Élu dès le premier tour avec 34 voix, soit plus des deux tiers des suffrages, le Maroc signe un retour remarqué au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine. Cette nouvelle victoire diplomatique, enregistrée à Addis-Abeba lors de la 48ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA, conforte le positionnement de Rabat comme acteur engagé dans la prévention et la gestion des conflits sur le continent.
Le Maroc a marqué un point décisif dans sa stratégie africaine. Mercredi, en marge de la 48e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine, le Royaume a été élu dès le premier tour au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, recueillant 34 voix sur un total de suffrages exprimés, soit plus des deux tiers nécessaires pour emporter le siège.
Cette élection, qui s’est tenue dans la capitale éthiopienne, consacre le retour en force du Maroc au sein de l’instance décisionnelle permanente chargée de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits sur le continent. Le Royaume y siégera pour un mandat de deux ans, renouvelant ainsi une présence déjà marquée par deux précédents mandats — trois ans (2022-2025) et deux ans (2018-2020) — depuis son retour à l’Union africaine en 2017.
Un rôle constructif salué par les pairs
Dans les couloirs du siège de l’UA, plusieurs délégations ont salué l’engagement du Maroc au sein du CPS. Ces dernières années, Rabat s’est distingué par une volonté affichée d’améliorer les méthodes de travail de l’organe et de promouvoir des pratiques inclusives, en concertation avec les autres États membres. Une diplomatie de terrain, discrète mais efficace, qui semble aujourd’hui porter ses fruits.
La délégation marocaine, conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a activement participé aux travaux préparatoires de cette 48e session. Celle-ci fait office de prélude au 39e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février.
Un signal fort à l’approche du sommet des chefs d’État
Cette élection, obtenue sans difficulté majeure, intervient à un moment stratégique pour le Maroc, qui entend peser davantage sur les grandes orientations sécuritaires et politiques du continent. Alors que l’Afrique fait face à une recrudescence des tensions dans plusieurs régions — Sahel, Corne de l’Afrique, Grands Lacs —, la voix du Royaume au sein du CPS sera scrutée avec attention.
Au-delà du symbole, c’est une reconnaissance par les pairs de la constance et de la crédibilité de l’action marocaine sur le continent. Une chose est sûre : à Addis-Abeba, Rabat ne vient plus seulement pour siéger, mais pour peser.
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