Assemblée nationale : Budhet 2027 : projet validé, place au toilettage à la Commission Ecofin

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Mme la Première Ministre se prépare à répondre vendredi aux préoccupations des élus nationaux

Avec 56.930 milliards de francs congolais, soit près de 24,8 milliards de dollars américains, le projet de budget 2027 vient de franchir le cap de la recevabilité à l’Assemblée nationale. Au terme de deux jours (jeudi et vendredi) d’un exercice d’explication et de défense convaincant devant les élus, Judith SuminwaTulukaobtient le feu vert parlementaire pour la suite de la procédure. Une étape importante qui met en lumière le travail de préparation du Gouvernement et la détermination de la Première Ministre à faire du budget un véritable instrument de transformation économique et sociale.

C’est une étape de franchie, et non des moindres, pour Judith SuminwaTuluka. Après avoir défendu avec méthode et conviction les grandes orientations du projet de loi de finances 2027 devant les députés nationaux, la Première Ministre a obtenu la recevabilité du texte. Une première victoire parlementaire qui ouvre désormais la voie à son examen approfondi au sein de la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire (Ecofin).

Derrière cette avancée institutionnelle se dessine un travail gouvernemental de fond. Avec une enveloppe de 56.930 milliards de francs congolais, équivalant à environ 24,8 milliards de dollars américains, le Gouvernement Suminwa affiche ses ambitions pour le prochain exercice budgétaire. Présenté en équilibre entre les recettes et les dépenses, ce projet enregistre une progression de près de 12 % par rapport au budget rectificatif de 2026.

Un chiffre qui traduit une volonté politique : accroître progressivement les moyens de l’État pour répondre aux défis du développement, de la sécurité et de l’amélioration des conditions de vie des Congolais.

Suminwa face aux députés : la maîtrise des chiffres et des priorités

L’un des mérites de cette étape aura été la capacité de la Cheffe du Gouvernement à répondre aux préoccupations des élus nationaux. Loin de considérer leurs interventions comme de simples formalités parlementaires, Judith Suminwa a tenu à reconnaître leur portée démocratique et sociale.

« Nous avons entendu vos interrogations, vos analyses, vos suggestions ainsi que vos attentes. Nous les considérons non pas comme de simples observations sur un document budgétaire, mais comme l’expression légitime des aspirations de nos populations », a-t-elle souligné.

Cette démarche témoigne de l’importance accordée au dialogue entre l’Exécutif et le Parlement. La Première Ministre a notamment structuré ses réponses autour de trois préoccupations majeures : la crédibilité financière, sociale et territoriale du projet de budget.

Sur le front économique, les perspectives annoncées tablent sur une croissance de 5,8 % en 2027, contre 5,6 % en 2026. Les recettes courantes devraient, quant à elles, progresser de 15,5 %, grâce notamment aux réformes fiscales et à l’amélioration de la mobilisation des ressources publiques.

Autant d’indicateurs qui traduisent l’ambition du Gouvernement de consolider les fondamentaux économiques et de donner davantage de moyens à l’action publique.

Sécurité et social : les priorités au cœur des arbitrages

Mais le travail de Judith Suminwa ne se limite pas aux équilibres macroéconomiques. Le projet de budget 2027 entend également répondre aux urgences nationales.

Dans un pays confronté à une crise sécuritaire persistante dans sa partie orientale, le Gouvernement prévoit de consacrer 20 % des recettes courantes à la défense, à la sécurité, à la diplomatie et à la communication de guerre. À cela s’ajoute le recrutement envisagé de 20.000 militaires et de 18.000 policiers au cours de l’année 2027.

Sur le plan social, les ambitions sont tout aussi importantes. La mécanisation de 50.000 agents publics non payés, la mise à la retraite de 30.000 fonctionnaires ainsi que la poursuite du Programme de développement local des 145 territoires, soutenue par une allocation de 825 milliards de francs congolais, figurent parmi les engagements annoncés.

Ces prévisions donnent une indication claire des priorités affichées par la Première Ministre : renforcer l’État, améliorer le fonctionnement des services publics et faire en sorte que les ressources nationales contribuent davantage au bien-être collectif.

La crédibilité financière, autre acquis à consolider

Autre motif de satisfaction évoqué devant les députés : le retrait de la RDC de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Cette avancée constitue un signal important pour la crédibilité du système financier congolais et la confiance des partenaires internationaux. Elle vient conforter les efforts engagés par les autorités pour améliorer la gouvernance financière, renforcer la transparence et assainir l’environnement économique.

Pour Judith Suminwa, ces progrès doivent désormais se traduire dans la gestion des finances publiques et dans les retombées concrètes de l’action gouvernementale.Car la Première Ministre en est consciente : la réussite d’un budget ne se mesure pas seulement à l’importance des montants annoncés, mais surtout à leur capacité à transformer le quotidien des citoyens.

« Un budget n’est pas simplement un document de prévisions et d’autorisations de dépenses. C’est, avant tout, un contrat de confiance entre l’État et le peuple », a-t-elle rappelé.

Une étape franchie, le véritable défi commence

La recevabilité du projet de loi de finances 2027 constitue incontestablement un signal positif pour le Gouvernement Suminwa. Elle récompense un important travail de préparation, d’arbitrage et de défense des priorités gouvernementales devant la représentation nationale.

Mais le plus difficile reste à venir. La Commission Ecofin devra procéder au toilettage du texte, examiner les différentes propositions d’amendement et veiller à ce que les prévisions budgétaires correspondent au mieux aux réalités du terrain.

Pour Judith Suminwa, l’enjeu est désormais de préserver la cohérence de cette ambition tout en intégrant les préoccupations légitimes des députés.

Une chose est certaine : avec ce projet de près de 25 milliards de dollars, la Première Ministre entend donner à son action gouvernementale une dimension nouvelle. Au-delà des chiffres et des équilibres comptables, c’est une promesse de développement, de sécurité et de progrès social qu’elle soumet à l’appréciation du Parlement.

Le cap est fixé. Le plus difficile est maintenant de transformer cette ambition budgétaire en résultats palpables pour les Congolais.

Econews

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