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UNISIC : le rapport de l’IGF qui fait trembler l’ancien régime Kambayi

Derrière la violente campagne de dénigrement qui cible l’actuelle rectrice de l’UNISIC, le professeur Bayedila, se cache en réalité une féroce guerre de réseaux alimentée par le dépit financier. Une enquête exclusive d’Econews, appuyée par un rapport accablant de l’Inspection générale des finances (IGF), lève le voile sur la gestion désastreuse du comité précédent dirigé par Kambayi Bwatsia. Des millions de francs congolais indûment perçus aux graves dérapages administratifs, les pièces à conviction révèlent comment les profiteurs d’un système déchu instrumentalisent aujourd’hui des assistants radiés pour saboter les réformes de redressement. Révélations sur un audit au vitriol qui ébranle les coulisses de cet alma mater.

L’Université des sciences de l’information et de la communication (UNISIC) est secouée par des révélations qui dépassent le simple cadre d’une polémique universitaire. Derrière les attaques virulentes dont est victime la rectrice Bayedila et son Comité de gestion se cache une réalité bien plus sombre : celle d’une gestion contestée de l’ancien Comité Kambayi, étayée par un rapport accablant de l’Inspection générale des finances (IGF).

Notre rédaction a eu accès aux conclusions de la mission de contrôle diligentée à l’UNISIC en 2025. Ces documents, que nous publions en fac-similé, lèvent le voile sur une gestion qualifiée de « mégestion » sous l’ère Kambayi Bwatsia. Et les chiffres donnent le vertige.

Des droits et avantages indûment accordés

Le rapport de l’IGF indexe sans ménagement l’ancien Comité de gestion. En millions de francs congolais, les inspecteurs des finances ont épinglé des droits et avantages indûment accordés au recteur Kambayi Bwatsia ainsi qu’aux membres de son équipe. Des sommes faramineuses qui ont vidé les caisses de l’institution au détriment de ses missions fondamentales.

Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’analyse des dépenses, en francs congolais comme en dollars américains, a révélé des irrégularités systémiques sur plusieurs années académiques. Les inspecteurs sont formels : ces pratiques « entachent davantage la fiabilité des états financiers de l’entité ».

L’équipe de l’IGF n’a pas fait dans la dentelle. Au-delà des seules dépenses, ce sont trois piliers de la gouvernance universitaire qui sont pointés du doigt: la fiscalité : des manquements graves dans la gestion des obligations fiscales de l’établissement; les ressources humaines: des pratiques opaques ayant notamment conduit aujourd’hui à des radiations contestables d’assistants, aujourd’hui instru-mentalisés pour attaquer la nouvelle rectrice Bayedila; les marchés publics : des procédures bafouées, des contrats douteux, une transparence absente.

Un Comité Bayedila qui éponge les dégâts

À en croire les données financières fournies par l’IGF, l’UNISIC saignait à blanc sous le Comité Kambayi. L’institution était au bord du gouffre. C’est dans ce contexte apocalyptique qu’est arrivée la rectrice Bayedila, contrainte de colmater les fissures laissées par ses prédécesseurs.

Sa mission : redresser les comptes, rétablir la transparence, remettre l’université sur les rails. Une tâche herculéenne qui lui vaut aujourd’hui les foudres de ceux qui ont prospéré dans l’ombre du système Kambayi.

Car derrière les articles virulents publiés sur les réseaux sociaux, derrière les campagnes de dénigrement dont elle est victime, se profile une réalité glaçante : les assistants radiés sous l’ancien régime, instrumentalisés par leurs anciens maîtres, sont les porte-voix d’une caste qui refuse de voir ses privilèges s’envoler.

En s’attaquant à la rectrice Bayedila, ils ne défendent pas une cause juste. Ils défendent un système. Un système qui a saigné l’UNISIC, qui a détourné des deniers publics, qui a fait fi des règles élémentaires de gestion.

La vérité éclatera-t-elle ?

Le rapport de l’IGF est accablant. Il met en lumière des pratiques que l’actuel Comité de gestion tente courageusement de corriger. Mais à force de subir des attaques, la rectrice Bayedila pourrait bien finir par révéler toute la vérité au grand jour. Et cette vérité, pour ceux qui ont profité du système Kambayi, risque d’être cinglante.

L’UNISIC mérite mieux qu’une guerre de tranchées entre héritiers d’un passé contesté et bâtisseurs d’un avenir plus transparent. Les étudiants, le personnel et toute la communauté universitaire attendent des comptes clairs et des actes.

Le dossier est désormais entre les mains de la justice. Espérons qu’elle saura, cette fois-ci, faire toute la lumière sur une affaire qui dépasse les simples querelles de personnes. Car c’est bien l’intégrité de l’enseignement supérieur congolais tout entier qui est en jeu.

Voici en fac similé les conclusions de la mission de l’IGF à l’UNISIC.

Econews

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