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Projet de cuivre du Kasaï : ‎vers un autre exploit historique de Louis Watum après Yatela, Kibali, Kamoa et Kico

Après les provinces industrielles minières du Lualaba – considérée à juste titre comme le coffre-fort des métaux stratégiques essentiels pour la transition énergétique mondiale dont le cuivre et capitale mondiale du cobalt – du Haut-Katanga, du Haut-Uélé, du Tanganyika, du Maniema…, la province du Kasaï-Oriental, identifiée depuis belle lurette comme zone exclusivement réservée à l’exploitation du diamant industriel avec la Minière de Bakwanga (MIBA), va devenir dans un avenir proche un autre important bassin cuprifère, capable de contribuer durablement à la diversification de l’économie nationale.

Cette dynamique est à mettre à l’actif de certains compatriotes dont l’expérience dans le pilotage et la conduite à bon port de mégaprojets miniers n’est plus à démontrer.

‎En effet, dans l’industrie minière mondiale, certains dirigeants se distinguent par leur capacité à transformer des projets prometteurs en mines de classe internationale. D’autres, beaucoup plus rares, possèdent cette faculté exceptionnelle d’identifier des potentiels géologiques là où la majorité ne voit qu’un territoire vierge de toute perspective. À bien des égards, Louis Watum Kabamba (LWK) semble appartenir à cette catégorie de bâtisseurs.

‎Pendant des décennies, le Grand Kasaï a été identifié presque exclusivement au diamant. Personne ne peut oser parler de cette région sans l’associer au diamant et à la MIBA qui essaye malgré les difficultés techniques et financières de renaître de ses cendres. Pourtant, les connaissances géologiques laissent entrevoir un sous-sol bien plus riche et diversifié. Le lancement officiel des activités de prospection géologique du projet MICKA (Mines de Cuivre du Kasaï), à Miabi, dans la province du Kasaï-Oriental, ouvre ainsi une nouvelle page de l’histoire minière congolaise. L’ambition est claire : démontrer que le Grand Kasaï peut également devenir un important bassin cuprifère, capable de contribuer durablement à la diversification de l’économie nationale.

‎Mais ce qui retient aujourd’hui l’attention n’est pas seulement l’ampleur du projet. C’est aussi le parcours de celui qui lance ce projet. C’est un secret de polichinelle. Louis Watum Kabamba s’est imposé au fil des années comme l’un des principaux artisans de plusieurs projets miniers de renommée internationale. Son parcours est notamment associé à la mine de Yatela au Mali, à Kibali Goldmines dans le Haut-Uélé, au complexe cuprifère de Kamoa dans le Lualaba, ainsi qu’à la renaissance de KICO, à Kipushi, dans le Haut-Katanga.

‎Optimiste de nature, mais surtout homme de terrain, Louis Watum Kabamba s’est illustré par sa capacité à transformer des projets qui semblaient improbables en véritables succès industriels.

‎L’exemple le plus emblématique demeure sans doute Kibali Goldmines, joint-venture entre Barrick Mining Corporation, Anglo Gold Ashanti et la Société minière de Kilo Moto (Sokimo). À ses débuts, peu d’observateurs imaginaient qu’au cœur du Haut-Uélé émergerait l’une des plus grandes mines d’or de classe mondiale du continent africain. Pourtant, convaincu du potentiel exceptionnel du site, Louis Watum Kabamba s’est pleinement investi dans le développement du projet. Ce qui n’était alors qu’un vaste espace pratiquement vierge est devenu une référence mondiale de l’industrie aurifère.

‎Aujourd’hui, Kibali Goldmines produit plus de 600.000 onces d’or par an et génère des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects. Créée en 2009, la coentreprise entre Barrick, AGA et la parapublique Sokimo a, depuis la production de son premier lingot d’or en septembre 2013 (En avance sur son calendrier) sous le management de Louis Watum Kabamba, profondément transformé la province du Haut-Uélé en un pôle économique majeur d’Afrique. Autrefois enclavée au Nord-est de la République Démocratique du Congo (RDC), la région a vu son paysage socio-économique se redessiner grâce à des milliards de dollars d’investissements, la modernisation des infrastructures et le développement de réseaux énergétiques durables.

‎L’histoire s’est répétée avec Kamoa, aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands complexes cuprifères au monde. Plus récemment encore, la mine de zinc de Kipushi (KICO) est venue enrichir cette série de réalisations. Restée à l’arrêt pendant plus de trente ans, cette exploitation a retrouvé une nouvelle vie grâce à son travail acharné. Avec des réserves parmi les plus importantes de la planète et une capacité de production estimée à plus de 270.000 tonnes de zinc par an, KICO s’impose désormais comme l’un des grands projets mondiaux dans ce secteur.

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Le réveil minier du Grand Kasaï

‎Dès lors, une question s’impose naturellement : le Grand Kasaï est-il sur le point d’écrire, à son tour, une nouvelle page de cette histoire ? Il serait prématuré de l’affirmer. Le projet MICKA n’en est encore qu’au stade de la prospection géologique. Les études devront confirmer l’existence, l’étendue et la rentabilité économique des gisements de cuivre.

‎Cependant, le parcours de Louis Watum Kabamba nourrit un optimisme raisonnable. Son expérience démontre une constante : savoir détecter le potentiel, mobiliser les investisseurs, construire les infrastructures nécessaires et transformer une vision en réalité industrielle.

‎Si les études géologiques confirment les premières hypothèses, les ambitions pourraient être considérables. Les projections évoquent une production comprise entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an, accompagnée d’importants investissements énergétiques, notamment la construction d’une centrale hydroélectrique et d’installations photovoltaïques destinées à soutenir l’industrialisation du Grand Kasaï.

‎Les retombées économiques seraient majeures : des milliers d’emplois directs et indirects, le développement des infrastructures, une augmentation significative des recettes publiques, la diversification de l’économie régionale et une nouvelle dynamique de croissance pour une province longtemps marquée par le déclin de la MIBA.

‎Une certitude demeure néanmoins : Louis Watum Kabamba ne se contente pas de gérer les mines d’aujourd’hui. Il s’emploie également à bâtir celles de demain. Si les travaux de prospection confirment les promesses géologiques du Grand Kasaï et que le projet MICKA franchit avec succès toutes les étapes de son développement, le cuivre du Kasaï pourrait rejoindre la prestigieuse liste des grands projets miniers auxquels le nom de LWK restera associé.

‎L’histoire est encore en train de s’écrire. Mais une chose est déjà certaine : le Grand Kasaï n’est plus seulement une terre de diamant. Il nourrit désormais l’ambition de devenir l’une des nouvelles frontières africaines du cuivre, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de l’histoire minière de la RDC.

Avec Celcom/MINES

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