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Justice: le Garde des sceaux Guillaume Ngefa hausse le ton contre les attaques visant Félix Tshisekedi

Face à la multiplication, sur les réseaux sociaux, de propos jugés outrageants et diffamatoires contre le Président de la République, Félix Tshisekedi, après sa conférence de presse du 6 mai 2026, le Ministre d’État en charge de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, est monté au créneau. Dans une sévère mise en garde, il annonce des poursuites judiciaires contre toute personne qui utiliserait l’espace numérique pour inciter à la haine, troubler l’ordre public ou porter atteinte aux institutions de la République.

Les réactions suscitées par la récente conférence de presse du Président de la République continuent d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux. Mais pour le ministère de la Justice, certaines prises de position ont franchi la ligne rouge.

Dans un communiqué parvenu lundi à Econews (voir plus bas), le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a fermement condamné la prolifération de messages et publications contenant des propos outrageants contre le chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Le patron de la Justice congolaise avertit que les auteurs de dérives verbales, d’appels à la haine ou de provocations à la violence s’exposent désormais à la rigueur de la loi.

« Le ministère de la Justice met en garde contre toute tentative d’instrumentalisation de figures publiques à des fins d’incitation à la haine, de provocation à la violence ou d’atteinte à l’ordre public, laquelle fera l’objet de poursuites judiciaires conformément à la loi », souligne le communiqué.

Défense des institutions républicaines

À travers cette sortie officielle, Guillaume Ngefa entend visiblement rappeler les limites de la liberté d’expression dans un contexte politique marqué par une forte tension dans l’espace numérique. Pour le ministère de la Justice, les critiques politiques ne peuvent servir de prétexte à des attaques personnelles, à la diffamation ou à des discours susceptibles de fragiliser les institutions républicaines.

Le Garde des sceaux insiste également sur la nécessité de préserver l’autorité de l’État face à ce qu’il considère comme une montée inquiétante des excès sur la toile.

« Le ministère de la Justice réaffirme sa détermination pleine et entière à assurer le respect de l’autorité de l’État, la protection des institutions républicaines et l’assainissement du cyberespace national », précise encore le document.

Le cyberespace sous surveillance

Cette mise en garde intervient dans un contexte où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans le débat public en République démocratique du Congo. Facebook, X, TikTok et d’autres plateformes numériques sont devenus des espaces de confrontation politique où circulent régulièrement messages virulents, désinformation et campagnes de dénigrement.

En affichant sa fermeté, le ministère de la Justice semble vouloir envoyer un signal clair : les infractions commises dans le cyberespace ne resteront pas impunies. Les autorités entendent désormais renforcer le contrôle et la répression des contenus considérés comme attentatoires à l’ordre public ou à la dignité des institutions.

Cette sortie de Guillaume Ngefa pourrait ainsi marquer le début d’un durcissement du ton des autorités face aux dérives numériques, à l’heure où le débat politique congolais se polarise davantage autour de la personne du Président Félix Tshisekedi et des enjeux politiques à venir.

Ci-dessous, l’intégralité du communiqué de presse diffusé lundi par le cabinet du Garde des sceaux.

Econews

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