2

Examen d’État 2026 : Raïssa Malu Dinanga sonne la mobilisation nationale

Au-delà du cérémonial, le lancement de la 59ème édition de l’Examen d’État traduit la détermination affirmée du gouvernement congolais à restaurer et consolider la crédibilité de cette épreuve nationale certificative. En insistant sur la rigueur, l’impartialité et le strict respect du calendrier scolaire national, la ministre d’État de tutelle, Raïssa Malu, envoie un signal clair : «la 59ème édition doit se dérouler sans approximation, dans le respect des standards de qualité et des délais fixés ». Dans un système éducatif confronté à de nombreux défis logistiques, cette exigence de discipline institutionnelle apparaît comme un levier stratégique pour renforcer la confiance du public et garantir la valeur du diplôme d’État congolais.

La 59ème édition de l’Examen d’État est officiellement lancée. Au Lycée Mama Diankeba, dans la commune de Limete, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, a donné le coup d’envoi de l’épreuve préliminaire devant des centaines de candidats autodidactes, inspecteurs et autorités éducatives.

Un moment solennel, mais surtout un signal fort : l’éducation demeure au cœur des priorités nationales.

Une vision politique assumée

Dans son allocution, la ministre a inscrit cette étape dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Félix Tshisekedi, qui a fait de l’éducation un pilier stratégique du développement national.

Sous la coordination du Gouvernement, l’objectif affiché est clair : bâtir un système éducatif inclusif, équitable et compétitif. L’Examen d’État, en tant qu’épreuve certificative nationale, constitue l’un des baromètres majeurs de cette ambition.

Des chiffres révélateurs

Pour cette session préliminaire :

* 13 387 candidats inscrits au cycle long

* 92 candidats au cycle court

* 251 centres répartis sur l’ensemble du territoire

Des statistiques que la ministre qualifie de révélatrices de « la vitalité du système éducatif congolais ».

Plus marquant encore : les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu représentent à elles seules 25 % des effectifs nationaux, soit 3 351 candidats. Dans un contexte sécuritaire fragile, cette participation massive témoigne d’une détermination remarquable.

«Votre résilience est un message d’espoir pour notre pays », a lancé Raïssa Malu aux candidats autodidactes, les exhortant à la discipline et à l’intégrité.

WhatsApp Image 2026 02 15 at 19.03.44

Rigueur et tolérance zéro

Face aux surveillants, inspecteurs et encadreurs, le message fut sans équivoque : rigueur, impartialité et transparence.

La ministre a rappelé que l’Examen d’État doit rester « le miroir de l’excellence et du mérite réels », mettant en garde contre toute forme de complaisance susceptible d’entacher la crédibilité de cette évaluation nationale.

Une épreuve intergénérationnelle

La directrice provinciale de Mont-Amba, Astrid Nambuyi, a dévoilé des données révélatrices de l’ampleur sociale de l’événement :

* 692 candidats inscrits à la veille de l’épreuve, dont 294 femmes;

* Le candidat le plus âgé a 63 ans, inscrit en pédagogie générale;

* La plus jeune, âgée de 17 ans, concourt en latin-philosophie.

Un tableau qui illustre la dimension inclusive et intergénérationnelle de l’Examen d’État.

Elle a également salué les innovations organisationnelles introduites ces dernières années, notamment celles ayant permis d’accélérer la publication des résultats, renforçant ainsi la crédibilité du processus.

Un enjeu national

En déclarant ouverte la session préliminaire 2026, Raïssa Malu a souhaité pleine réussite aux candidats, les invitant à faire honneur au travail accompli.

Au-delà des chiffres et du protocole, ce lancement marque une étape stratégique pour la jeunesse congolaise. Car l’Examen d’État ne sanctionne pas seulement un cycle d’études : il incarne l’espoir d’ascension sociale, la promesse d’un avenir meilleur et la consolidation d’un capital humain indispensable au développement de la RDC.

En 2026, plus que jamais, l’éducation apparaît comme un chantier national en marche.

Tighana MASIALA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *