Avril s’annonce électrique
Tous les ingrédients sont réunis : revanche, fierté nationale, enjeu de carrière et possible gala historique.
Une chose est sûre : le rendez-vous d’avril s’annonce explosif. Kinshasa se prépare à vibrer.
Tighana MASIALA

