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Examen d’État 2026 : Raïssa Malu lance officiellement les épreuves à Lubumbashi et réaffirme l’engagement du Gouvernement pour une école crédible, inclusive et exigeante

 La session ordinaire de l’Examen d’État et du Jury national du Cycle court, édition 2026, a été officiellement lancée, ce lundi 22 juin 2026, au Lycée Tuendele, à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga. Le coup d’envoi a été donné par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, en présence des autorités politico-administratives, éducatives et provinciales.

Cette cérémonie solennelle marque le début de quatre jours d’épreuves pour plus d’un million de finalistes du secondaire général, normal et technique à travers la République Démocratique du Congo, ainsi que pour les candidats du Cycle court professionnel. Elle consacre également une étape décisive dans le parcours scolaire et professionnel des finalistes appelés, à l’issue de cette évaluation nationale, à franchir un nouveau cap de responsabilité citoyenne, académique et professionnelle.

La ministre d’État Raïssa Malu a lancé les épreuves en présence notamment de Max Mpande Kisimba, ministre provincial de la Jeunesse, Éducation, Recherche scientifique, Nouvelle Citoyenneté, Sports, Loisirs, Culture et Arts, et porte-parole du Gouvernement provincial du Haut-Katanga. Ce dernier représentait le gouverneur ad intérim Martin Kazembe, empêché. La cérémonie a également connu la participation d’Ahmed Mukuna, questeur de l’Assemblée provinciale, représentant le président de l’organe délibérant provincial, Michel Kabwe, ainsi que de plusieurs autorités éducatives provinciales.

Dans son adresse aux candidats et aux différents acteurs du système éducatif, Raïssa Malu a souligné la portée symbolique et nationale de cette session. « Ce moment est solennel, il marque l’aboutissement d’un parcours scolaire et professionnel, mais aussi l’entrée dans une nouvelle étape de responsabilité pour chaque finaliste », a déclaré la ministre d’État, rappelant que l’Examen d’État demeure l’une des évaluations certificatives les plus importantes du système éducatif congolais.

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Pour la ministre, cette session s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui place l’éducation au cœur de la transformation nationale. « Cette vision nous engage à bâtir une école plus crédible, plus inclusive et plus exigeante, capable de préparer une jeunesse compétente, responsable et profondément attachée à la Nation », a-t-elle affirmé.

Plus d’un million de candidats au Cycle long

Présentant les statistiques officielles de cette édition, la ministre d’État a indiqué que le Centre national d’organisation des examens, CNO, a enregistré, pour le Cycle long du secondaire général, normal et technique, un total de 1 082 742 candidats, répartis dans 3 267 centres de passation à travers le pays et dans les centres hors frontières. Cela représente une moyenne de 331 candidats par centre.

Parmi ces candidats figurent 483 842 filles, soit 44,6 %, et 598 900 garçons, soit 55,4 %. Ces effectifs proviennent de l’ensemble des provinces éducationnelles de la République démocratique du Congo, mais également des centres organisés à l’étranger pour permettre aux élèves congolais poursuivant leur scolarité hors du territoire national de prendre part à cette évaluation certificative.

Comparativement à l’édition 2025, qui avait enregistré 1 079 349 candidats, l’édition 2026 connaît une légère progression de 3 393 candidats, soit une croissance globale de 0,3 ℅. Au-delà de cette progression générale modérée, la participation féminine affiche une évolution notable, avec 19 996 candidates supplémentaires, soit une hausse de 4,3 %. Le taux de participation des filles passe ainsi de 42,9 % en 2025 à 44,6 % en 2026, un signal positif dans la marche vers une école plus équitable et plus inclusive.

La province éducationnelle du Haut-Katanga 1 demeure la plus importante du pays en termes d’effectifs, avec 91 971 candidats inscrits. Elle est suivie notamment de Kinshasa-Lukunga, avec 48 872 candidats, Kinshasa-Tshangu, avec 45 449 candidats, Kwilu 2, avec 43 408 candidats, Sud-Kivu 1, avec 42 055 candidats, et Kinshasa Mont-Amba, avec 40 620 candidats.

La session ordinaire 2026 compte également 14 centres situés hors frontières, répartis entre l’Angola, l’Ouganda, le Burundi et la Tanzanie. Ces centres accueillent 3 698 candidats congolais scolarisés à l’étranger, confirmant la volonté des autorités éducatives nationales de maintenir le lien scolaire et certificatif avec les enfants congolais vivant hors du pays.

Le Cycle court professionnel également concerné

S’agissant du Cycle court professionnel, 6 237 candidats sont inscrits pour cette édition, dont 1 099 filles, soit 17,6 %, et 5 138 garçons, soit 82,4 %. Ces candidats sont répartis dans 252 centres de passation, avec une moyenne de 25 candidats par centre.

Par rapport à l’édition 2025, le nombre d’inscrits au Cycle court a augmenté de 215 candidats, soit une progression de 3,5 %. La participation féminine y connaît également une évolution encourageante, avec une progression de 7,7 %, faisant passer la représentation des filles de 16,9 % à 17,6 % des effectifs du Cycle court professionnel.

Ces données traduisent, selon les autorités éducatives, l’importance croissante accordée à la formation professionnelle et technique, dans un contexte national où l’école est appelée à fournir au pays des compétences capables de répondre aux besoins du marché du travail, de l’entrepreneuriat et du développement local.

Un message de sérénité, de rigueur et de confiance aux candidats

S’adressant directement aux finalistes, Raïssa Malu les a exhortés à aborder ces quatre jours d’épreuves avec calme, sérieux, concentration et confiance. Elle a insisté sur la nécessité pour chaque candidat de faire preuve d’intégrité, de discipline et de responsabilité durant toute la session.

