Dès sa première réunion du Conseil des ministres, le Gouvernement Suminwa II a reçu des instructions claires du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : performance, rigueur et résultats concrets. Avec 53 membres autour de la Première ministre Judith Suminwa, l’exécutif national est sommé d’agir vite, en priorisant la stabilité économique, la sécurité dans l’Est et une gestion transparente des finances publiques. Le Chef de l’État a averti : chaque ministre sera évalué dans six mois, sous peine de « conséquences ». La pression est déjà palpable.
Aussitôt mis en place, le Gouvernement Suminwa II connaît déjà son cahier des charges tel que tracé par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Pour leur première réunion du Conseil des ministres, les 53 membres de Suminwa II ont été fixés sur ce qui les attend : «Vous connaissez les défis, les attentes et les leviers d’action : il vous appartient désormais de produire des résultats plus visibles et plus tangibles ».
Aux nouveaux membres du Gouvernement, tout comme à ceux reconduits ou permutés, le Chef de l’Etat a été direct : « Imprégnez-vous rapidement des dossiers relevant de vos attributions, engagez-vous avec détermination dans l’atteinte des objectifs fixés et agissez toujours dans le strict respect de la Constitution, des Lois de la République et de mes orientations », a souligné le Président de la République.
Aussi, à l’ensemble du Gouvernement, le Président de la République a rappelé que «chaque membre est en charge d’un secteur d’activités qu’il doit servir avec compétence, énergie et dévouement. Mais la meilleure individualité n’est rien si elle ne s’intègre pas dans un collectif conduit par Madame la Première ministre, cheffe du Gouvernement ». A ce titre, il leur revient, note-t-il, de « travailler dans un esprit de collégialité, de solidarité et de complémentarité, afin de traduire en actions concrètes les engagements pris devant la Nation. Les divergences doivent toujours être résolues par le dialogue, dans l’intérêt supérieur du pays ».
Membres de l’exécutif national, les ministres doivent faire preuve d’exemplarité en incarnaientt des valeurs morales et républicaines qui doivent guider toute action publique : loyauté envers la Nation, sens élevé de l’Etat, probité, humilité, patriotisme, esprit de sacrifice et exemplarité. «Votre conduite personnelle et professionnelle doit refléter en tout temps l’éthique, la discipline et l’intégrité que notre peuple est en droit d’attendre de ses dirigeants», a indiqué le Chef de l’Etat.
Aux ministères où il a été adjoint un ministre délégué ou un vice-ministre, le Président de la République attend une harmonie dans l’action gouvernementale par une « collaboration franche et loyale, dans le respect strict des attributions de chacun, afin de garantir la continuité et l’efficacité de l’action gouvernementale ».
Dans un contexte de guerre dans l’Est de la RDC, Félix Tshisekedi veut voir ses ministres prôner le discours de l’unité, de soutien aux forces de défense et de sécurité dans le sens de préserver la cohésion nationale. «Notre pays continuant de faire face à une guerre d’agression injuste qui endeuille nos populations de l’Est et menace notre souveraineté, il a évoqué l’impératif de faire bloc, de transcender toute divergence, et de constituer un front commun contre l’ennemi. Ainsi, chaque décision, chaque action, chaque parole doit contribuer à renforcer l’unité nationale, à soutenir nos forces de défense et de sécurité et à préserver la cohésion de notre peuple. D’où, la nécessité de toujours porter haut, partout où nous sommes, la voix de la République Démocratique du Congo sur la question de l’agression ».
Finances publiques : l’orthodoxie sera la règle
La précarité des ressources internes dans un environnement pollué par la guerre exige une nette orthodoxie dans la gestion des finances publiques, a indiqué le Chef de l’Etat.
A ce propos, le Président de la République dit attendre de Suminwa II « une gestion rigoureuse et transparente des deniers publics, en veillant à une utilisation optimale des ressources financières mises à la disposition des membres du Gouvernement », rappelant que « le peuple congolais, qui endure encore les séquelles des crises passées, aspire à la stabilité et au progrès ».
C’est pourquoi il a exhorté à poursuivre et à consolider les efforts déjà entrepris pour stabiliser le cadre macroéconomique: maintenir la discipline budgétaire, contenir l’inflation, soutenir la croissance et créer les conditions d’un développement inclusif et durable. «C’est ici le lieu d’évaluer les réformes existantes, et de décider soit de leur poursuite, soit de leur amélioration ou encore d’en engranger d’autres afin de renforcer nos forces de sécurité, fluidifier le transport, améliorer la scolarisation et veiller à ce que chaque franc congolais serve un objectif précis et utile », a souligné le Président de la République.
Dans le même registre, Félix Tshisekedi est revenu sur l’obligation qui incombe aux membres du Gouvernement de se tenir prêts à capitaliser les partenariats en perspective, en particulier ceux à engager avec les Etats-Unis d’Amérique.
«Ce Gouvernement, plus que tout autre, doit être un Gouvernement d’action et des résultats », a-t-il souligné, tout en indiquant que le peuple lui a renouvelé sa confiance en l’élisant pour un second mandat à la Magistrature suprême, afin que « la vision qu’il lui avait proposée se traduise en réalisations concrètes ». Il a dit attaché, à cet égard, « une importance capitale au suivi rigoureux et à l’évaluation régulière des projets structurants et des réformes en cours ».
D’où, sa recommandation, suivie d’une promesse d’évaluation de chaque ministre dans les six mois à venir : « Il vous appartient d’exercer un contrôle constant sur l’état d’avancement des chantiers qui vous sont confiés et de rendre compte, avec précision et transparence, des résultats obtenus. Liés par la même obligation de résultats, votre action fera l’objet d’une évaluation stricte dans les six mois qui viennent, tant par la Première ministre que par moi-même ».
Si chaque ministre sera soumis à une stricte évaluation, le Président de la République en a, du reste, fixé le cadre : «Chaque appréciation, positive ou négative, entraînera les conséquences qui s’imposent, conformément à la performance constatée. Je le redis : le peuple congolais attend de vous de la réactivité, de la vision et de la détermination. Ensemble, soyons à la hauteur de ses aspirations et œuvrons, dans l’unité et la discipline, pour un Congo plus fort, plus prospère et plus solidaire.
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