
Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a publié son rapport semestriel de redevabilité couvrant la période de janvier à juin 2026. Le document dresse un état des lieux des principales actions engagées dans le secteur de l’éducation, entre infrastructures scolaires, appui social aux élèves et revalorisation des personnels enseignants.
Le secteur de l’éducation nationale poursuit sa transformation en République démocratique du Congo. Dans son rapport semestriel de redevabilité, couvrant les six premiers mois de l’année 2026, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté met en avant plusieurs actions engagées sur le terrain, tout en reconnaissant la persistance de défis qui nécessitent encore des efforts.
Publié dans une démarche visant à renforcer le dialogue avec les familles, les enseignants, les organisations syndicales, les partenaires et les médias, le rapport revient sur les réalisations enregistrées entre janvier et juin 2026.
Parmi les principaux résultats figurent notamment le lancement des travaux dans 56 écoles primaires publiques, ainsi que sur 21 infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Le ministère annonce également la préparation du déploiement de 78 cantines scolaires pilotes, destinées à renforcer l’accompagnement des élèves dans certaines écoles.
Des investissements dans les infrastructures scolaires
Le développement des infrastructures constitue l’un des axes importants du bilan présenté par le ministère. Les travaux lancés dans 56 écoles primaires publiques doivent contribuer à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des enseignants.
À ces chantiers s’ajoutent 21 infrastructures consacrées à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. Ces investissements répondent à un enjeu directement lié à la qualité du cadre scolaire, notamment dans les établissements confrontés à des difficultés d’accès à l’eau et à des installations sanitaires adéquates.
Le ministère présente parallèlement les 78 cantines scolaires pilotes comme un dispositif encore en phase de préparation. Leur déploiement doit permettre d’apporter un soutien supplémentaire aux élèves et de renforcer la dimension sociale de l’action publique dans le secteur éducatif.
Une première tranche de bourses au Kasaï
Le volet social du rapport fait également état du versement d’une première tranche de bourses scolaires dans la province du Kasaï.
Cette mesure s’inscrit dans les mécanismes d’accompagnement des élèves mis en avant par le ministère. Elle intervient dans un contexte où l’accès et le maintien des enfants à l’école demeurent des enjeux majeurs, particulièrement dans les zones confrontées à des difficultés économiques ou aux conséquences des crises.
Le rapport distingue cependant les mesures déjà réalisées de celles qui sont encore en préparation, afin de présenter de manière précise le niveau d’avancement des différentes actions.
23 675 enseignants concernés par le réajustement de la prime
La situation des enseignants occupe également une place importante dans ce bilan semestriel.
Le ministère affirme avoir procédé au réajustement de la prime de gratuité de 23 675 enseignants. Cette mesure est accompagnée de travaux d’harmonisation des fichiers de paie, destinés à améliorer la gestion administrative et financière des personnels du secteur.
Selon le rapport, ces opérations doivent contribuer à une meilleure régularité dans la gestion des enseignants et à une plus grande fiabilité des données relatives aux personnels.
Le ministère met également en avant la validation du Cadre d’orientations curriculaires ainsi que des instruments de formation des enseignants. Ces outils doivent accompagner l’évolution des pratiques pédagogiques et, à terme, contribuer à l’amélioration de la qualité des apprentissages.
Un bilan inscrit dans le Plan quinquennal 2024-2029
Les actions présentées dans le rapport s’inscrivent dans la mise en œuvre du Plan quinquennal 2024-2029, en cohérence avec les engagements du chef de l’État et le Programme d’actions du Gouvernement.
L’objectif affiché par le ministère est de permettre aux citoyens de mesurer plus concrètement la traduction des décisions publiques dans les écoles et dans le quotidien des élèves et des enseignants.
Pour la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, cette démarche vise à « rendre compte des réalisations, reconnaître les difficultés et préciser les décisions à prendre ».
Le rapport entend ainsi dépasser le simple inventaire administratif pour instaurer un mécanisme de suivi des engagements publics dans le secteur éducatif.
Des défis toujours importants
Malgré les avancées mises en avant, le ministère reconnaît que plusieurs défis restent à relever. Le financement des investissements figure parmi les principales préoccupations, tout comme le fonctionnement quotidien des services dans les établissements scolaires.
Le rapport insiste également sur la nécessité de préserver la scolarité des enfants vivant dans les territoires affectés par les crises. Dans ces zones, la continuité de l’enseignement reste confrontée à des contraintes particulières liées aux déplacements de populations, à l’insécurité et à la fragilité des infrastructures.
Le ministère distingue par ailleurs les réalisations du premier semestre des développements intervenus entre juillet et septembre 2026, présentés séparément afin de maintenir une distinction claire entre les différentes périodes couvertes.
La redevabilité comme outil de suivi
À travers cette publication, le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté entend donc fournir aux citoyens des éléments permettant de suivre les engagements pris et d’apprécier leur niveau de réalisation.
Entre les 56 écoles en chantier, les 21 infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement, les 78 cantines scolaires pilotes en préparation, la première tranche de bourses versée au Kasaï et le réajustement de la prime de gratuité pour 23 675 enseignants, le bilan du premier semestre 2026 fait apparaître plusieurs chantiers simultanés.
Mais au-delà des chiffres, le véritable enjeu demeure leur traduction durable dans les salles de classe : des infrastructures fonctionnelles, des enseignants correctement pris en charge et des conditions permettant aux enfants de poursuivre leur scolarité, y compris dans les territoires confrontés aux crises.
Tighana MASIALA


Soyez le premier à commenter