Eco1 1 scaled

Économie nationale : le VPM Mukoko Samba s’attaque aux défis des prix et de la compétitivité

Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a dirigé la réunion trimestrielle cruciale du Comité de Suivi des Prix des Produits de Première Nécessité (CSPPPN). Au cœur des discussions figuraient des enjeux majeurs : l’impact de la TVA dans la Loi des finances 2026, l’application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), et la compétitivité des industries locales face aux importations. Le VPM Mukoko Samba s’est voulu rassurant sur les avancées concernant la TVA sur les produits essentiels et l’application du SMIG. De plus, pour stimuler l’économie locale, le CSPPPN, qui réunit opérateurs économiques (FEC), consommateurs, et institutions, a décidé de créer une taskforce dédiée à l’élaboration de mesures efficaces pour renforcer la compétitivité des entreprises agroindustrielles congolaises. Bien avant cette réunion, le ministère de l’Economie nationale a procédé lundi, par la commune de Limete, au lancement officiel de la campagne de pré-enregistrement des acteurs informels.

Dans un contexte de préoccupations persistantes sur le pouvoir d’achat des ménages, le Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a convoqué et présidé ce mardi la réunion trimestrielle du Comité de Suivi des Prix des Produits de Première Nécessité (CSPPPN). Les discussions, tenues dans son cabinet de travail, ont porté sur des dossiers brûlants : l’impact de la future loi de finances, le salaire minimum et la survie des industries face aux importations.

L’ordre du jour de cette concertation multipartite a directement adressé les inquiétudes des Congolais. Trois sujets majeurs étaient à l’étude : l’application de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) dans la future loi des finances pour 2026 et son implication sur le prix des denrées essentielles ; les modalités pratiques de paiement du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), un enjeu social et économique critique ; la faible compétitivité des produits manufacturés congolais confrontés à l’afflux de marchandises en provenance des pays voisins.

À l’issue des échanges, le Vice-Premier Ministre s’est voulu rassurant. Concernant la TVA, des avancées sont en cours pour préserver l’accessibilité des produits de première nécessité, indiquant qu’une réflexion fine est menée pour équilibrer les impératifs budgétaires et la protection du consommateur. Sur le front du SMIG, Daniel Mukoko Samba a également apporté des garanties quant aux efforts déployés pour une application effective, répondant ainsi aux attentes des travailleurs et des syndicats.

Une décision forte : la création d’une taskforce pour l’agroindustrie

Face au défi de la compétitivité, le Comité est passé de la réflexion à l’action. Il a été convenu de mettre sur pied une taskforce dédiée. Sa mission : élaborer dans les meilleurs délais un train de mesures concrètes et efficaces pour renforcer la résilience et la compétitivité des entreprises agroindustrielles locales. Cette initiative vise à réduire la dépendance aux importations et à valoriser la production nationale, créant ainsi des emplois et consolidant la souveraineté économique.

Une instance représentative de l’écosystème économique

L’importance stratégique de ce Comité se lit dans sa composition, réunissant l’ensemble des parties prenantes : les opérateurs économiques de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), les associations de consommateurs, ainsi que des représentants de la Présidence, de la Primature et des ministères techniques. Des institutions clés comme la FENAPEC, le FOREC, le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et l’ANEP y siègent également, garantissant une approche holistique des problèmes.

Cette réunion démontre la volonté des autorités de maintenir un dialogue permanent avec le secteur privé et la société civile pour trouver des solutions concertées aux défis économiques. Les annonces faites laissent entrevoir une volonté d’agir sur les leviers fiscaux, sociaux et productifs pour stabiliser le marché intérieur et soutenir le tissu économique national.

Eco2 1 scaled

Pré-enregistrement des acteurs informels

Bien avant la réunion mardi Comité national des prix, le ministère de l’Economie nationale avait procédé, la veille, soit le lundi 8 décembre 2025, au coup d’envoi officiel de la campagne de pré-enregistrement des acteurs de l’économie informelle, une étape clé du Programme national de formalisation de masse. Sous l’impulsion du VPM Daniel Mukoko Samba, cette initiative vise à identifier, accompagner et intégrer progressivement les opérateurs informels dans le circuit formel de l’économie.

La commune de Limete a été choisie pour marquer le lancement national de cette opération. Un dispositif conséquent a été déployé sur le terrain : 78 enquêteurs (répartis en six groupes de 13), tous formés et équipés de badges et gilets officiels, sillonnent désormais la zone.

Munis d’une application numérique dédiée, ces agents collectent les informations nécessaires qui ouvriront la voie à de multiples bénéfices pour les bénéficiaires, parmi lesquels : Couverture santé universelle (CSU) et protection sociale ; accès à la formation professionnelle ; mesures incitatives facilitant l’accès au crédit.

Dès les premières heures, plusieurs opérateurs ont manifesté leur enthousiasme et ont été enregistrés. Des témoignages positifs affluent, comme celui d’une commerçante formalisée qui encourage ses pairs : « J’ai trouvé normal que moi, qui travaillais dans l’informel, je sois désormais formalisée. J’encourage les autres opérateurs informels à faire de même, car cela nous avantage tous ».

Le responsable adjoint du service de l’Économie de Limete a vivement encouragé la population à réserver un accueil favorable aux équipes, insistant sur le caractère bénéfique et sans danger de la démarche.

Le Ministère de l’Economie nationale a invité, par conséquent, tous les acteurs de l’économie informelle à se munir de leur pièce d’identité et à se présenter aux enquêteurs. Le processus aboutira à la prise d’une photo de profil, essentielle pour l’obtention de l’attestation délivrée par le Guichet unique de création d’entreprise (GUCE).

Cette campagne ambitieuse est saluée comme une étape déterminante pour la sécurisation des activités économiques et le renforcement structurel de l’économie nationale.

Econews