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RDC-Baromètre de l’Exécutif juin 2026. Gouvernement Suminwa II : Kalumba, Malu et Muyaya, le trio de tête (Sondage LES POINTS)

Au terme du premier semestre de l’année 2026, l’institut de Sondage LES POINTS livre son baromètre de l’exécutif. Réalisée début juillet auprès de l’opinion kinoise, cette enquête met en lumière un gouvernement résolument tourné vers le terrain, la rupture avec la bureaucratie et la gestion offensive des crises. Ce baromètre consacre un Top 10 des ministres clés ayant marqué le mois de juin, porté par une triple dynamique : le virage économique et éducatif : Justin Kalumba (Entrepreneuriat et Industrie) caracole en tête avec 71 % des suffrages après le lancement du programme présidentiel « Debout Jeunesse Congolaise », suivi de près par Raïssa Malu (Éducation nationale, 65 %) qui signe une publication record des résultats de l’EXETAT 2026 ; la gestion de crise et le terrain : Patrick Muyaya (Communication, 64 %) s’impose en bouclier informationnel face aux enjeux sanitaires et diplomatiques, tandis que Daniel Mukoko Samba (Économie, 61 %) confronte ses réformes à la réalité du Sankuru enclavé pour lutter contre la vie chère ; la consolidation régalienne et sectorielle : les Ministres des Infrastructures, de la Santé, des Affaires étrangères, de la Fonction publique, du Commerce extérieur et de la Défense complètent ce classement de l’action publique. L’enjeu du second semestre : si l’activisme de ce noyau dur est salué, le plus dur reste à faire pour l’exécutif, désormais confronté à l’immense attente des Congolais pour des résultats palpables sur le panier de la ménagère et la pacification du territoire.

Ci-dessous, les conclusions du Sondage LES POINTS.

Econews

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« Debout Jeunesse Congolaise » : sous l’impulsion de Felix Tshisekedi, Justin Kalumba au cœur d’un tournant historique pour l’entrepreneuriat et l’indépendance économique de la RDC

À l’heure du bilan pour le premier semestre du Gouvernement Suminwa II, l’institut de sondage LES POINTS a mené une enquête d’opinion auprès de la population kinoise du premier au 2 juillet 2026. L’objectif : évaluer l’action gouvernementale et capter le pouls des administrés. Ce baromètre met en lumière dix ministres clés qui ont marqué le mois de juin 2026 par des actions de terrain d’envergure, des réformes structurelles et une gestion offensive des crises, illustrant la volonté de l’exécutif de basculer de l’indépendance politique vers l’indépendance économique du pays.

1er. Me Justin Kalumba Mwana Ngongo, Ministre de l’Entrepreneuriat, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Industrie 71%

Le mois de juin 2026 aura été particulièrement dense pour l’écosystème entrepreneurial congolais. Alors que la République démocratique du Congo célébrait, le 30 juin, le 66ᵉ anniversaire de son indépendance, les initiatives en faveur de la jeunesse, de l’emploi, des PME et de la production nationale ont connu une accélération remarquable. Au cœur de cette dynamique, Me Justin Kalumba Mwana Ngongo, Ministre de l’Entrepreneuriat, des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Industrie, a multiplié les actions, du terrain universitaire au suivi des structures publiques sous tutelle, en passant par les mécanismes d’appui aux PME et aux start-ups. Point culminant de cette séquence : le lancement, le 30 juin au Palais de la Nation, du programme présidentiel « Debout Jeunesse Congolaise », sous l’impulsion du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Au-delà de la cérémonie, le symbole est fort : soixante-six ans après l’indépendance politique, la RDC veut désormais accélérer la bataille de son indépendance économique. Le programme ambitionne de répondre à plusieurs défis majeurs : chômage et sous-emploi des jeunes, insuffisance de qualification professionnelle, difficultés d’accès au financement et fragilité des jeunes entreprises. L’objectif est de transformer le potentiel démographique du pays en véritable force productive. Dans cette vision, la jeunesse congolaise n’est plus appelée à demeurer uniquement demandeuse d’emplois. Elle doit devenir une génération d’entrepreneurs, d’innovateurs, de producteurs et de créateurs de richesses. Lors du lancement, Justin Kalumba a défendu un changement de paradigme : former les jeunes non seulement pour accéder à l’emploi, mais aussi pour créer eux-mêmes des emplois. Une idée peut devenir un projet, un projet une entreprise, et une entreprise une source de revenus et d’emplois pour d’autres Congolais.

