À quelques semaines d’une échéance cruciale avec ses bailleurs de fonds, le gouvernement congolais a mis sur la table deux dossiers stratégiques. Ce vendredi 27 février 2026, le Vice-Premier Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a détaillé, devant une mission du FMI en séjour à Kinshasa, les avancées concrètes de l’accord avec les États-Unis, tout en se félicitant d’une hausse significative des recettes pétrolières.
La troisième revue du Programme soutenu par la Facilité Élargie de Crédit (FEC) se prépare activement. Ce vendredi, au cabinet du Ministère de l’Économie nationale, le patron de l’économie congolaise, Daniel Mukoko Samba, a reçu une équipe technique du Fonds Monétaire International (FMI) menée par Calixte Ahokpossi. Au cœur des échanges : la mise en œuvre fulgurante du partenariat stratégique avec les États-Unis et la performance remarquable de la fiscalité pétrolière sur l’exercice écoulé.
Le « Corridor de Lobito » comme locomotive
Premier signal fort adressé aux institutions de Bretton Woods : l’Accord de partenariat stratégique signé avec Washington le 4 décembre 2025 n’est pas resté lettre morte. Daniel Mukoko Samba a confirmé que l’organe central de pilotage, le Joint Steering Committee (JSC), est déjà opérationnel. « Composé de dix représentants, cinq pour chaque partie, il a tenu sa réunion de lancement, marquant ainsi le début effectif du processus », a-t-il expliqué.
Au-delà de la gouvernance, le fond a été abordé. Kinshasa a déjà soumis une liste de projets structurants destinés à transformer le tissu économique national. Si les secteurs miniers, industriels et logistiques sont concernés, un nom a particulièrement retenu l’attention : le projet du corridor de Lobito. Présenté comme un « levier essentiel » pour l’intégration régionale, ce mégaprojet d’infrastructure pourrait devenir le vaisseau amiral de cette nouvelle relation bilatérale.
Pétrole : l’État renfloue ses caisses et serre la vis
Sur le volet fiscal, le discours du Gouvernement était tout aussi offensif. L’année 2025 marque un tournant dans la gestion des hydrocarbures. Selon les données présentées par le VPM Mukoko Samba, le dernier trimestre a été particulièrement florissant, permettant d’enregistrer « un gain significatif » pour l’État sur l’ensemble de l’année par rapport à 2024.
Cette embellie n’est pas le fruit du hasard. Elle découle d’une stratégie assumée de rigueur et de transparence. « L’objectif est de se rapprocher de prix justes et transparents tout en réduisant la dépense fiscale », a martelé le VPM, affichant une volonté claire d’optimiser les revenus pétroliers.
Satisfecit du FMI
À l’issue des travaux, qui ont mobilisé les experts de la Banque Centrale, du Budget et des Finances, le ton était à la satisfaction. Le chef de mission du FMI, Calixte Ahokpossi, a tenu à féliciter personnellement le Vice-Premier Ministre pour « la gestion rigoureuse de la fiscalité pétrolière ».
Ce satisfecit tombe à point nommé alors que la RDC s’apprête à passer l’examen de la troisième revue de son programme. La collecte des données relatives aux « repères structurels » étant désormais bien avancée, Kinshasa semble avoir mis toutes les chances de son côté pour valider cette nouvelle étape et poursuivre le décaissement des fonds.
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