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Quand l’Amérique de Donald Trump sauve le Congo de Félix Tshisekedi

En acceptant le deal minerais contre la sécurité proposé par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, le président américain Donald Trump vient de sauver la RDC de la balkanisation et de la mise en esclavage du peuple congolais par les globalistes mondialistes, les rwandais et les ougandais.   Donald Trump est du bon côté de l’histoire. Décryptage.

«On nous a dit que cette guerre entre le Rwanda et la RDC était insoluble. Cela ne pourra jamais arriver, cela n’arrivera jamais, j’ai envoyé monsieur Boulos, votre envoyé, une semaine plus tard, je regarde mon emploi du temps la signature d’une déclaration de paix entre la RDC et le Rwanda. Nous l’avons signé au département la semaine dernière. » Tels sont les propos du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio lors 100 jours de Donald Trump à la Maison Blanche le 20 mars 2025. Ces propos démontrent que dans les agendas de la communauté internationale dominée par les globalistes mondialistes, le sort du Congo était déjà scellé. Cet Etat Indépendant crée en 1885 à la Conférence de Berlin par 14 puissances devrait disparaitre pour donner naissance à plusieurs nouveaux Etats.

Pour réaliser ce projet de la balkanisation du Congo, les globalistes mondialistes avec le soutien de l’Administration Bill Clinton ont imposé au peuple congolais une guerre d’usure de 30 ans. Bilan : plus 10 millions de morts un holocauste, 7 millions de déplacés internes et plus 500 mille femmes violées (Holocauste au Congo, Charles Onana, 2020).

Face à cette tragédie congolaise, la communauté internationale est restée, silencieuse. Dans plusieurs médias étrangers chinois, russes, européens, américains et africains, les informations sur la guerre d’agression et d’occupation de la RDC sont reléguées dans les faits divers. En plus, plusieurs rapports des experts de Nations Unies sur la tragédie congolaise sont mis dans les tiroirs de l’Onu et classés sans suite. Aucune sanction n’est prise contre le Rwanda et l’Ouganda qui occupent le territoire congolais, tuent les congolais et pillent les richesses congolaises avec la complicité des globalistes.

Cette situation s’explique par le fait que les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu (Usa, France, Grande Bretagne, Russie et Chine) trouvent leurs comptes dans les pillages de richesses du Congo qui profitent à leurs multinationales, leurs industries hi-tec et leurs économies nationales.

Pour preuve, la recommandation des experts de l’Onu rapport (S/2023/431) sur les chaines d’approvisionnement de minerais 3T sans se soucier des millions de morts congolaises : « Encourage le gouvernement congolais à travailler avec les parties prenantes concernées afin de rétablir sans délai l’intégrité de la chaine d’approvisionnement en étain, tantale et tungstène, notamment à Rubaya, dans la province du Nord-Kivu ».

D’ailleurs, le rapport final présageait la chronique d’une mort annoncée de la République Démocratique du Congo : « Les conditions de sécurité et la situation humanitaire dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont continué à se dégrader considérablement malgré le déploiement de plusieurs acteurs armés – Forces armées de la démocratique du Congo (FARDC). Casques bleus de la Monusco, Force régionale de la communauté d’Afrique de l’Est, Forces de défense populaires de l’Ouganda et sociétés militaires privées – et l’Etat de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri, qui dure depuis maintenant deux ans. ».

Ce statu quo émanant des Experts des Nations Unies s’inscrit dans la vision des globalistes mondialistes qui soutiennent que la seule alternative reste la balkanisation de la Rdc comme c’était le cas du Soudan scindé en deux Etats : Soudan et Sud Soudan avec la bénédiction de l’Administration Obama après une guerre de 30 ans.

C’est à ce niveau que les propos de Secrétaire d’Etat américain Marco Rubio ont tout leur sens quand il a déclaré devant le président D. Trump que : «On nous a dit que la guerre entre la RDC et le Rwanda était insoluble».

