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OIF : Grâce Neema salue le choix de Juliana Lumumba, une candidature «stratégique» qui réaffirme la place de la RDC dans l’espace francophone

En cette Journée internationale de la Francophonie, la République Démocratique du Congo ne se contente plus de figurer : elle s’affirme. En propulsant la candidature de Juliana Lumumba au Secrétariat général de l’OIF, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, opère un coup de maître diplomatique, salué avec force par l’Honorable Grâce Neema, Questeure adjointe de l’Assemblée nationale. Entre héritage historique du héros national, défense acharnée de l’intégrité territoriale et promotion d’un leadership féminin d’exception, ce choix stratégique marque la fin de l’effacement. Premier bassin de locuteurs au monde, la RDC exige désormais une influence à la mesure de son poids démographique et de sa dignité retrouvée, envoyant un signal clair à la communauté internationale : le destin de l’espace francophone ne se jouera plus sans sa pièce maîtresse.

En cette Journée internationale de la Francophonie, Kinshasa frappe un grand coup diplomatique. En officialisant le soutien du Chef de l’État à la candidature de Juliana Lumumba pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la République Démocratique du Congo sort de sa réserve et affiche clairement ses ambitions. Une initiative accueillie avec ferveur par l’Honorable Grâce Neema, Questeure adjointe de l’Assemblée nationale, qui y voit bien plus qu’une simple formalité administrative : un acte de souveraineté.

Ce 20 mars 2026, alors que le monde francophone célèbre sa langue et ses valeurs, la RDC a choisi de ne pas se contenter du rôle d’invité de marque. En portant la candidature de Juliana Lumumba, le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo fait le pari de l’offensive. Pour l’Honorable Grâce Neema, ce choix dépasse le cadre diplomatique traditionnel. « C’est un choix stratégique qui honore la République et contribue à redorer sa crédibilité auprès des partenaires internationaux », a-t-elle déclaré, saluant avec une clarté républicaine la vision du Chef de l’État.

Mais derrière la manœuvre diplomatique se cache une nécessité existentielle pour le pays. Dans un contexte régional où les tensions sécuritaires et les ingérences se multiplient, la Questeure adjointe rappelle que cette candidature revêt une dimension « presque charnelle ». « Il s’agit de la défense de notre peuple, de notre intégrité territoriale et du droit de vivre en paix », martèle-t-elle, liant ainsi le destin de l’institution francophone à celui d’une RDC en quête de stabilité.

Un poids démographique et une légitimité historique

Premier pays francophone au monde par sa population, la RDC possède une légitimité numérique et culturelle souvent reléguée au second plan dans les instances internationales. Cette candidature est perçue par ses partisans comme un correctif historique. Après des années marquées par des dynamiques d’influence parfois défavorables, Kinshasa entend désormais peser de tout son poids dans les orientations stratégiques de la Francophonie. Il ne s’agit plus seulement d’être un récipiendaire de projets, mais bien un acteur qui définit les règles.

Pour incarner cette ambition, le profil de Juliana Lumumba apparaît comme un atout majeur. Polyglotte, aguerrie aux arcanes des institutions internationales et forte d’une expérience dans les milieux diplomatiques et culturels, elle incarne une forme de renouveau. Sa candidature tente de conjuguer la rigueur technique à la stature politique.

L’héritage d’un nom et le symbole d’un genre

Mais au-delà des compétences, c’est le symbole qui frappe. Le nom Lumumba, indissociable de la tragédie et de l’épopée nationales, résonne comme un appel à la mémoire. En portant ce patronyme, l’héritière politique de Patrice-Emery Lumumba rappelle au monde que la lutte pour la souveraineté et la justice demeure au cœur de l’identité congolaise.

« C’est un hommage rendu à sa mémoire, à sa famille et à l’ensemble du peuple congolais », souligne Grâce Neema, rappelant que cette candidature s’inscrit dans la lignée des combats historiques pour la dignité.

Le timing renforce encore la portée symbolique de l’événement. En ce mois de mars, dédié à la promotion des droits des femmes, le choix d’une candidate de premier plan pour diriger la Francophonie envoie un signal fort sur la place du leadership féminin congolais. Il s’agit d’une reconnaissance, non seulement pour Juliana Lumumba, mais pour toutes les femmes congolaises qui, trop souvent, restent invisibles dans les sphères de décision.

« Génération paix » : un appel à responsabilité

Cette initiative intervient alors que la Journée internationale de la Francophonie est placée sous le thème : « Génération paix ? La contribution de la jeunesse à un monde plus apaisé ». Un thème qui fait écho aux préoccupations congolaises, où la jeunesse est à la fois la première victime des conflits et la principale force d’espoir. En proposant une candidate qui incarne la mémoire, la compétence et l’ambition, la RDC répond à cet appel par un acte politique fort.

À quelques mois du 20ᵉ Sommet de la Francophonie, prévu en novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge, la campagne pour le poste de Secrétaire général de l’OIF s’annonce disputée. Mais Kinshasa semble déterminé à jouer sa partition jusqu’au bout. Avec cette candidature, la RDC ne demande plus seulement une place à la table des négociations : elle revendique le droit de s’y asseoir en maître, pour défendre son intégrité et réécrire, à sa manière, l’histoire de l’espace francophone.

Econews

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