Un service après-vente. Ursula von der Leyen a défendu l’accord tarifaire entre l’UE et les États-Unis qui, selon elle, a permis d’éviter l’escalade entre les alliés des deux côtés de l’Atlantique.
La présidente de la Commission européenne a signé une tribune, publié, entre autres, par le média italien IlSole24ore et le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, dans laquelle elle apporte indirectement une réponse à la critique formulée vendredi par Mario Draghi. L’ex-président de la Banque centrale européenne a parlé lors d’une table ronde à Rimini d’une Europe «résignée» face aux droits de douane imposés par Washington.
«Beaucoup a été écrit sur cet accord, des considérations qui méritent une réponse directe», a écrit von der Leyen. «Imaginez un instant que les deux plus grandes économies du monde démocratique n’aient pas réussi à se mettre d’accord et qu’elles aient déclenché une guerre commerciale. Cela n’aurait été célébré qu’à Moscou et à Pékin », a-t-elle estimé.
En ce qui concerne le plafond de 15 % pour les droits de douane perçus par les États-Unis sur une série de marchandises originaires de l’UE – des voitures aux produits pharmaceutiques, des semi-conducteurs au bois – la cheffe de l’exécutif de l’UE a parlé d’un «bon accord, même s’il n’est pas parfait», tout en rappelant que les droits de douane sont des « taxes qui pèsent sur les consommateurs et les entreprises» qui «augmentent les coûts, réduisent le choix et nuisent à la compétitivité des économies».
L’accord avec l’administration Trump octroie également d’autres garanties commerciales à l’Europe, a poursuivi von der Leyen, qui a toutefois assuré que l’UE cherchait à diversifier ses marchés d’exportation.
«Nous avons récemment conclu des accords commerciaux avec le Mexique et le Mercosur et approfondi les relations avec la Suisse et le Royaume-Uni. Nous avons également conclu nos pourparlers avec l’Indonésie et espérons parvenir à un accord avec l’Inde d’ici la fin de l’année», a écrit la présidente de la Commission.
Dans sa conclusion, elle a appelé à une Europe «forte et indépendante», l’exhortant les Vingt-Sept à «parachever le marché unique » et à renforcer la compétitivité.
Avec Euronews

