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Pour des finances publiques saines : l’IGF au cœur d’un dialogue international pour une décentralisation financière maîtrisée

À l’heure où la sécurisation des recettes de l’État devient le pilier du redressement national, Kinshasa s’est transformée, ce mardi 17 mars 2026, en capitale mondiale de la transparence financière. Sous l’impulsion déterminante de l’Inspection Générale des Finances (IGF), bras armé de la patrouille financière, le Forum international sur la décentralisation a réuni experts suisses et congolais au Pullman Grand Hôtel. Plus qu’une simple rencontre académique, cet événement a permis à l’IGF de réaffirmer son rôle de sentinelle intraitable, transformant les défis techniques de la gestion locale en un véritable bouclier contre la corruption pour garantir que chaque franc congolais serve enfin le développement des territoires.

Alors que la gestion des deniers publics demeure un enjeu stratégique pour la consolidation de l’État de droit en République Démocratique du Congo, l’Inspection générale des finances (IGF) s’affirme comme un acteur incontournable de la gouvernance financière. C’est dans ce contexte qu’elle a accompagné, mardi au Pullman Grand Hôtel de Kinshasa, un forum international consacré à la décentralisation financière, organisé par le Centre d’amitié Suisse–RDC.

Autour de la problématique de la sécurisation des finances publiques, cette rencontre a offert un cadre d’échanges d’une rare densité technique, où l’IGF a non seulement participé, mais donné le ton en posant un diagnostic sans complaisance sur l’état de la décentralisation financière en RDC. En présence de décideurs publics, d’experts nationaux et de partenaires internationaux, l’Inspection a démontré sa place centrale dans l’architecture de la gouvernance financière du pays.

L’IGF en première ligne : un diagnostic sans concession

Dès l’ouverture des travaux protocolaires, marquée par les mots de bienvenue de Sonny Nlemvo, président du Centre d’amitié Suisse–RDC, et une intervention de l’ambassadeur de Suisse soulignant l’importance du dialogue entre États et institutions, les regards se sont tournés vers l’IGF. Christophe Bitasimwa, patron de l’Inspection générale des finances, a livré un état des lieux précis de la décentralisation financière en RDC, mettant en lumière des avancées indéniables mais également des fragilités persistantes.

Son intervention a donné le la : si la décentralisation est une ambition constitutionnelle et un levier de développement, sa traduction en matière de gestion financière exige des mécanismes de contrôle renforcés. L’IGF, en sa qualité d’institution supérieure de contrôle financier, s’impose dès lors comme le garant de la discipline budgétaire et de la transparence dans un contexte où la multiplication des entités territoriales décentralisées accroît les risques de dispersion des ressources.

Un dialogue structuré autour de l’expertise de l’IGF

La journée a ensuite pris une dimension comparative et académique, sans jamais perdre de vue le rôle pivot de l’IGF. L’intervention de David Staubli, expert de l’administration fédérale des finances suisse, a permis d’éclairer le modèle helvétique, souvent cité en référence. Le professeur Anselme Meya Ngemba, de l’Université de Kinshasa, a pour sa part insisté sur les mécanismes institutionnels indispensables à une gestion efficace des finances publiques au niveau local.

Mais c’est bien la présence et la posture de l’IGF qui ont structuré la journée. En tant qu’institution chargée de la traque des antivaleurs et de la sécurisation des recettes publiques, l’IGF a incarné la nécessaire articulation entre contrôle centralisé et responsabilité locale. Les échanges en format interactif, qui ont suivi la pause de mi-journée, ont été largement nourris par la vision portée par Christophe Bitasimwa, dont l’institution est régulièrement sollicitée pour auditer les gestions provinciales et locales.

L’après-midi a été marqué par une séquence internationale, avec l’intervention en visioconférence du professeur Fabio Padovano de l’Université de Rome, venu présenter les spécificités du modèle italien de décentralisation fiscale. Une ouverture qui traduit la volonté d’inscrire la réflexion congolaise dans un cadre comparatif exigeant.

Pourtant, l’originalité de ce forum résidait dans sa capacité à ancrer ces références internationales dans la réalité institutionnelle congolaise. L’accompagnement de l’IGF n’était pas une simple caution technique : il était le garant que les échanges débouchent sur des perspectives opérationnelles. Comme l’a souligné Sonny Nlemvo, président du Centre d’amitié Suisse–RDC, l’objectif était de « créer un espace de dialogue constructif entre les différents acteurs, afin de faire émerger des solutions concrètes adaptées au contexte congolais ».

Une dynamique appelée à se pérenniser

Au-delà de cette édition, les organisateurs entendent faire de ce forum un rendez-vous régulier, avec une ambition élargie de participation internationale et d’approfondissement thématique. Pour l’IGF, l’enjeu est clair : accompagner durablement le processus de décentralisation financière en veillant à ce que la gouvernance locale ne devienne pas une zone grise échappant au contrôle de l’État.

À une époque où la sécurisation des finances publiques est devenue une priorité stratégique pour la RDC, l’IGF s’impose moins comme un simple organe de contrôle que comme un partenaire central de la modernisation de l’action publique. Le forum du 17 mars 2026 en a offert une illustration éclatante : une institution résolument tournée vers l’expertise, le dialogue international, et la construction d’une gouvernance financière plus robuste, du niveau central jusqu’aux entités territoriales décentralisées.

Econews