À l’occasion de la 9e Conférence internationale sur le développement de l’Afrique (TICAD) à Yokohama, la Première Ministre Judith Suminwa a mené la charge pour promouvoir les immenses potentialités économiques de la RDC. Le point d’orgue de sa mission : la signature d’un protocole d’accord ambitieux entre le Service Géologique National et la firme japonaise Solafune, visant à intégrer l’intelligence artificielle et les données satellitaires pour une gestion moderne et transparente des ressources minières. Une preuve forte que le pays mise sur l’innovation pour transformer son économie.
La ville de Yokohama (Japon) a accueilli, du 20 au 22 août 2025), la 9ème édition de TICAD. Organisée à l’initiative du gouvernement japonais, en partenariat avec les Nations Unies, le PNUD, la Commission de l’Union africaine et la Banque mondiale, cette conférence a réuni des chefs d’État et de Gouvernements, des représentants d’organisations internationales et régionales, ainsi que des acteurs économiques et de la société civile.
Le thème de cette édition, « Créer des solutions innovantes avec l’Afrique », illustre leur volonté commune d’accélérer les échanges technologiques, économiques et politiques dans un contexte de transitions énergétique, numérique et environnementale.
Visite du stand de la RDC par Mme Judith Suminwa Tuluka
Dans le cadre de sa participation à TICAD-9, Mme la Première Ministre, qui représentait le Chef de l’Etat à ces hautes assises, a eu à effectuer avec quelques membres de Gouvernement ainsi que d’autres hautes personnalités, une visite au stand de la RDC où elle a été chaleureusement accueillie par une délégation congolaise, composée notamment de Mme Rachel Pungu Luamba, Directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), de M. Raoul Wazenga Vitima, Directeur général du Service géologique national du Congo (SGNC), de M. Jacques Muyumba Ndubula, Directeur général adjoint du Cadastre minier (CAMI), et d’un expert du Centre d’expertise dévaluation et de certification (CEEC).
Ce fut l’occasion de présenter les opportunités d’affaires liées aux secteurs prioritaires et d’échanger avec des autorités qui accompagnaient la Première Ministre. Mme Rachel Pungu Luamba a souligné l’importance de la présence de la RDC à TICAD-9 comme cadre privilégié pour promouvoir les investissements et les partenariats avec le Japon, en mettant en avant les services et les missions de l’ANAPI, ainsi que les opportunités d’affaires offertes par la RDC dans les secteurs d’activités clés: Mines, Infrastructures, Agriculture, Énergie, Ressources hydrauliques et Formation professionnelle. De même que l’ANAPI, les responsables de différents services publics ont successivement présenté l’économie de leurs messages.
Visiblement satisfaite, Mme la Première ministre a salué l’engagement du Gouvernement à créer un environnement propice au partenariat public-privé et à promouvoir les potentialités multiples de la RDC qui en fait un pays solution.
Clin d’œil dans le secteur minier
Un autre moment clé a été la signature d’un protocole d’accord entre le Service Géologique National du Congo (SGNC) et l’entreprise japonaise Solafune, spécialisée dans l’exploitation de données satellitaires et l’intelligence artificielle. La cérémonie, haute en couleur, s’est déroulée en présence de Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines, Lukumwa Nsenda, Ambassadeur de la RDC au Japon, ainsi que d’autres personnalités clés, parmi lesquelles Mme Kelly, Présidente de la Task Force, le Secrétaire général au Plan, la Directrice de cabinet adjointe du Ministre du Plan, La Directrice générale de l’ANAPI, Le Coordonnateur de la CTCPM, Le Directeur général adjoint de l’AZES, le Directeur général adjoint du CAMI. Cette signature s’inscrit dans une dynamique de transformation numérique du secteur extractif congolais, portée par l’État et ses partenaires.
Les termes du MoU prévoient trois axes principaux, à savoir : intégrer l’intelligence artificielle pour améliorer l’interprétation des données géospatiales issues de l’observation satellitaire ; renforcer les capacités techniques des cadres congolais dans l’analyse des données et des outils numériques avancés ; accroître la connaissance du sous-sol congolais afin de soutenir une gestion des ressources naturelles plus efficace, équitable et transparente.
Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de transformation numérique du secteur extractif congolais et illustre l’engagement du Gouvernement à mobiliser les technologies de pointe pour une gouvernance minière performante, conforme à la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Avec Celcom/ANAPI