Voilà, contre toute attente, contre la volonté des globalistes mondialistes, le président américain Donald Trump a décidé de régler la crise Congolaise en prenant le dossier en mains. Et, la meilleure façon de mettre fin à cette guerre d’occupation et d’exploitation est d’accepter le deal minerais contre sécurité proposé par le Congo de Félix Tshisekedi. A ce niveau, les volontés de deux Chefs d’Etat se croisent. D’un côté, le président Trump a besoin de minerais stratégiques et critiques congolaises pour sécuriser la chaine d’approvisionnent pour ses industries face à la Chine qui contrôle 80 % des minerais congolais et raffiner en Asie précisément en Chine. De l’autre côté, la détermination du président Félix Tshisekedi de  mettre fin à la guerre de pillage de richesses congolaises et à l’holocauste des congolais en sécurisant sécurisation les territoires de la République démocratique du Congo. A cet égard, la résolution du Conseil de sécurité 2773(2025) a été adoptée à l’unanimité demandant à la Force de défense rwandaise de cesser de soutenir M23 et de se retirer immédiatement du territoire de la RDC sans conditions préalables est éloquent. Et le seul pays membre permanant du Conseil de sécurité qui a sanctionné reste les Usa. Le Département de Trésor a sanctionné le ministre général James Kabarebe bras droit du Président Paul Kagame et le porte- parole des rebelles AFC/M23. Un signal fort qui montre la détermination de l’Administration D. Trump d’en finir avec les aventures de Tintin au Congo.

En plus, la volonté des Etats-Unis d’Amérique se manifestent dans la Déclaration de principes entre le Rwanda et la RDC proposé par l’Administration Trump à Washington le 25 avril 2025 en présence des ministres des affaires étrangères de pays et de secrétaire d’Etat américain. Quand on lit attentivement, l’intégrité territoriale et la souveraineté sont des termes qui sont au centre de cette déclaration. Déjà le Rwanda et la RDC ont déjà envoyé leurs projets au département d’Etat pour les négociations prochaines mettant fin à la guerre d’occupation des territoires congolais durant 30 ans.

HISTOIRE AMERICANO-CONGOLAISE

Pourquoi soudain, l’Administration Trump tient à tout prix à mettre fin à la guerre d’usure et d’occupation du Rwanda et de l’Ouganda soutenu par les globalistes mondialistes et certaines puissances ?

Un rappel de l’histoire s’impose. Depuis la conférence de Berlin de 1884-1885 sur le partage de l’Afrique, les Etats-Unis d’Amérique sont toujours du côté de l’Etat congolais. Ce sont les Etats-Unis d’Amérique qui furent la première grande puissance à reconnaitre « un gouvernement ami » en avril 1884 avant la création de l’Etat Indépendant du Congo en 1885. (Jean Stengers, Congo, Mythes et réalités, 1989). Après la création de l’Etat Indépendant du Congo par Léopold II, le roi belge va la liberté de commerce dans le bassin fleuve Congo décidé à la Conférence de Berlin en instituant le monopole commercial. Conséquence : plus de 10 millions de morts,  un holocauste oublié suite l’exploitation du caoutchouc demandé par le marché mondial les roues des véhicules. Il a fallu une campagne internationale menée par le journaliste anglais Edmond Morel en grande Bretagne, des pasteurs noirs américains  et des intellectuels américains contre les abus des agents de Léopold II sur les populations congolaises pour le Président Theodore Roosevelt rompt les relations entre l’Etat Indépendant du Congo perde son prestige aux des américains. Car Léopold II avait un grand lobbyng aux Usa et la presse américaine était à son solde comme c’est le cas du Rwanda de Paul Kagame aujourd’hui.

Lors de la sécession katangaise, les Etats-Unis sont intervenus par l’entremise des forces des Nations pour mettre fin à cette aventure soutenus par les grandes multinationales anglo-saxonnes qui contrôlaient la riche province minière du Katanga. Bien entendu après l’assassinat de Patrice Lumumba par la CIA et les services secrets belges durant la première froide opposant l’Union Soviétique et les Etats-Unis.

Après la guerre d’agression et d’occupation par le Rwanda et l’Ouganda soutenue par l’Administration Clinton menée contre la RDC en 1994, après que l’administration Georges W. Bush eut prises fonctions, en janvier 2001, que les Etats-Unis se montrèrent sévères envers les chefs rwandais et ougandais. Le secrétaire d’Etat Colin Powell somma, en 2001, le président rwandais Kagamé de retirer ses troupes du Congo et il obéit. (Herman J. Cohen, mémoires d’un Diplomate, 2016).

La même scénario s’est produit lors de l’occupation de la Ville de Goma par  les rebelles du Mouvement de M23 sous prétexte que le Gouvernement de Kinshasa n’avait pas respecté l’accord signé avec la rébellion de CNDP le 23 mars 209 et exigent l’application dudit  accord.

Pour mettre fin à cette occupation de la ville de Goma et le retrait de troupes rwandaises, il a fallu un appel téléphonique, le mardi 18 décembre 2012 du président américain, Barack Obama à Paul Kagame de retirer ses troupes de territoires congolais et de cesser « tout soutien au groupe rebelle M23 » qui est « incompatible avec le désir de stabilité et de paix », selon un communiqué de la Maison Blanche.