Cette orientation s’inscrit dans la continuité des actions menées tout au long du mois. Le 10 juin, le ministre mobilise la jeunesse universitaire autour de l’entrepreneuriat. Le 19 juin, il exige davantage de performance des structures publiques sous tutelle. Le 23 juin, il suit l’opérationnalisation d’un mécanisme stratégique d’appui aux PME. Le 30 juin, cette dynamique atteint son sommet avec le lancement présidentiel de « Debout Jeunesse Congolaise ».

Cette chronologie révèle une ligne directrice cohérente : mobiliser, former, financer, produire, entreprendre et créer des emplois. À travers son plaidoyer pour le « Made in Congo », son suivi des PME, son exigence de performance institutionnelle et son engagement pour l’accès des entrepreneurs aux marchés, Justin Kalumba apparaît comme l’un des artisans les plus engagés de la transformation économique de la jeunesse congolaise. Les attentes restent toutefois considérables : transparence dans la sélection

2ème. Raïssa Malu Dinanga, Ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté 65%

EXETAT 2026 : Raïssa Malu impose le rythme et signe une publication record des premiers résultats. La publication des premiers résultats de l’Examen d’État 2026, seulement 48 heures après la clôture de la session ordinaire, marque une avancée notable dans la gestion des évaluations nationales en République démocratique du Congo. Au cœur de cette performance, la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a misé sur l’anticipation, la coordination des services et la modernisation du traitement des résultats. Il faut retenir,  qu’à l’approche des examens nationaux, Raïssa Malu a intensifié les missions d’inspection et les réunions de coordination avec les responsables du secteur éducatif. Son ministère a poursuivi la mise en œuvre des réformes liées à la qualité de l’enseignement et au programme de la Nouvelle Citoyenneté, tout en veillant à la bonne organisation des évaluations nationales.

Cette mobilisation en amont, conjuguée au renforcement des capacités techniques et des dispositifs de scannage, a contribué à accélérer le traitement des données et la publication progressive des résultats dans les provinces éducationnelles. Au-delà de la rapidité, cette séquence met en lumière une méthode de gouvernance axée sur l’anticipation, le suivi et l’efficacité administrative. Dans un pays confronté à d’importants défis logistiques, la réduction du délai de publication constitue un signal fort pour les candidats, les familles et l’ensemble du système éducatif.

Avec l’EXETAT 2026, Raïssa Malu imprime ainsi sa marque : celle d’une gestion plus rapide, mieux coordonnée et tournée vers la modernisation de l’école congolaise. Une dynamique qui conforte la volonté du ministère de conjuguer qualité de l’enseignement, efficacité des services publics et formation d’une nouvelle génération de citoyens responsables.

3ème. Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et Médias, un mois de juin sous le signe de la gestion des crises et de la bataille du récit 64%

Le mois de juin 2026 aura été un véritable marathon communicationnel pour Patrick Muyaya Katembwe. Face à une actualité nationale et internationale particulièrement dense, le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, a dû déployer une stratégie sur plusieurs fronts : urgence sanitaire, gestion des dossiers migratoires délicats et diplomatie médiatique offensive. Le début du mois de juin a été marqué par la gestion transparente d’un dossier migratoire qui tenait l’opinion publique en haleine : l’accueil à Kinshasa de migrants expulsés des États-Unis dans le cadre du « mécanisme de pays tiers ».

Soucieux de couper court aux spéculations, Patrick Muyaya a annoncé officiellement le 11 juin la clôture progressive de ce dispositif d’accueil temporaire. Le ministre a précisé que sur les 15 personnes initialement accueillies, une seule se trouvait encore sur le sol congolais, en instance de départ, scellant ainsi la fin de cette opération transitoire. Sur le front interne, l’apparition de cas de la maladie à virus Ebola en Ituri a poussé le ministère à réactiver sa cellule de crise informationnelle. Fidèle à sa méthode de redevabilité, Patrick Muyaya a co-animé plusieurs briefings de presse aux côtés du ministre de la Santé Publique, le Dr Roger Kamba, notamment les 4 et 21 juin.

Face aux critiques sur la gestion de cette 17ème épidémie, le Porte-parole a défendu avec vigueur la riposte gouvernementale. Il a appelé à une « lecture objective » de la situation, rappelant l’expertise éprouvée de la RDC en la matière, tout en détaillant les protocoles stricts mis en place, comme le suivi sanitaire obligatoire de 21 jours pour les voyageurs issus des zones affectées. Enfin, sur le plan stratégique et diplomatique, le ministre a intensifié son plaidoyer pour la défense de l’image de la République.

