La contamination d’un patient français à virus Ebola, importé de République Démocratique du Congo, a sonné comme un signal d’alarme planétaire. Face à cette menace qui franchit désormais les frontières nationales pour toucher le cœur de l’Europe, Kinshasa ne laisse rien au hasard. Le Gouvernement congolais, sous l’impulsion personnelle du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a immédiatement activé un dispositif sanitaire de contrôle aux frontières d’une rigueur sans précédent, tout en lançant un appel solennel à la communauté internationale : l’heure n’est plus à l’indifférence, mais à l’action collective pour endiguer la propagation mondiale de ce fléau. Alors que le virus Ebola menace désormais l’équilibre sanitaire mondial, la RDC réaffirme sa détermination à protéger non seulement ses vingt-six provinces, mais également ses hôtes régionaux et internationaux. Par une communication transparente et des mesures de tolérance zéro appliquées sans exception, Kinshasa prouve sa capacité à faire front et exige que le monde réponde présent face à une urgence sanitaire qui ne connaît pas de frontières.
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo réaffirme sa détermination à informer régulièrement l’opinion nationale et internationale sur l’évolution de la riposte contre la Maladie à Virus Ebola, qui touche actuellement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette communication permanente vise à garantir la transparence des actions entreprises, à renforcer la confiance du public et des partenaires, mais également à empêcher toute propagation de la maladie dans les vingt-trois autres provinces du pays ainsi qu’au-delà des frontières nationales.
Dans cette dynamique, le Ministère de la Communication et Médias a effectué une mission d’évaluation, ce vendredi 26 juin 2026, une mission d’évaluation à l’aéroport international de N’djili, aux côtés de la Vice-Primature des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, afin de constater l’effectivité des dispositifs de surveillance sanitaire renforcée mis en œuvre par le Programme national de l’hygiène aux frontières (PNHF).
Cette mission s’inscrit dans l’application des instructions du Gouvernement de la République par le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, des directives du Directeur général de l’Autorité de l’Aviation civile ainsi que de l’arrêté ministériel du 24 juin 2026 entérinant les nouvelles mesures de santé publique dans le cadre de la riposte à Ebola. Les autorités ont réaffirmé leur volonté commune, avec l’ensemble des partenaires, de garantir une application rigoureuse de ces mesures, selon une politique de tolérance zéro pour tous les voyageurs, sans distinction de statut.
« Aujourd’hui, on a reçu la mission du ministère de la Communication et Médias, ainsi que du ministère des Transports et Voies de Communication et Désenclavement, afin de pouvoir évaluer les mesures sanitaires qui sont prises au niveau de l’aéroport international de N’djili et qui sont prévues d’être répliquées dans les autres points d’entrée et points de contrôle de la ville-province de Kinshasa et de la République Démocratique du Congo », a déclaré Mireille Lembwadio, coordinatrice du Programme national de l’hygiène aux frontières pour la ville-province de Kinshasa.

Surveillance renforcée aux frontières
À l’issue de cette mission, le Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a confirmé l’entrée en vigueur, à compter de ce vendredi 26 juin 2026, d’un ensemble de nouvelles dispositions destinées à renforcer la surveillance sanitaire aux frontières.
Ces mesures comprennent notamment :
* l’instauration d’un système renforcé de triple validation du contrôle sanitaire grâce au Code QR sanitaire, à une double contre-validation des équipes du PNHF et à un contrôle obligatoire avant les formalités migratoires ;
* la prise systématique de température, la vérification des certificats internationaux de vaccination ainsi que l’application de tous les contrôles sanitaires réglementaires, aussi bien au départ qu’à l’arrivée ;
* l’obligation faite à toutes les compagnies aériennes de transmettre préalablement les manifestes complets des passagers afin de permettre les croisements avec les listes sanitaires ;
* l’interdiction temporaire, pendant vingt et un jours, de tout voyage international pour les personnes en provenance de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tout en maintenant leur libre circulation à l’intérieur du territoire national sous surveillance épidémiologique ;
* l’obligation, sans aucune exception, de remplir la Fiche sanitaire du voyageur, y compris pour les passagers VIP, les autorités officielles et les équipages ;
* la mise en place prochaine d’une procédure spécifique de gestion des bagages appartenant à d’éventuels cas suspects ;
* le partage permanent des listes de cas contacts et des personnes sous surveillance avec les compagnies aériennes afin de renforcer les contrôles en amont ;
* la diffusion des Procédures opérationnelles standardisées (SOP) auprès de tous les opérateurs aériens pour harmoniser les pratiques de prévention et de riposte ;
* le maintien du screening sanitaire au pied de l’avion pour tous les vols en provenance des zones à risque ;
* l’organisation de séances de sensibilisation et de briefing destinées aux compagnies aériennes, assistants en escale, équipages, prestataires, opérateurs cargo, partenaires internationaux et à tous les services présents sur la plateforme aéroportuaire.
Les essais techniques réalisés au cours de cette journée ont confirmé le bon fonctionnement du système de validation du Code QR sanitaire ainsi que l’opérationnalisation des principaux points de contrôle prévus dans le nouveau dispositif.
Selon Mireille Lembwadio, ces mesures traduisent l’engagement constant des plus hautes autorités du pays. « Cette mission et toutes les mesures qui ont été faites sont bien entendu sous l’impulsion du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, mais avant tout du Gouvernement à travers le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui s’implique lui-même particulièrement, journalièrement, et même à chaque heure, pour nous assurer de pouvoir protéger toute la population de Kinshasa, de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, mais bien sûr la RDC et nos hôtes internationaux comme régionaux », a-t-elle souligné.
La responsable du PNHF a également indiqué que les premiers constats effectués sur le terrain démontrent la montée progressive en puissance du dispositif sanitaire. « Les corridors sanitaires sont correctement installés. La mise en opération se déploie graduellement pour un dispositif pérenne de lavage des mains, de prise de température thermique individuelle et de masse, ainsi que pour la mise en application stricte du remplissage de la Fiche sanitaire du voyageur, qui nous permet d’avoir des données claires et précises sur chaque passager transitant par l’aéroport international de N’djili et par tous les autres points d’entrée du pays », a-t-elle expliqué.
Elle a, enfin, rappelé que toutes les personnes provenant des provinces affectées sont désormais soumises à une surveillance épidémiologique pendant vingt et un jours, avec un suivi quotidien assuré par les équipes sanitaires, avant de lancer un appel à la responsabilité collective.
À travers cette stratégie, le Gouvernement entend maintenir une communication régulière avec la population congolaise, les partenaires techniques et financiers ainsi que la communauté internationale afin de partager l’évolution de la situation épidémiologique, de présenter les mesures adoptées et de mobiliser l’ensemble des acteurs autour d’un objectif commun : éradiquer rapidement la maladie dans les trois provinces concernées, protéger les vingt-trois autres provinces de toute contamination et préserver la sécurité sanitaire régionale et mondiale.
Avec Celcom/Communication et Médias

