La Banque mondiale a approuvé un financement de 200 millions de dollars américains pour renforcer la gestion des déchets et la résilience de Kinshasa face aux inondations, selon un communiqué de l’Hôtel de Ville. Ce projet ambitieux vise à moderniser les infrastructures d’assainissement et à prévenir les risques environnementaux dans la capitale congolaise.
Pour une ville plus durable
L’annonce fait suite à une réunion de travail entre le Gouvernement provincial de Kinshasa, dirigé par le Gouverneur Daniel Bumba, et une délégation de la Banque mondiale conduite par Catalina Marulanda, experte en urbanisme et résilience pour l’Afrique de l’Est et Australe.
«Cette rencontre était cruciale. Nous avons discuté de deux enjeux majeurs : la lutte contre les inondations et l’amélioration de l’assainissement. La Banque mondiale a décidé d’appuyer les efforts de Kinshasa avec un projet de plus de 200 millions de dollars, axé sur la prévention et les infrastructures durables», a expliqué Mme Marulanda.
Le communiqué souligne que ce financement a été rendu possible grâce aux réformes engagées par le Gouverneur Bumba, notamment la récupération de la décharge finale de Mpasa (commune de la Nsele), illégalement occupée pendant plus de dix ans. Cette action emblématique a démontré la volonté des autorités locales d’assainir la gestion urbaine et de restaurer la confiance des partenaires internationaux.
Le projet soutiendra notamment : la construction d’infrastructures de drainage pour réduire les inondations, fléau récurrent à Kinshasa ; le renforcement des systèmes de collecte et de traitement des déchets; des solutions innovantes pour améliorer la résilience climatique de la ville.
Vers une métropole plus viable
Pour le Gouvernorat de Kinshasa, ce financement marque une étape clé dans la transformation de la capitale, où l’urbanisation rapide et le manque d’infrastructures aggravent les défis sanitaires et écologiques.
«Avec l’appui de la Banque mondiale, nous engageons une nouvelle ère pour Kinshasa : une ville mieux préparée face aux crises, plus propre et plus attractive pour ses habitants », a déclaré un représentant de l’administration urbaine.
A l’Hôtel de ville, on annonce qu’une mission technique de la Banque mondiale est attendue dans les semaines à venir pour finaliser les modalités de mise en œuvre.
«De Kin la belle à Kin le poubelle »
La ville de Kinshasa est l’une des plus grandes agglomérations de l’Afrique subsaharienne. Elle compte à ce jour plus de 15 million d’habitants. Cet accroissement de la population s’accompagne des problèmes de divers ordres, entre autre celui de l’insalubrité suite à une mauvaise gestion des déchets.
La gestion des déchets ou des ordures ménagères est devenue aujourd’hui, un problème de société auquel nous devons faire face au jour le jour. La gestion des déchets, devient dès lors, l’une des préoccupations majeures de notre ère dans ce sens que, pour espérer vivre dans une ville propre et de manière seine, nous devons, pas à pas, faire face à cette épineuse question de la gestion des déchets ménagers.
Retenons que, la ville de Kinshasa produit environ trois (3) millions de tonnes des déchets solides par an, soit près de 8.200 par jour. La production journalière par habitant, selon la commune de résidence, est évaluée entre 350 g et 750 g.
Benny Lutaladio