Lors d’une intervention remarquée devant les auditeurs du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD), il a insisté sur l’impératif de remporter la « bataille des récits » face à la désinformation qui entoure l’agression sécuritaire à l’Est du pays. Cette position de fermeté a trouvé un écho international le 30 juin, jour de la commémoration de l’Indépendance nationale. Invité sur le plateau de France 24, Patrick Muyaya a publiquement fustigé l’attitude du régime de Kigali, affirmant que le Rwanda n’avait « jamais eu la volonté politique » d’appliquer les accords de paix signés, réaffirmant ainsi la ligne inflexible de Kinshasa sur la scène mondiale. En oscillant entre pédagogie sanitaire et fermeté diplomatique, Patrick Muyaya confirme le rôle pivot de son ministère en juin  2026 : celui d’un bouclier informationnel face aux crises multiformes qui traversent la République Démocratique du Congo.

4ème. Contre la vie chère : Daniel Mukoko Samba prend le pouls du Sankuru enclavé 61%

Alors que le gouvernement boucle le premier semestre de son action, le Vice-Premier ministre, Ministre de l’Économie nationale, a choisi de confronter ses réformes à la réalité du terrain. Loin du confort des cabinets de la Gombe, Daniel Mukoko Samba a mené au mois de juin 2026 une itinérance marathon au cœur de la province du Sankuru. Objectif : poser un diagnostic sans concession sur l’enclavement, principal vecteur de la surchauffe des prix à l’intérieur du pays. Avant de s’envoler pour l’arrière-pays, le patron de l’Économie nationale a tenu à s’assurer de l’efficacité de ses relais urbains. Le 4 juin 2026, il a inspecté plusieurs divisions urbaines de l’Économie à Kinshasa. Pour le ministre, la lutte contre la spéculation commence par des agents formés, modernisés et rigoureux sur le terrain du contrôle économique.

Une mise en jambe administrative nécessaire avant d’attaquer le front provincial. Dimanche 14 juin 2026. La délégation gouvernementale se pose à Lodja. Le constat macroéconomique y prend immédiatement un visage concret, celui du portefeuille des ménages. Daniel Mukoko Samba tape du poing sur la table : « Il n’est pas normal qu’une bouteille de Coca vendue à 2 500 FC à Kinshasa coûte jusqu’à 8.000 FC à Lodja, ou qu’un sac de ciment atteigne l’équivalent de 50 dollars américains. C’est ce problème fondamental qu’il faut résoudre. »

Pour le ministre, la cause est identifiée : l’enclavement asphyxie l’économie locale. Pour y répondre, il s’est rendu sur les infrastructures clés de la région : le pont Lokenye  principal point de passage des marchandises arrivant par le port de Bena-Dibele ainsi que le poste d’accostage d’Okoto, une voie fluviale pourtant navigable jusqu’à Kinshasa mais lourdement sous-exploitée faute de balisage.   Poursuivant sa route, le ministre a relié le territoire de Lomela au terme d’un périple routier éprouvant de 7 heures pour seulement 150 kilomètres, illustrant par lui-même le calvaire logistique du Grand Kasaï.

À Lomela, Mukoko Samba a visité la station de l’INERA Mukumari, un ancien fleuron agricole qui dispose encore de 1.000 hectares de plantations d’hévéa exploitables, mais paralysé par l’impossibilité d’évacuer ses récoltes.   Après un passage par Lumumba-Ville, c’est à Tshumbe, le 19 juin, que le VPM a partagé sa vision avec la communauté universitaire de l’UNITSHU, rappelant que la maîtrise des circuits de distribution exige aussi des compétences locales qualifiées. La tournée s’est clôturée le vendredi 19 juin à Lusambo, chef-lieu de la province.

Devant le Conseil provincial de sécurité et les opérateurs économiques, Daniel Mukoko Samba a tracé les contours d’un plan de relance. Profitant de sa position sur la rivière Sankuru, Lusambo doit, selon lui, être modernisée pour devenir une véritable plateforme logistique et commerciale connectant le Kasaï-Oriental et Kinshasa.   En choisissant de boucler le mois de juin par le lancement de l’évaluation semestrielle de la feuille de route de son ministère, Daniel Mukoko Samba transforme ses constatations du Sankuru et de la Tshuapa (où il a poursuivi sa route) en données de travail.   Pour les observateurs de la vie publique, cette itinérance marque un tournant : la politique économique de la RDC ne peut plus se décider uniquement sous les climatiseurs de Kinshasa. Si le gouvernement veut durablement vaincre la vie chère, le salut passera inévitablement par le désenclavement physique de ses provinces de l’intérieur.

