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Fin de mission au Sankuru : Daniel Mukoko pose les jalons d’une relance économique pour la province

Un diagnostic sans complaisance pour un nouveau départ. Le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a bouclé ce vendredi 19 juin 2026 sa tournée économique dans le Sankuru. Objectif de cette ultime étape : évaluer les infrastructures de Lusambo, échanger avec les forces vives et poser les jalons d’un désenclavement durable. Entre défis énergétiques, urgences aéroportuaires et relance commerciale, cette mission gouvernementale trace désormais la feuille de route pour libérer enfin le potentiel économique de la province.

Après plusieurs jours d’immersion au cœur du Sankuru, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a bouclé sa tournée économique dans la capitale provinciale, Lusambo. Une mission dense, ponctuée de visites de terrain, de concertations avec les autorités locales et de dialogues nourris avec les opérateurs économiques et la société civile. L’objectif : identifier les verrous du développement et tracer une feuille de route pour sortir cette province de son isolement.

Un aérodrome à réhabiliter d’urgence

Dès sa descente d’avion sur le tarmac de Lusambo, le Vice-Premier Ministre a pris le pouls des infrastructures aéroportuaires. Le constat est sans appel : la piste, longue de 1 200 mètres pour 21 mètres de large, affiche une capacité de résistance limitée à 5 tonnes, bien insuffisante pour désenclaver la région.

Les responsables locaux ont rappelé qu’un projet d’extension et de réhabilitation, initié en 2015 par la Régie des voies aériennes (RVA), attend toujours son exécution. À cela s’ajoute l’obsolescence du parc automobile de la RVA, un handicap supplémentaire pour la mobilité des services.

Côté énergie, une lueur d’espoir : des discussions ont été engagées avec l’ANSER pour équiper l’aérodrome de panneaux solaires, une solution envisagée dans des délais jugés réalistes, afin de garantir une autonomie électrique durable.

Réunissant les membres du Conseil provincial de sécurité et les responsables des services déconcentrés, Daniel Mukoko Samba a écouté un récit partagé de fragilités : logistique inexistante, mobilité réduite, réseaux de communication défaillants, infrastructures en lambeaux… Et un cri d’alarme récurrent : l’absence d’établissements bancaires dans la province, qui complique cruellement le paiement des agents de l’État.

Les participants ont martelé une priorité commune : réhabiliter l’aéroport et sa route d’accès, tout en renforçant les capacités opérationnelles des services publics, pour que l’État reprenne pleinement sa place sur ce territoire.

L’enclavement, frein numéro un du développement

Sur le plan économique, le diagnostic est limpide. L’isolement du Sankuru – lié à l’insuffisance criante des réseaux de transport et de communication – bride l’essor local et dissuade les investisseurs. Un cercle vicieux que la mission du Vice-Premier Ministre entend briser.

L’après-midi a été consacré à une série de descentes sur le terrain. La délégation a arpenté les bureaux de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), le gouvernorat, l’Hôpital général de référence, le chantier solaire de l’ANSER, le futur château d’eau du secteur rural, la Route nationale n°42 et les installations portuaires de l’ONATRA.

Cette immersion a permis d’établir un état des lieux précis des équipements existants et de dégager les chantiers prioritaires pour une relance économique crédible, appuyée par des services publics renforcés.

Dernière étape : le dialogue avec les forces vives

Pour clore cette mission, le Vice-Premier Ministre a échangé avec les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), les représentants de la société civile et les notabilités locales. Au cœur des discussions : les urgences économiques du Sankuru, les attentes des acteurs locaux et les pistes d’un développement partagé.

Un message fort est ressorti de cette tournée : le Sankuru ne demande qu’à décoller. Daniel Mukoko Samba a pris l’engagement de porter leur voix jusqu’au sommet l’État. Il ne reste plus qu’à transformer le diagnostic en actions – et à faire de cette mission un véritable point de départ.

Econews

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