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Session parlementaire de mars : Remaniement du Gouvernement et projet de révision de la Constitution à l’ordre du jour

Ce lundi 16 mars, le Palais du Peuple rouvre ses portes. Députés nationaux et sénateurs entament officiellement la session ordinaire de mars, une rentrée parlementaire qui s’annonce politiquement explosive. 

Deux dossiers brûlants devraient animer les travées de l’Hémicycle au cours des prochaines semaines : la perspective d’un remaniement gouvernemental et le débat sensible autour du projet de révision de la Constitution.

Le couperet ministériel prêt à tomber

Dans les couloirs du Parlement comme dans les salons huppés de la commune de Gombe, une question revient avec insistance : qui restera et qui partira ? Selon plusieurs sources proches de la Présidence de la République contactées par EcoNews, le dossier d’un remaniement du Gouvernement Suminwa est bel et bien sur la table du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.

Si la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, semble avoir de fortes chances de conserver son poste à la tête de l’exécutif, l’équipe gouvernementale, elle, pourrait subir des secousses significatives. Des ministres, y compris parmi les poids lourds du cabinet, seraient sur la sellette et devraient «prendre la porte» dans les semaines à venir. Si les noms des sortants potentiels ne filtrent pas encore officiellement, les spéculations vont bon train dans la classe politique.

Révision constitutionnelle : l’UDPS lève le tabou

L’autre chantier qui s’annonce périlleux est celui de la révision de la Constitution. Longtemps abordé avec précaution, le sujet est désormais assumé ouvertement par la galaxie présidentielle. L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), parti au pouvoir, n’en fait plus un sujet tabou.

Le secrétaire général et président ad intérim du parti, Augustin Kabuya, a d’ores et déjà prévenu ses partenaires politiques comme ses adversaires : le débat aura lieu, et il faudra compter avec la détermination du parti présidentiel.

Dans une déclaration récente, l’énergique secrétaire général a lancé un avertissement sans équivoque à ceux qui s’opposeraient à cette dynamique : « Gare à ceux qui vont se dresser sur son chemin », a-t-il martelé, laissant présager la détermination de son parti à aller jusqu’au bout.

Une session sous le signe des arbitrages

Cette session de mars s’annonce donc cruciale pour l’avenir du quinquennat. D’un côté, un réaménagement technique de l’équipe gouvernementale visant à renforcer l’efficacité de l’action exécutive; de l’autre, un débat politique de fond, potentiellement clivant, sur la loi fondamentale.

Alors que le pays fait face à des défis sécuritaires persistants dans l’est et à des attentes sociales immenses, la classe politique retient son souffle. Les prochaines semaines diront si le Président Tshisekedi tranchera en faveur d’un simple ajustement technique ou s’il engagera son camp dans un bras de fer politique autour de la révision constitutionnelle.

C’est dire que le Palais du Peuple ne sera pas un havre de paix durant cette session du mois de mars.

Econews