Éducation – FAO : « Un enfant doit pouvoir apprendre dans de bonnes conditions, et cela passe aussi par son alimentation »

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À l’occasion de la 6ᵉ édition du Forum mondial de l’alimentation, organisée du 8 au 16 octobre 2026 à Rome, la ministre d’État congolaise a souligné le rôle des cantines scolaires dans l’accès à l’éducation, le maintien des élèves à l’école et l’amélioration des apprentissages. Elle a également salué l’appui de la FAO au développement des jardins scolaires en République démocratique du Congo.

La République démocratique du Congo (RDC) a mis en avant le lien entre alimentation scolaire et qualité de l’éducation au Forum mondial de l’alimentation (World Food Forum – WFF) 2026, organisé au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à Rome, en Italie. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a pris part à cette rencontre internationale, placée sous le thème « Innover aujourd’hui. Nourrir demain ».

Réunissant des représentants des gouvernements, des chercheurs, des jeunes et des investisseurs, cette sixième édition, qui se tient du 8 au 16 octobre, est consacrée à la transformation des systèmes agroalimentaires. Dans son intervention du 15 octobre, Raïssa Malu a insisté sur l’importance du Programme national d’alimentation scolaire, porté par son ministère, pour favoriser l’accès à l’éducation, maintenir les enfants à l’école et améliorer les conditions d’apprentissage.

Cette orientation s’inscrit, selon la ministre, dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur du développement du système éducatif congolais.

L’alimentation scolaire, un levier pour la réussite éducative

Pour Raïssa Malu, l’amélioration des apprentissages ne peut être dissociée des conditions quotidiennes dans lesquelles les élèves suivent leur scolarité. Elle a notamment souligné la nécessité de soutenir la scolarisation des filles, de protéger leur parcours éducatif et de mieux préparer les enseignants, afin de permettre à davantage de jeunes femmes de s’orienter vers les sciences et d’y progresser.

« Soutenir la scolarité des filles, protéger leur parcours, préparer les enseignants et améliorer les apprentissages sont des conditions essentielles pour que davantage de jeunes femmes puissent choisir une voie scientifique et y progresser », a-t-elle déclaré.

La ministre a également rappelé que ces possibilités se construisent dès l’école, à travers un environnement favorable à l’apprentissage. Dans cette perspective, l’alimentation constitue un facteur important du parcours scolaire.

« Un enfant doit pouvoir apprendre dans de bonnes conditions, et cela passe aussi par son alimentation », a-t-elle affirmé, justifiant ainsi la place accordée au Programme national d’alimentation scolaire dans la politique éducative du pays.

La FAO sollicitée pour soutenir les cantines scolaires

Dans le cadre de cette démarche, Raïssa Malu a salué l’appui de la FAO au développement des jardins scolaires destinés à soutenir les cantines. Cette initiative vise à renforcer les liens entre l’éducation, la production alimentaire et les besoins nutritionnels des élèves.

Pour l’année scolaire 2026-2027, 78 sites pilotes de cantines scolaires sont opérationnels en RDC, selon les informations communiquées dans le cadre de cette initiative.

Le développement des jardins scolaires apparaît ainsi comme un axe de soutien au programme d’alimentation scolaire, dans un contexte où les conditions de vie et d’apprentissage des enfants constituent un enjeu pour le système éducatif congolais.

La place des femmes dans les sciences et l’innovation

En marge des échanges consacrés à l’alimentation et aux systèmes agroalimentaires, la ministre d’État a participé au module consacré au « Dialogue intergénérationnel sur les femmes leaders en sciences et innovation agroalimentaire ».

À cette occasion, elle a rendu hommage à la professeure Marie-Claire Yandju, présentée comme une pionnière de la valorisation du manioc en RDC, dont les recherches remontent à 1980. Raïssa Malu a notamment salué son soutien à la Semaine de la science et des technologies depuis 2014.

Cet hommage souligne l’importance de la contribution des femmes à la recherche scientifique et à l’innovation agroalimentaire, ainsi que la nécessité de favoriser la transmission des connaissances entre générations.

À Rome, la participation congolaise au Forum mondial de l’alimentation a ainsi permis de mettre en lumière deux enjeux complémentaires : l’amélioration des conditions d’apprentissage grâce à l’alimentation scolaire et la promotion des femmes dans les domaines scientifiques et agroalimentaires. Des priorités qui relient directement les politiques éducatives aux défis du développement durable en République démocratique du Congo.

Tighana MASIALA

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