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Éducation nationale : Raïssa Malu mobilise les syndicats pour une rentrée scolaire effective le 1er septembre

À quelques jours de la rentrée scolaire 2025-2026, prévue le 1er septembre, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a réuni ce jeudi 21 août les leaders syndicaux de son secteur. Objectif : assurer une rentrée effective et apaisée, tout en faisant le point sur les engagements pris par le Gouvernement à l’issue de la commission paritaire d’août 2024 à Bibwa.

Des engagements rappelés et réaffirmés

Dans son intervention, la ministre d’État a insisté sur la volonté de l’exécutif de tenir ses promesses, malgré les contraintes budgétaires liées à la situation sécuritaire dans l’Est du pays. « Le Gouvernement reste déterminé à améliorer les conditions de travail des enseignants et à maintenir un dialogue permanent avec les syndicats », a-t-elle assuré.

Son directeur de cabinet, Simon Zono, a détaillé les engagements déjà honorés. Parmi eux, la mise en place effective de la Commission interministérielle de suivi des accords, la majoration de 100.000 FC pour les enseignants, ainsi que le paiement de plusieurs primes (encadrement, fonctions spécifiques, etc.). D’autres engagements, comme l’extension progressive de la Mutuelle de santé des enseignants (MESP), sont en cours de réalisation.

Une mission d’assainissement du fichier de paie

Concernant le fichier de paie et le statut particulier des enseignants, Simon Zono a annoncé une vaste mission de contrôle dans toutes les provinces éducationnelles. Elle devra identifier les doublons et les fictifs, afin de dégager des ressources pour la prise en charge des enseignants non encore rémunérés.

« Cette mission permettra aussi d’établir un état précis des nouvelles unités en attente de prise en charge. Quant au statut particulier, il offrira aux enseignants plus de stabilité et de meilleurs avantages financiers », a-t-il ajouté.

Les syndicats saluent mais alertent

De son côté, le président de l’intersyndical, Godefroid Matondo, a salué cette rencontre, qualifiée de « première » avec la ministre d’État, tout en rappelant les difficultés persistantes.

« Nous avons félicité la ministre pour cette initiative d’échange direct, mais nous avons aussi soulevé des préoccupations majeures. Dans certaines zones, des enseignants n’ont pas perçu leurs salaires depuis deux à trois mois, malgré le décaissement des fonds par le Gouvernement », a-t-il déploré.

Le leader syndical a également insisté sur la mission de contrôle des effectifs, estimant nécessaire de disposer d’un chiffre exact du nombre d’enseignants afin de résoudre le problème des NP (non payés) et des NU (nouvelles unités), nombreux à travailler sans rémunération.

Une rentrée sous tension maîtrisée

Alors que la rentrée scolaire est officiellement fixée au 1er septembre, les échanges entre la ministre et les représentants syndicaux apparaissent comme une étape cruciale pour garantir une reprise des cours dans la sérénité.

En rappel, la réforme du secteur éducatif, entamée sous l’impulsion du Président Félix Tshisekedi, reste l’un des chantiers prioritaires du Gouvernement, avec pour ambition d’améliorer la qualité de l’enseignement et de valoriser la profession enseignante.

Avec 7sur7.cd