Le ton est donné, et il n’admet aucun faux-semblant. Ce jeudi, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris le chemin du terrain. Non pas pour une visite de courtoisie, mais pour un diagnostic en profondeur, sans filtre, sans protocole. Objectif : réarmer une administration minière qui, trop longtemps, a fonctionné au ralenti. La méthode : descendre au contact des agents, écouter les doléances, et imposer une nouvelle culture de la rigueur.
CTCPM : plongée au cœur du cerveau stratégique
Première escale : la Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière (CTCPM), le véritable tour de contrôle des politiques minières nationales. Ici, pas de discours ampoulé ni de réunion hors-sol. Louis Watum Kabamba a choisi l’immersion totale.
Bureau par bureau, service après service, il a tout passé au crible. Échanges directs avec la délégation syndicale, discussions franches avec les cadres, observation des conditions de travail – rien n’échappe à son regard. Le message est clair : pour réformer, il faut comprendre. Et pour comprendre, il faut écouter, même quand ça dérange.
Dans une atmosphère de franchise retrouvée, les préoccupations ont fusé : outils techniques obsolètes, lourdeurs administratives, conditions de travail dégradées. Le Ministre a écouté. Puis il a répondu, sans détour : « Rigueur, discipline et résultats. Plus rien ne sera comme avant. »
Il a rappelé ses huit principes directeurs, socle d’une administration moderne, et martelé quatre valeurs cardinales : patriotisme, pragmatisme, intégrité et méritocratie. Ceux qui ne s’y reconnaîtront pas n’ont qu’à faire leurs valises, rappelle-t-il.

CAMI : l’heure de vérité a sonné
Deuxième étape, tout aussi stratégique : le Cadastre Minier (CAMI), gardien de la transparence dans l’octroi des titres miniers. Même méthode, même exigence.
Le Ministre a multiplié les échanges directs, écouté les doléances, poussé les discussions sans jamais esquiver. La délégation syndicale a exposé ses griefs. Les agents ont témoigné. Et l’autorité de tutelle a répondu avec une fermeté inédite : « Des solutions, vous en aurez. Mais la responsabilité et la redevabilité seront désormais non négociables. »
Moment fort de cette séquence : la signature du livre d’or du CAMI – un acte hautement symbolique qui scelle l’engagement du Ministre dans la transformation radicale du secteur. Puis, coup de théâtre : la découverte du nouveau bâtiment moderne du CAMI, situé sur le boulevard du 30 Juin, dont l’entrée en service est imminente. Une infrastructure stratégique qui va doper les capacités opérationnelles de l’institution. Le signal est clair : modernisation rime avec moyens concrets.
Un même discours martelé
D’une structure à l’autre, le message reste constant, presque martelé : instaurer un climat de travail sain, restaurer l’efficacité administrative, aligner tout le secteur sur une vision unique. Celle du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, portée sous la coordination de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka.
Louis Watum Kabamba ne fait pas dans la dentelle. Il sait que l’administration minière congolaise a longtemps été perçue comme un repaire de lenteurs et de compromissions. Il veut en finir avec cette image.
Plus qu’une simple visite, cette descente est une déclaration de guerre à l’immobilisme. Le Ministre Louis Watum impose un nouveau style : une gouvernance active, ancrée dans le réel, tournée vers les résultats.
Briser les cloisonnements administratifs, rapprocher le pouvoir décisionnel des réalités opérationnelles, faire de chaque agent un acteur de la performance – voilà le chantier.
Le secteur minier congolais est prévenu : l’heure de la rigueur et de la transformation a sonné. Ceux qui croyaient pouvoir continuer à naviguer à vue se trompent lourdement. Louis Watum Kabamba a pris les rênes, et il ne les lâchera pas.
ECONEWS