5ème. John Banza Lunda : juin sous le signe des chantiers, du contrôle et de la modernisation 57%

Au cours du mois de juin 2026, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a multiplié les initiatives autour de la modernisation du réseau routier, du suivi des chantiers et de la réforme de la gouvernance du secteur. Du lancement des travaux de modernisation de 22,21 kilomètres de voirie à Kalemie à l’inspection du chantier de la route Kianza à Kinshasa, en passant par le suivi des travaux à Kananga, le ministre a privilégié une présence de terrain destinée à accélérer l’exécution des projets et à renforcer le contrôle des entreprises engagées sur les différents chantiers. Cette dynamique opérationnelle s’est accompagnée d’une réflexion plus structurelle sur l’avenir des infrastructures congolaises.

Lors du briefing du 9 juin 2026, John Banza Lunda a présenté les avancées, les défis et les perspectives du secteur, avec un accent particulier sur la modernisation des voiries urbaines, les grands corridors routiers et l’élaboration de nouvelles normes. À travers cette séquence, le ministre a affiché une ligne d’action articulée autour de trois priorités : accélérer les travaux, renforcer le suivi des chantiers et inscrire les infrastructures congolaises dans une vision nationale plus cohérente et durable.

Un mois de juin particulièrement actif qui place les infrastructures au cœur de la transformation économique et territoriale de la République démocratique du Congo. 6ème.  ⁠ Samuel Roger Kamba Mulamba  Ministre de la Santé publique 56% Le secteur sanitaire est resté l’une des priorités gouvernementales. Samuel Roger Kamba Mulamba a poursuivi les actions visant à améliorer la prise en charge sanitaire, le renforcement du système de santé ainsi que la coordination avec les partenaires techniques et financiers. Son ministère a également assuré le suivi des programmes de prévention et de lutte contre les maladies ainsi que l’amélioration progressive de l’accès aux soins.

7ème. Thérèse Kayikwamba Wagner, Ministre des Affaires étrangères 52%

La diplomatie congolaise est demeurée particulièrement active en juin. Thérèse Kayikwamba Wagner a représenté la RDC lors de plusieurs rencontres internationales consacrées à la sécurité régionale, à la coopération internationale et au renforcement des relations bilatérales. Elle a intensifié les consultations diplomatiques avec les partenaires étrangers afin de consolider le soutien international aux efforts de paix et de développement de la République démocratique du Congo.

8ème. Jean-Pierre Lihau Ebua Kalokola, Ministre de la Fonction publique 48%

Jean-Pierre Lihau a poursuivi les réformes engagées dans l’administration publique. Plusieurs réunions techniques ont porté sur la modernisation des services publics, la gestion des ressources humaines de l’État, la rationalisation des effectifs ainsi que le dialogue avec les partenaires sociaux. Les travaux visant à améliorer la gouvernance administrative ont constitué l’un des axes majeurs de son action.

9ème. Julien Paluku Kahongya, Ministre du Commerce extérieur 41%

Au cours du mois de juin, Julien Paluku a multiplié les initiatives destinées à renforcer les exportations congolaises et à améliorer les échanges commerciaux avec les pays partenaires. Les discussions avec les opérateurs économiques et les partenaires régionaux ont porté sur la facilitation du commerce, la diversification des exportations et l’amélioration de la compétitivité des produits congolais sur les marchés internationaux.

10ème.  Guy Kabongo Muadiamvita, Ministre de la Défense nationale 39%

Le ministre de la Défense a poursuivi les missions d’évaluation auprès des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Son action a porté sur le suivi des opérations militaires, le renforcement des capacités opérationnelles et la coordination avec les autorités militaires dans le cadre de la défense de l’intégrité territoriale. Au terme de ce premier semestre de l’année 2026, l’évaluation de l’institut LES POINTS révèle un Gouvernement Suminwa II résolument tourné vers le terrain, la rupture avec la bureaucratie kinoise et la réactivité face aux crises. De la bataille pour l’indépendance économique des jeunes, portée par l’entrepreneuriat à la lutte frontale contre la vie chère via le désenclavement des provinces, l’exécutif tente de donner un visage concret à son action.

Si les signaux envoyés par ce « top 10 » des ministres, que ce soit sur le front des infrastructures, de la défense, de la santé ou de la guerre des récits diplomatiques témoignent d’une ligne directrice cohérente et d’un activisme certain, le plus dur reste à faire. Les attentes de la population congolaise demeurent immenses, notamment en matière de transparence, de retombées économiques directes dans le panier de la ménagère et de pacification du territoire. Le second semestre sera, à n’en pas douter, celui de l’exigence de résultats palpables.

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