La coordination du Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) a été officiellement rétablie dans ses fonctions. Cette décision vise à assurer la continuité du processus d’indemnisation des victimes, cœur de la mission assignée à cet établissement public stratégique. La mesure, entérinée par l’arrêté ministériel n°004 du 12 décembre 2025, met fin à la suspension prononcée en août 2024. Sous l’impulsion du ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, le ministère a opté pour un retour à la légalité afin d’éviter toute paralysie des activités du FRIVAO.
Le ministre d’État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a officiellement réinstallé mercredi la coordination du Fonds spécial de répartition de l’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO). Cette décision met un terme à la suspension administrative décrétée en août 2024, dans le sillage du scandale financier lié à l’ancien directeur général Norbert Mutamba.
Lors d’une audience accordée aux responsables de l’établissement public, M. Ngefa a signifié le retour en fonction de Mgr François Mwarabu (coordonnateur), d’Arthur Poka Pinzi (coordonnateur adjoint) et de Mimy Mopunga Makendeni (secrétaire rapporteure). Cet acte s’appuie sur l’arrêté ministériel n°004 du 12 décembre 2025, dont l’exécution a été confiée au secrétariat général à la Justice.
«Le ministre nous a exhortés à travailler désormais dans la transparence, la légalité et la rigueur administrative », a déclaré Mgr François Mwarabu à l’issue de l’entretien. Il a salué une décision « de légalité et de confiance », indispensable pour redonner souffle à la mission centrale du FRIVAO : l’indemnisation des victimes des conflits dans l’Est du pays.
Restaurer la confiance par la bonne gouvernance
Par cette réhabilitation, le ministère de la Justice cherche à tourner la page des dysfonctionnements passés tout en garantissant la continuité du service public. Guillaume Ngefa a insisté sur l’impératif de « bonne gouvernance » et de « restauration de la confiance » pour assurer une gestion intègre des fonds, souvent substantiels, destinés aux réparations.
Cette relance du FRIVAO s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa, qui entendent renforcer les mécanismes de justice transitionnelle et d’assistance aux victimes. La coordination, désormais placée sous étroite surveillance, aura pour mandat immédiat de relancer les dossiers bloqués et d’apurer les procédures dans un cadre strict et contrôlé.
Le retour des responsables intervient dans un climat de vigilance accrue des partenaires techniques et des organisations de la société civile, attentifs à la gestion de ce fonds sensible. La balle est désormais dans le camp de la coordination rétablie pour démontrer, par des actes, que la page des dérives est définitivement tournée.
Hugo Tamusa

