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RDC : Tshisekedi opte pour un dialogue inclusif, les confessions religieuses appelées à conduire le processus

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a décidé d’engager la République démocratique du Congo dans un dialogue inclusif réunissant les filles et fils du pays afin de renforcer l’unité nationale face aux défis politiques et sécuritaires actuels. L’annonce a été faite vendredi à l’issue d’une audience accordée aux chefs des confessions religieuses à la Cité de l’Union africaine.

Chargé de rendre compte de la rencontre, le cardinal Fridolin Ambongo a expliqué que cette initiative s’inscrit dans la continuité des démarches entreprises récemment par le chef de l’État auprès de ses homologues du Burundi et du Congo-Brazzaville dans le cadre des consultations sur la situation en RDC.

«Le chef de l’État a levé l’option d’engager notre pays dans un dialogue entre les filles et fils du Congo, un dialogue inclusif dont les modalités seront précisées ultérieurement », a déclaré le prélat catholique devant la presse.

L’unité nationale comme réponse à l’agression

Pour les responsables religieux, la tenue d’un tel dialogue apparaît aujourd’hui comme une nécessité au regard du contexte sécuritaire que traverse le pays. Selon le cardinal Ambongo, la RDC fait face à une agression extérieure qui exige davantage de cohésion entre les Congolais.

« Notre pays a besoin de communion entre ses filles et ses fils. Comment pouvons-nous faire face à une telle agression si nous sommes divisés entre nous ? », s’est-il interrogé, faisant référence à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.

Les chefs religieux estiment que l’unité nationale constitue un préalable indispensable à la défense de la souveraineté du pays et à la consolidation de la paix. Ils considèrent que les divergences politiques ne doivent pas faire obstacle à la recherche de solutions communes face aux défis qui menacent l’intégrité territoriale de la RDC.

Un appel lancé à la majorité et à l’opposition

Au nom de l’ensemble des confessions religieuses présentes à la rencontre, le cardinal Ambongo a invité aussi bien les acteurs du pouvoir que ceux de l’opposition à adhérer à cette dynamique de dialogue.

Selon lui, le succès de l’initiative dépendra de l’engagement de toutes les composantes de la nation à privilégier l’intérêt supérieur du pays au-delà des clivages politiques.

« Dès lors que cette option est levée, c’est à nous tous, ceux qui sont au pouvoir comme ceux qui sont dans l’opposition, de nous inscrire dans cette dynamique afin qu’elle puisse porter des fruits », a-t-il souligné.

L’objectif affiché est de permettre aux Congolais de se parler sans exclusion, d’identifier les causes profondes des tensions et de rechercher des solutions consensuelles susceptibles de renforcer la stabilité du pays.

Les confessions religieuses au cœur du processus

Le chef de l’État a également confié aux responsables religieux un rôle majeur dans l’accompagnement de cette initiative. Les confessions religieuses, souvent considérées comme des acteurs de médiation et de cohésion sociale en RDC, se disent prêtes à assumer cette responsabilité.

« Nous avons accepté cette mission que le chef de l’État nous confie et nous nous engageons à la porter comme un apostolat pour le grand bien de notre pays », a affirmé le cardinal Ambongo.

Les leaders religieux ont salué ce qu’ils considèrent comme une démarche de rassemblement de la part du président de la République. Ils ont également exprimé leur gratitude aux présidents du Burundi, Évariste Ndayishimiye, et du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, pour leur implication dans les efforts visant à favoriser le dialogue et la stabilité dans la région.

Vers un nouveau chapitre politique ?

L’annonce de ce dialogue inclusif intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques internes et la poursuite des affrontements dans l’Est du pays. Elle pourrait ouvrir une nouvelle séquence politique en RDC, à condition que l’ensemble des forces vives de la nation acceptent de participer au processus.

Reste désormais à connaître les modalités de ce dialogue, les acteurs qui y seront conviés ainsi que le calendrier de sa mise en œuvre. Une chose est certaine : à travers cette initiative, Félix Tshisekedi entend faire de l’unité nationale un levier central pour faire face aux défis sécuritaires et politiques auxquels la RDC est confrontée.

Econews

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