
Après le crash meurtrier de Kenge (province du Kwango), qui a coûté la vie à deux hauts magistrats militaires, la colère monte d’un cran. Nicomaques Bwanga, porte-parole du CNARC et notable du Grand Bandundu, interpelle frontalement le Vice-Premier Ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, et réclame sa démission. Pour lui, cette nouvelle tragédie révèle les défaillances persistantes d’un secteur où les accidents, naufrages et carences infrastructurelles alimentent un lourd sentiment d’impunité. Au-delà du deuil, il exige désormais que les responsabilités politiques soient clairement établies et appelle les députés nationaux à convoquer le patron des Transports pour qu’il s’explique devant la représentation nationale. Tribune.
Pour honorer la mémoire de deux hauts magistrats tombés lors du crash survenu à Kenge dans la province du Kwango, représentant l’une de nos institutions faitières à savoir la haute cour militaire, le ministre des transports doit impérativement démissionner.
Ce énième crash évitable dans la ville de Kenge montre à quel point l’insouciance de la classe dirigeante du grand Bandundu (ministres, sénateurs, députés nationaux et provinciaux, Gouverneurs y compris la société civile) à ne pas s’intéresser sur la viabilité des infrastructures aéroportuaires dans les différentes villes, les différents territoires du Grand Bandundu qui, en vérité en vérité devraient constituer un back up avec la ville de Kinshasa.
L’état de tous ces aéroports du grand Bandundu est déplorable car aucun Airbus ou Boeing ne peut fouler le sol de toutes ces villes pendant que nous sommes en plein 21ème siècle.

Après le deuil de trois jours décrété par son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, j’invite respectueusement les députés nationaux à prendre leur responsabilité devant l’histoire tout en convoquant le vice premier ministre, ministre des transports pour y apporter des éclaircissements notables.
Perdre deux magistrats qui ont mis à nu certains compatriotes doit suffisamment nous interroger sur la qualité des avions qui volent dans notre espace aérien.
Il appartient aux députés nationaux de tout faire pour que la mémoire de ces hauts magistrats militaires, tombés arme à la main soit dignement et véritablement honorée.
Nicomaques Bwanga
Porte-parole du CNARC/USN et notable du Grand Bandundu


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