Longtemps resté lettre morte depuis sa création en 2008, le Fonds de régulation économique (FOREC) entre enfin dans sa phase opérationnelle. Ce vendredi 9 janvier 2026, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a officiellement lancé le démarrage effectif de cette institution stratégique à Kinshasa. Objectif affiché : surveiller les marchés des produits de base, anticiper les perturbations, stabiliser les prix — notamment du maïs — et faire du FOREC un véritable instrument de régulation économique au service de la population congolaise.
Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Economie nationale, Daniel Mukoko Samba a effectué une visite de travail, ce vendredi 9 janvier 2026, au Fonds de régulation économique (FOREC), situé au quartier GB, dans la commune de Ngaliema, marquant ainsi l’installation effective de ses équipes et le démarrage opérationnel de cette institution stratégique.
La rencontre a débuté par un mot d’accueil de l’équipe dirigeante du FOREC, suivi de la présentation de l’organigramme validé, de la structuration interne autour des unités opérationnelles, ainsi que des dispositions organisationnelles mises en place pour assurer le bon fonctionnement de l’institution.
Les membres de la direction, les chefs d’unités et les représentants du ministère ont également été présentés.
Dans son intervention, le Vice-Premier Ministre a rappelé que le FOREC, bien que créée en 2008, n’avait jamais été pleinement opérationnel. Il a souligné que la réforme engagée sous son mandat vise à doter le FOREC de ressources adéquates, d’un cadre juridique clair et d’une mission précise, afin d’en faire un véritable outil de régulation économique au service de la population.
Le Vice-Premier Ministre a précisé que la mission centrale du FOREC consiste à assurer la surveillance des marchés des produits de base, à émettre des alertes en cas de perturbations et à intervenir pour stabiliser et réguler les marchés, notamment à travers des actions ciblées sur l’offre et la demande.
Un accent particulier a été mis sur les produits stratégiques, notamment le maïs, pour lesquels l’anticipation des perturbations du marché est jugée essentielle afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages congolais.

Sur le plan organisationnel, le Vice-Premier Ministre a instruit l’équipe dirigeante de prioriser la mise en place des procédures internes, la maîtrise des textes légaux et le fonctionnement effectif des organes prévus par le décret, condition indispensable à la crédibilité de l’institution.
Il a enfin encouragé une collaboration étroite avec la Cellule de redressement productif et les autres structures de l’État, rappelant que la performance de cette première équipe déterminera la pérennité et la crédibilité du FOREC.
La visite s’est clôturée par des échanges constructifs et une visite guidée des installations.
Accordant une interview à la presse, le Secrétaire exécutif du Fonds de Régulation Économique, M. Jean-Paul Nemoyato, a exprimé sa satisfaction à l’issue de cette visite gouvernementale : « C’est une joie immense, mais surtout une grande responsabilité et un devoir. Créée en 2008, le FOREC connaît aujourd’hui une nouvelle étape de son histoire, grâce au Gouvernement actuel qui a eu le privilège d’y injecter un sang nouveau. Le FOREC dispose désormais de ses organes : un Comité consultatif composé des ministres membres du Gouvernement, compte tenu du caractère intersectoriel de ce dossier ; un Comité de suivi, constitué des délégués des différents ministères concernés ; et le Secrétariat exécutif que nous représentons ».
Abordant la mission principale du FOREC, le Secrétaire exécutif, Jean Paul Nemoyato a précisé que l’institution est appelée à jouer un rôle central dans la régulation et la surveillance hebdomadaire des marchés, la prévention des crises économiques et l’accompagnement des politiques publiques visant la stabilité des prix et la protection du consommateur congolais.
Le FOREC est un service public placé sous la tutelle du Ministère de l’Économie nationale.
Avec Celcom/ECONAT

