C’est droit dans les bottes que le Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a réglé ses comptes au mouvement de résistance qui s’est créé autour du chef de l’Etat honoraire, Joseph Kabila. Intervenant sur les antennes de Bosolo TV, il a démontré que « Sauvons la RDC » – nom originel de ce mouvement – n’existe pas. Il s’agirait en réalité, soutient-il, d’une association appelée «Sauvons le Rwanda en RDC», composée de Congolais recrutés par Kigali pour défendre les intérêts du Rwanda en RDC. A cet effet, le Ministre Patrick Muyaya accuse les membres de cette association de semer la mort et d’organiser le pillage des richesses naturelles du pays avec l’appui de Kigali. Par cette déclaration fracassante, le Porte-parole du Gouvernement a voulu mettre les choses au clair, affirmant que le Gouvernement ne sera pas dupe de ces manœuvres, dont le bras armé se trouve être Joseph Kabila, avec comme parrain le Rwandais Paul Kagame.
Le ton monte d’un cran dans l’arène politique congolaise. Le Ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a lancé une attaque frontale et sans précédent contre le mouvement regroupant des partisans de l’ancien président Joseph Kabila. Lors d’une interview sur Bosolo TV, il a vivement dénoncé ce qu’il présente comme une manœuvre de déstabilisation pilotée depuis l’étranger.
Selon le Ministre Muyaya, le mouvement se présentant sous le nom de « Sauvons la RDC » n’existerait pas en tant que tel. Il s’agirait en réalité, affirme-t-il, d’une association dénommée « Sauvons le Rwanda en RDC ». « Cette association est composée de Congolais recrutés par Kigali pour défendre les intérêts du Rwanda en RDC», a-t-il déclaré, jetant une accusation d’une extrême gravité dans le contexte de tensions régionales persistantes.
Des accusations d’une rare sévérité
Le Porte-parole du Gouvernement n’a pas mâché ses mots pour décrire les activités qu’il impute aux membres de cette association. Il les accuse carrément de «semer la mort et d’organiser le pillage des richesses naturelles du pays avec l’appui de Kigali ». Ces allégations font directement écho au discours officiel tenu par Kinshasa, qui impute la responsabilité de l’instabilité dans l’Est du pays, notamment l’activisme du M23, au Rwanda voisin.
Patrick Muyaya a voulu, par cette sortie médiatique, mettre les choses au clair et envoyer un message ferme. Il a assuré que le Gouvernement de la République «ne sera pas dupe de ces manœuvres». Patrick Muyaya a ensuite désigné les acteurs qu’il estime être derrière cette association : son «bras armé» ne serait autre que l’ancien président Joseph Kabila lui-même, agissant avec comme «parrain » le président rwandais Paul Kagame.
Une escalade verbale dans un climat politique tendu
Cette déclaration représente une escalade significative dans la rhétorique du pouvoir actuel dirigé par Félix Tshisekedi à l’encontre de son prédécesseur et de ses alliés. En qualifiant Joseph Kabila de « bras armé » d’un mouvement supposé servir les intérêts rwandais, le Gouvernement franchit une ligne symbolique forte, associant directement l’ancien chef de l’État à des activités considérées comme une trahison nationale.
À ce stade, aucune réaction des personnes ou entités mises en cause n’a été officiellement enregistrée.
A tout prendre, cette offensive verbale du Porte-parole du Gouvernement promet de raviver les tensions politiques internes et d’ajouter une couche supplémentaire de complexité aux relations déjà exécrables entre la RDC et le Rwanda. Elle semble marquer une nouvelle phase de confrontation où les opposants politiques sont désormais publiquement accusés de collusion avec l’ennemi extérieur désigné, le Rwanda, alors que l’Angola s’active pour réuni autour d’un Dialogue intercongolais tous les protagonistes à la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Econews

