Le Ministre d’État en charge de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, conduit la délégation de la République Démocratique du Congo à la 11ᵉ session de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), qui se tient à Doha.
Mandaté par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Ministre d’État est accompagné d’experts de son cabinet ainsi que de représentants des principales instances nationales de lutte contre la corruption et la criminalité financière, telles que la CENAREF, l’APLC, l’OSCEP et l’ITIE.
À cette tribune internationale, la RDC, État partie à la Convention, a présenté un bilan des progrès accomplis et exposé ses perspectives d’action. La délégation a notamment mis en avant « la volonté maintes fois affirmée de combattre la corruption », illustrée récemment par les injonctions données aux autorités judiciaires civiles et militaires pour réprimer les fraudes minières ainsi que les spoliations foncières et immobilières.
La mission à Doha revêt une dimension bilatérale significative. Le lundi 15 décembre, le Ministre d’État Guillaume Ngefa a eu un entretien en tête-à-tête avec son homologue qatari. Cette rencontre a été consacrée à la mise en œuvre concrète de l’accord de coopération judiciaire récemment signé entre Kinshasa et Doha, ouvrant la voie à une collaboration renforcée dans les domaines juridique et judiciaire.
Une vision intégrée sous l’égide du Gouvernement Suminwa
La participation active aux sessions de la Conférence et le dense calendrier de rencontres bilatérales orchestré par le Ministre Ngefa s’inscrivent dans la ligne directe tracée par le gouvernement de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka. Cette démarche incarne la volonté d’inscrire la lutte anticorruption, priorité du Président Tshisekedi, dans un cadre d’action cohérent et internationalement reconnu.
« Il s’agit de donner un contexte réel et une assise globale à la vision du Chef de l’État. La corruption sape le développement, la confiance des citoyens et la stabilité. En nous engageant pleinement dans des processus comme celui de Doha, nous acquérons non seulement des outils, mais nous renforçons aussi la crédibilité de notre pays sur la scène internationale », a commenté un expert de la délégation.
Cette 11ᵉ Conférence intervient dans un contexte où les pressions de la communauté internationale sur les questions de gouvernance et de transparence ne cessent de croître, notamment de la part des partenaires financiers et des institutions de Bretton Woods. Pour la RDC, y présenter une feuille de route crédible est donc aussi un enjeu économique.
Les prochains mois seront déterminants pour concrétiser les engagements pris à Doha. Les observateurs nationaux et internationaux attendront de voir si les injonctions contre la fraude minière et foncière se traduiront par des enquêtes abouties, des procès équitables et des condamnations exemplaires. La capacité des institutions comme l’APLC et le CENAREF à travailler en synergie et en toute indépendance sera également scrutée.
En quittant Doha, la délégation congolaise emporte avec elle le défi de transformer les déclarations d’intention et les accords de coopération en résultats palpables pour les citoyens congolais, tout en améliorant l’image du pays comme un partenaire sérieux dans la lutte contre un fléau global. La route reste longue, mais les autorités entendent marquer par cette participation que la RDC est résolue à en parcourir une nouvelle étape.
Econews

