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Humaniser les services d’intelligence : Guillaume Ngefa impose le respect des droits fondamentaux au sein des renseignements militaires et civils

Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, s’est fixé une ligne directrice claire et ambitieuse : humaniser les services d’intelligence, qu’ils soient militaires ou civils, tout en veillant scrupuleusement aux droits les plus fondamentaux des personnes détenues. Cette volonté de réformer en profondeur les pratiques sécuritaires s’inscrit dans une démarche globale de renforcement de l’État de droit et de protection des libertés individuelles en République Démocratique du Congo.

Lundi 27 juillet 2026, le Garde des sceaux a concrétisé cette vision en effectuant une visite de travail à l’État-Major des renseignements militaires, situé dans la commune de Kintambo. Une première étape qui témoigne de sa détermination à étendre cette politique de transparence et de respect des droits à l’ensemble des structures de renseignement du pays.

Une inspection rigoureuse au sein des renseignements militaires

À travers un message publié sur son compte X (ex-Twitter), Guillaume Ngefa a précisé les objectifs de cette descente sur le terrain : « J’ai effectué une visite de travail à l’État-Major du Renseignement militaire afin de m’enquérir de la situation juridique des personnes privées de liberté, de leurs conditions de prise en charge et du respect des garanties consacrées par la Constitution et les lois de la République. »

Le Ministre a ainsi passé en revue les procédures en vigueur, vérifié les registres de détention et évalué les conditions matérielles offertes aux personnes retenues. Une démarche qui s’inscrit dans l’exercice plein et entier de ses attributions, lui conférant un rôle de vigie du respect de la légalité des mesures privatives de liberté.

Contrairement aux idées reçues, la visite du Garde des sceaux s’est déroulée dans un climat de franche collaboration. Les responsables de la structure ont présenté avec transparence les dispositifs mis en œuvre pour assurer la prise en charge digne des détenus. Parmi les avancées notables : un accès garanti à une alimentation régulière et à un suivi médical adapté.

Ces responsables ont également confirmé que les organisations internationales compétentes, à l’instar du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme (BCNUDH), sont autorisées à effectuer des visites conformément à leurs mandats. Une ouverture qui renforce la crédibilité des services de renseignement militaires et leur ancrage dans une logique de respect des standards internationaux.

Vers une extension aux services civils de renseignement

Si cette première visite ciblait les renseignements militaires, elle n’est que le prélude d’une réforme plus large. Le Garde des sceaux entend étendre cette même exigence d’humanisation à l’ensemble des services d’intelligence civils, afin de garantir une cohérence dans le traitement des personnes privées de liberté, quel que soit le service qui les retient.

L’objectif affiché est clair : mettre fin aux pratiques opaques et instaurer une culture de responsabilité et de respect des droits fondamentaux au sein de toutes les structures de renseignement de la République.

Au-delà des constats et des améliorations saluées, Guillaume Ngefa n’a pas manqué de rappeler avec fermeté les principes intangibles qui doivent guider toute action de privation de liberté : « Toute privation de liberté doit être strictement encadrée par la loi, soumise au contrôle des autorités judiciaires compétentes et exercée dans le respect des principes de l’État de droit. »

Une déclaration qui sonne comme un avertissement et un engagement : désormais, aucun service, militaire ou civil, ne pourra agir en marge du cadre légal sans s’exposer à un contrôle rigoureux.

En posant ce geste fort, le Garde des sceaux envoie un message sans équivoque à l’ensemble des acteurs sécuritaires et judiciaires. La modernisation des services d’intelligence passe par une humanisation de leurs pratiques et par une soumission effective aux lois de la République. Une réforme essentielle pour renforcer la confiance des citoyens dans les institutions et consolider l’ancrage de la RDC dans un État de droit respectueux des libertés fondamentales.

Econews

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