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CAN 2025 : après la trêve de Noël, l’heure des vérités commence

Après une pause observée le 25 décembre, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 reprend son cours ce vendredi 26 décembre au Maroc. Une trêve courte mais stratégique, intercalée au cœur des festivités de Noël, qui a permis aux sélections de souffler après une première semaine intense, marquée par des matchs disputés et des enseignements déjà significatifs. Désormais, la CAN entre dans une phase plus exigeante, où chaque rencontre peut peser lourd dans la course à la qualification.

Aucun match n’a été programmé le jeudi, un choix réfléchi qui répond à une gestion rigoureuse du calendrier, des efforts physiques des joueurs et des contraintes logistiques d’une compétition d’envergure continentale. Dès ce vendredi, le rythme s’accélère avec la deuxième journée des groupes A et B, une étape charnière susceptible de rebattre les cartes et d’installer des dynamiques durables, tant pour les favoris que pour les outsiders.

Quatre rencontres figurent au programme de cette journée décisive : l’Angola affronte le Zimbabwe à 12h30, suivi d’un choc très attendu entre l’Égypte et l’Afrique du Sud à 15h30. À 17h30, la Zambie défie les Comores, avant que le Maroc, pays hôte, ne clôture la journée face au Mali à 20h00, sous la pression d’un public acquis à sa cause. Le duel Égypte–Afrique du Sud concentre particulièrement l’attention, les deux sélections étant co-leaders du groupe B après leur entrée réussie en lice.

Les classements, après une seule journée, restent encore fragiles et ouverts. Dans le groupe A, le Maroc mène avec trois points, devant la Zambie et le Mali, qui comptent chacun une unité, tandis que les Comores ferment la marche. Le groupe B voit l’Afrique du Sud et l’Égypte avancer de concert, alors que l’Angola et le Zimbabwe sont déjà sous pression. Dans les autres groupes, certains favoris ont affirmé leur autorité, à l’image de la Tunisie et du Nigeria (groupe C), du Sénégal et de la RD Congo (groupe D), ou encore de l’Algérie et du Burkina Faso (groupe E), tandis que le Cameroun et la Côte d’Ivoire se tiennent en tête du groupe F.

Au-delà du terrain, cette reprise revêt également une dimension organisationnelle et politique. La capacité du Maroc à maintenir l’intensité populaire, à sécuriser les rencontres et à respecter un calendrier serré est scrutée de près. La pause de Noël a servi de sas, la reprise impose désormais un cap clair. Plus intense, plus lisible et plus exigeante, la CAN 2025 entre progressivement dans son moment de vérité, là où les hiérarchies commencent à se dessiner et où chaque faux pas peut coûter cher.

Tighana MASIALA