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Ngefa impose sa marque : purge à la Cour d’appel du Tanganyika

Un vent d’assainissement souffle sur l’appareil judiciaire congolais. À travers la condamnation de trois hauts magistrats et d’un opérateur économique pour corruption, dans une affaire sensible jugée à Kalemie, la justice congolaise vient de franchir un cap inédit. Sous l’impulsion du Ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, cette décision retentissante consacre la fin de l’impunité au sommet et imprime une nouvelle dynamique à la lutte contre la corruption, pilier central de l’État de droit voulu par le Chef de l’État.

Un séisme judiciaire vient de frapper le système judiciaire congolais. Dans une décision qualifiée d’«historique » par le Ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, trois hauts magistrats et un riche commerçant ont été lourdement condamnés pour corruption et tentative de viol. Ce verdict, rendu le 26 janvier par la Cour d’appel du Haut-Katanga siégeant à Kalemie, capitale du Tanganyika, marque un tournant sans précédent dans la lutte contre l’impunité au sein même de l’appareil judiciaire.

Un « pas décisif » contre l’impunité des robins

L’affaire, qui avait défrayé la chronique à Kalemie, impliquait des magistrats accusés d’avoir tenté d’étouffer, contre de l’argent, une affaire de tentative de viol. Pour garantir l’impartialité du procès, l’audience avait été délocalisée à la Cour d’appel du Haut-Katanga. Le verdict est tombé avec une fermeté rare : des peines d’emprisonnement ferme et de lourdes amendes ont été prononcées à l’encontre des prévenus, reconnus coupables de corruption passive et active.

Sur son compte X, le Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, s’est immédiatement félicité de cette décision, y voyant la concrétisation de la politique de « tolérance zéro » du Président de la République. « Ces peines fermes constituent un signal fort : l’impunité n’a plus sa place dans notre système judiciaire », a-t-il écrit, ajoutant : « Personne n’est au-dessus de la loi. »

Le ministre a profité de cette annonce pour marteler sa ligne de conduite. « La lutte contre la corruption n’est pas un slogan : c’est un engagement concret, que nous traduisons chaque jour en actes », a-t-il déclaré, réaffirmant sa détermination à poursuivre « ce travail de vérité, d’assainissement et de restauration de la confiance. »

Ce langage direct et ces actions répressives contre des membres éminents de la magistrature sont perçus comme la marque de fabrique de Guillaume Ngefa depuis sa prise de fonction. Il y a quelques jours à peine, il faisait adopter une réforme majeure du code judiciaire militaire. Aujourd’hui, il frappe au cœur du pouvoir judiciaire civil, envoyant un message clair : la saison de la complaisance envers les « corrompus et corrupteurs » en robe est révolue.

Un test pour la crédibilité de la réforme judiciaire

Pour les observateurs, cette affaire est un test crucial. Condamner des magistrats en exercice pour des faits de corruption grave démontre une volonté politique de nettoyer les écuries d’Augias. « C’est une purge nécessaire et un précédent capital, analyse une avocate et activiste anti-corruption. Le message est que le statut ne protège plus. Cela peut restaurer un peu de la confiance perdue des justiciables, à condition que cela ne reste pas un cas isolé mais devienne une nouvelle norme. »

Cependant, certains s’interrogent sur les délais et les conditions de ces procès, appelant à une systématisation et à une transparence accrue des enquêtes disciplinaires au sein de la magistrature.

La justice, « rempart solide » contre les dérives

Dans sa déclaration, le Ministre d’Etat Ngefa a conclu sur une vision ambitieuse : « La justice doit demeurer un rempart solide contre les dérives, un espace d’équité et de transparence pour tous les citoyens. » Le verdict de Kalemie est présenté comme la première pierre de cet édifice à reconstruire.

En frappant fort et haut dans sa propre maison, le Ministère de la Justice tente de prouver que la lutte contre la corruption n’est pas un vain mot. L’impact de cette décision sur les pratiques au sein des tribunaux et sur la perception publique de l’institution sera scruté dans les mois à venir, faisant de cette affaire un véritable coup d’envoi pour une réforme en profondeur promise depuis des années.

Econews

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