La ministre d’État a également eu une pensée particulière pour les candidats qui présentent les épreuves dans des zones affectées par l’insécurité, dans les territoires sous occupation, ainsi que dans les milieux où une vigilance sanitaire renforcée s’impose en raison des risques épidémiques, notamment Ebola.

À ces finalistes confrontés à des conditions difficiles, elle a adressé un message de solidarité nationale. Elle leur a assuré que la République ne les oublie pas, soulignant que leur présence à cette session constitue « un acte de courage, de dignité et de résilience ».

« L’État reste mobilisé pour garantir l’accès aux évaluations certificatives et maintenir l’espérance scolaire même dans l’adversité », a indiqué Raïssa Malu, réaffirmant ainsi la détermination du Gouvernement à préserver la continuité scolaire, y compris dans les contextes les plus fragiles.

Lubumbashi, épicentre de la République éducative

Avant l’intervention de la ministre d’État, le directeur provincial de l’Éducation nationale du Haut-Katanga 1, le professeur Joseph Mwinkeu Tshiend, a salué le choix de Lubumbashi pour abriter la cérémonie officielle du lancement national de cette session. Pour lui, le Haut-Katanga est devenu, en ce jour, « l’épicentre de la République éducative ».

Cette formule traduit l’importance accordée à la province dans le dispositif national des évaluations scolaires, d’autant plus que le Haut-Katanga 1 affiche le plus grand nombre de candidats inscrits au Cycle long pour l’édition 2026.

De son côté, le ministre provincial Max Mpande Kisimba a exprimé la satisfaction du Gouvernement provincial de voir la session ordinaire de l’Examen d’État lancée officiellement à partir de Lubumbashi. Il a également salué les efforts engagés pour moderniser le processus d’organisation et de correction des épreuves, notamment à travers l’installation du Centre de scannage à Lubumbashi depuis l’édition précédente.

Pour les autorités provinciales, cette innovation constitue une avancée majeure dans la sécurisation, la fiabilisation et la célérité du traitement des copies de l’Examen d’État.

Visite de plusieurs centres de passation

Après la cérémonie officielle organisée au Lycée Tuendele, la ministre d’État Raïssa Malu a effectué une tournée dans plusieurs centres de passation de la ville de Lubumbashi, afin de s’enquérir du déroulement effectif des épreuves sur le terrain.

Elle s’est notamment rendue au Collège La Bonté et au Collège La Référence, situés au quartier Bel Air, dans la commune de Kampemba. Elle a également visité le Lycée technique Hodari Maria Goretti, dans la commune de la Ruashi.

Cette descente a permis à la ministre d’État de constater les conditions d’organisation des épreuves, d’encourager les candidats et de rappeler aux encadreurs, chefs de centres, inspecteurs et surveillants l’importance de garantir un climat de sérénité, d’équité et de transparence durant toute la session.

Inauguration du nouveau bâtiment du Centre de scannage

En marge du lancement officiel de l’Examen d’État 2026, Raïssa Malu a procédé, le même jour, à l’inauguration du nouveau bâtiment abritant le Centre de scannage des items de l’Examen d’État à Lubumbashi.

Construit dans l’enceinte de la Direction provinciale de l’Éducation nationale à Lubumbashi, cet édifice moderne de deux niveaux est doté d’équipements de technologie de pointe destinés au scannage des copies. Les fichiers numériques produits sont ensuite transmis à Kinshasa pour permettre une correction plus rapide, plus fiable et mieux sécurisée.

L’installation de ce centre s’inscrit dans la dynamique de modernisation du système national d’évaluation. Elle résulte de la collaboration entre le cabinet de la ministre d’État et l’administration de l’Éducation nationale, particulièrement l’Inspection générale. Cette synergie, désormais visible au niveau provincial, vise à renforcer la crédibilité des examens nationaux et à réduire les délais de traitement des résultats.

Deux centres pilotes de scannage sont déjà opérationnels à Lubumbashi et à Mbuji-Mayi depuis l’édition 2025 de l’Examen d’État. Selon les autorités éducatives, le succès de cette innovation dans le processus de correction a conduit à l’installation de quatre autres centres à Kisangani, Gemena, Tshikapa et Butembo.

Cette extension progressive du dispositif de scannage traduit la volonté du ministère de rapprocher certaines opérations techniques des provinces, tout en maintenant une coordination nationale rigoureuse. Elle participe également à la lutte contre les lenteurs administratives et les risques d’erreurs dans le traitement des copies.

Une session placée sous le signe de la responsabilité

Le lancement de l’Examen d’État 2026 à Lubumbashi intervient dans un contexte où le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté entend consolider les réformes engagées pour améliorer la qualité, la crédibilité et l’inclusivité du système éducatif congolais.

À travers cette session, le Gouvernement entend non seulement évaluer les acquis scolaires des finalistes, mais aussi réaffirmer le rôle central de l’école dans la construction d’une jeunesse compétente, responsable et attachée aux valeurs de la Nation.

Pour les finalistes, ces quatre jours d’épreuves représentent l’aboutissement de plusieurs années d’efforts. Pour l’État, ils constituent un moment stratégique de certification des compétences, de consolidation de l’équité scolaire et de projection vers l’avenir.

En donnant le coup d’envoi national depuis Lubumbashi, la ministre d’État Raïssa Malu a voulu placer cette édition sous le signe de la rigueur, de la confiance et de la modernisation. Un message clair adressé à toute la communauté éducative : l’Examen d’État demeure un pilier de la crédibilité du système scolaire congolais et un passage déterminant dans la formation des citoyens de demain.

Econews

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