Par rapport aux administrations américaines précédentes, c’est la toute première fois depuis trente ans de guerre d’occupation et de pillages que l’Administration Trump impose des sanctions financières au Rwanda à travers le ministre Général stratège de Kagame James Kabarebe et le porte-parole de rebelles M23/AFC. Tout un message à l’égard des soutiens de Paul Kagame et Museveni.

QUI DE LA RESPONSABILITE DES ELITES CONGOLAISES

Si Trump a sauvé le Congo de la balkanisation et le peuple congolais de l’esclavage des rwandais, des ougandais et des globalistes, les élites congolaises doivent prendre leur responsabilité en main au lieu de tout attendre des américains. En d’autres termes, quel est le projet des congolais face à celui des américains ? De toute façon, le président Trump est clair : c’est d’abord les intérêts américains.

Il ne vient investir au Congo pour les beaux yeux des congolais. Les investissements américains dans les mines au Congo s’inscrivent dans la compétition entre grandes puissances pour le contrôle des minerais stratégiques et critiques. A cet égard, il faut savoir que 80 % des sociétés minières au Congo sont sous contrôle de la Chine. Chose grave, plus de 80 % des minerais exploités exportés sont raffinés en Chine. Voilà pourquoi les Etats-Unis se sont engagés à signer ce deal minerais pour les Usa contre la sécurité pour la RDC.

C’est une grande opportunité pour les élites congolaises de proposer aux américains le transfert de technologie, la coopération universitaire, les centres de recherches congolais comme ils l’ont fait avec les japonais, les chinois etc.. Ceci pour participer à l’industrialisation du Congo et de l’Afrique.

Cependant, il faut relever ici nous sommes en face d’une confrontation entre le deal chinois minerais contre infrastructures signé avec le Président Joseph Kabila et le deal minerais contre la sécurité à signer entre le président Tshisekedi avec les USA. Dans son analyse coûts-avantages du projet d’accord congolais-américain sur la sécurité des minerais (24 avril 2025), le journaliste américain Andrew Korybko souligne que les entreprises chinoises contrôlent déjà la plupart des gisements minéraux de la RDC; leur remplacement par des gisements américains constituerait donc un coup stratégique.

La RDC, sous sa direction actuelle, souhaite restaurer l’autorité de l’État sur sa périphérie orientale, riche en ressources, occupée par le M23, au lieu d’accorder à cette région une large autonomie, comparable à celle de la Bosnie, ou de la céder au Rwanda.

C’est ici qu’une diplomatie magistrale doit entrer en jeu, faute de quoi le Rwanda pourrait procéder à un nouveau changement de régime en RDC, comme il l’a fait au Zaïre, en installant un dirigeant, peut-être l’ancien président Joseph Kabila, malgré le retour de son père contre ses alliés rwandais, qui accorderait ces concessions. Dans ce scénario, les États-Unis pourraient non seulement perdre cette opportunité minière cruciale, mais la Chine pourrait également renforcer son influence et ainsi contrer en partie la pression exercée par Trump.

Dans un article paru dans le magazine Foreing Affairs (3 mars 2025), la journaliste britannique Michela Wrong se pose la question : Jusqu’où ira le Rwanda au Congo ? En raison de l’inaction occidentale, Kigali découpe son voisin et rallume une guerre régionale. Elle écrit : en observant les événements des dernières semaines, les analystes et les diplomates se sont demandés si Kagame ne cherchait qu’à balkaniser le Congo, pour mieux poursuivre son programme économique et politique, ou s’il cherchait en réalité à redessiner les frontières de l’époque coloniale de son géant voisin, en établissant un protectorat de facto dont les dirigeants prendraient leurs ordres depuis Kigali, la capitale du Rwanda. Une possibilité encore plus dramatique se profile : si l’histoire se répète, Kagame pourrait planifier un changement de régime dans la capitale congolaise, Kinshasa, à quelque 1.500 kilomètres à l’ouest.

Voilà quand on parle de coup d’Etat ou de l’assassinat de Felix Tshisekedi ce n’est pas une fiction. Il faut que les congolais prennent conscience pour protéger leurs élites. Patrice Lumumba a été assassiné le 17 janvier 1961, le président Laurent Désiré Kabila a été assassiné le 16 janvier 2001 parce qu’ils avaient refusé de trahir les intérêts du peuple congolais. Aide-toi, le ciel t’aidera !

Freddy Mulumba Kabuayi
Politologue