À l’occasion de la cérémonie d’échanges de vœux 2026 organisée par la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) au Fleuve Congo Hôtel, le Président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté de bâtir une prospérité partagée entre l’État et le secteur privé. Devant le patronat congolais conduit par Robert Malumba Kalombo, le Chef de l’État a plaidé pour un pacte clair fondé sur l’amélioration du climat des affaires, la digitalisation des procédures et la promotion du contenu local, afin de faire de la RDC un « pays-solutions» porté par des partenariats équilibrés et créateurs d’emplois durables.
Dans une atmosphère qualifiée de «grandes retrouvailles », le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a répondu présent à l’invitation de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) ce samedi au Fleuve Congo Hôtel de Kinshasa. À l’occasion de la cérémonie d’échange des vœux pour l’année 2026, le Chef de l’État et le patronat congolais ont affiché leur détermination commune à écrire une nouvelle page de la collaboration public-privé, autour d’une vision claire : la prospérité partagée.
Devant un parterre d’opérateurs économiques, le Président de la FEC, Robert Malumba Kalombo, a planté le décor en plaçant la réflexion sous le thème : «climat des affaires, pilier d’une économie compétitive formelle et inclusive ». Il a formulé les attentes pressantes du secteur privé, plaidant avec insistance pour la création « rapide, centralisée et pleinement opérationnelle d’un guichet unique national». Cet outil viserait à centraliser le paiement de l’ensemble des obligations fiscales, douanières et non fiscales.
Selon M. Malumba, une telle réforme est cruciale pour simplifier les procédures, améliorer la traçabilité, réduire la multiplicité des intervenants et renforcer la transparence dans la mobilisation des recettes publiques. Il a salué au passage la volonté politique affirmée du Chef de l’État, matérialisée par la création d’une cellule dédiée au climat des affaires au sein de la Présidence, ainsi que l’instauration d’un cadre structuré de concertation avec le gouvernement.

«Pays-solutions » et transformation locale
Prenant la parole, Félix Tshisekedi a partagé sa vision d’une République Démocratique du Congo en tant que « pays-solutions ». Une ambition qui, selon lui, repose sur la transformation de l’immense potentiel national en un véritable levier de stabilité. « Cela passe par la promotion de la transformation locale, le développement des chaînes de valeur sûres et un environnement d’investissement fondé sur la confiance et la prévisibilité », a-t-il martelé.
À cet égard, le Président a lancé un avertissement clair quant à la gestion des grands projets d’infrastructures et d’exploitation des ressources : « Les grands projets doivent devenir des accélérateurs de contenu local et non des îlots d’activité sans retombées durables pour l’économie nationale. »
Un Pacte gagnant-gagnant
Le moment fort de cette rencontre a été la proposition, par le Chef de l’État, d’un « Pacte » solennel entre l’État et le secteur privé. Dans ce contrat moral, chaque partie s’engage sur des livrables précis : L’État s’engage à poursuivre l’amélioration du climat des affaires par la simplification, la digitalisation, la sécurisation des investissements et une lutte sans merci contre la corruption.
Le secteur privé est appelé, en retour, à investir massivement, à créer des emplois, à innover, à se formaliser, à respecter les règles et à faire de la gouvernance d’entreprise un moteur de compétitivité.
« Chacun doit jouer sa partition pour amener la RDC dans la voie de l’émergence», a résumé le Président Tshisekedi, insistant sur la nécessité d’une collaboration sincère.
Un symbole en bronze
La cérémonie, empreinte de convivialité, s’est achevée par un geste fort. En tant qu’invité d’honneur, la FEC a remis au Président de la République une œuvre d’art en bronze. Ce cadeau hautement symbolique vise à saluer les efforts constants du Chef de l’État et sa volonté affichée de réformer en profondeur le climat des affaires en RDC.
Ce « pacte » de 2026 marque ainsi une étape significative dans la relation entre le pouvoir public et les acteurs économiques, posant les jalons d’une croissance que tous espèrent désormais inclusive et durable.
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