Muk2 4 scaled

Sankuru : Daniel Mukoko Samba met les mains dans les urgences de Tshumbe

En immersion à Tshumbe (Sankuru), le Vice-Premier Ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a multiplié les rencontres et visites de terrain : université, projet de barrage hydroélectrique, marché central, hôpital et sites érosifs. Objectif : cerner les difficultés réelles des populations et des opérateurs économiques pour y apporter des réponses concrètes.

Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Économie nationale ne s’est pas contenté de discours et de chiffres. Daniel Mukoko Samba a foulé le sol de la cité de Tshumbe, dans le territoire de Lubefu (Sankuru), pour une immersion totale dans les réalités économiques et sociales de la province. Une mission terrain qui ressemble à un diagnostic sans concession, en vue de poser les bases d’un véritable décollage économique.

Premier arrêt : l’Université Notre Dame de Tshumbe (UNITSHU). Face aux étudiants et aux autorités académiques, le Ministre a salué le travail remarquable des autorités ecclésiastiques et diocésaines qui, par leur engagement, construisent bien plus que des murs : ils forment le capital humain de demain. « La jeunesse est le premier levier de notre développement », a-t-il martelé, en présentant les objectifs de sa mission : identifier les gisements de croissance, améliorer les conditions de vie et valoriser chaque ressource locale.

Un barrage hydroélectrique pour sortir de l’obscurité

Mais le temps des belles paroles est vite passé. Direction le site retenu pour le futur barrage hydroélectrique de Tshumbe. Un projet ambitieux qui pourrait transformer le quotidien de toute une région : exploiter une source d’eau permanente, produire de l’électricité grâce à un système de roue à aubes, alimenter les foyers, les commerces et les industries. Le VPM a longuement observé les lieux, mesurant l’immense potentiel d’une infrastructure capable d’être le moteur du développement local. « L’électricité, c’est la vie, c’est l’industrie, c’est l’emploi. Nous devons concrétiser ce projet », a-t-il insisté.

Pas de tour de vis sans dialogue. Au marché central de Tshumbe, Mukoko Samba s’est arrêté dans les boutiques de ciment et de carburant, à l’écoute des commerçants. Prix excessifs, ruptures de stock, taxes multiples, accès difficile aux financements : les opérateurs économiques ont déballé leurs difficultés avec franchise. Le Ministre a pris des notes, posé des questions, promettant de remonter ces réalités jusqu’à Kinshasa.

La journée s’est poursuivie par une séance de travail avec les représentants de la société civile, les opérateurs économiques et les responsables locaux de l’Économie. Climat des affaires, accès au crédit, infrastructures routières, soutien aux PME : les préoccupations étaient nombreuses et pressantes. Le VPM a rassuré : « Des réponses adaptées seront envisagées dans le cadre des politiques publiques menées par mon ministère ».

Il a également rencontré les agents et cadres de son administration à Tshumbe, leur réaffirmant sa volonté d’améliorer leurs conditions de travail. Pas de grands discours : des bureaux décents pour qu’ils puissent remplir efficacement leur rôle de relais entre l’administration et les acteurs économiques.

Muk1 3 scaled

L’hôpital et les érosions : l’urgence sociale

Dernières étapes de ce marathon : l’Hôpital général de Tshumbe et les sites érosifs qui menacent plusieurs quartiers de la cité. Face à des infrastructures sanitaires fragilisées et à des ravins qui engloutissent chaque année des maisons et des routes, Mukoko Samba a pris acte de l’urgence. « Protéger les populations, préserver les infrastructures : c’est aussi une priorité économique, car sans cadre de vie décent, il n’y a pas de développement durable », a-t-il conclu.

En quittant Tshumbe, le Vice-Premier Ministre laisse derrière lui une certitude : le Sankuru ne sera plus une province oubliée sur la carte des investissements. Cette descente sur le terrain, faite d’écoute et de constats, doit désormais se traduire par des actes concrets. Les habitants de Tshumbe attendent autre chose que des promesses : ils veulent voir le barrage sortir de terre, les prix se stabiliser et leurs conditions de vie s’améliorer.

Daniel Mukoko Samba a pris l’engagement de porter leur voix jusqu’au sommet de l’État. Reste à transformer ce marathon en véritable élan de développement.

Econews

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *