La République Démocratique du Congo franchit un cap décisif dans la valorisation de ses ressources naturelles avec la signature d’un accord majeur avec la République populaire de Chine, sous l’impulsion du Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. Ce partenariat, inscrit dans la dynamique impulsée par Félix Tshisekedi et Xi Jinping, promet non seulement un accès préférentiel au marché chinois, mais surtout une transformation locale accrue des minerais, plaçant désormais la création de valeur et la souveraineté économique au cœur de la stratégie minière congolaise.
La République Démocratique du Congo (RDC) franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur extractif. Jeudi, à l’issue d’une cérémonie officielle, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, et son homologue chinois, Guan Zhi’ou, ont procédé à la signature d’un Mémorandum d’Accord portant sur la coopération dans les domaines de la géologie et des ressources minérales.
Cet accord, conclu en présence de délégations de haut niveau des deux pays, dont l’ambassadeur François Balumuene ainsi que les responsables du Cadastre minier (CAMI) et du Service Géologique National du Congo (SGNC), consacre une volonté politique affirmée de renforcer un partenariat stratégique entre Kinshasa et Pékin.
Un partenariat inscrit dans la dynamique Tshisekedi – Xi
La signature de ce mémorandum s’inscrit dans la continuité des échanges engagés en 2023 entre le président Félix Tshisekedi et son homologue chinois Xi Jinping. Elle traduit la volonté commune de bâtir une coopération équilibrée, pragmatique et orientée vers la création de valeur partagée.
Au cœur de cet accord : une architecture claire reposant sur la concertation permanente, le respect du cadre légal congolais, la protection des investissements et, surtout, la promotion de la transformation locale des ressources naturelles. Une orientation stratégique qui marque une rupture avec les modèles extractifs classiques, longtemps critiqués pour leur faible impact sur le développement local.
L’un des points saillants de cet accord réside dans la décision d’accorder, à partir du 1er mai 2026, un accès en franchise de droits de douane aux exportations congolaises vers la République populaire de Chine. Une mesure qui devrait significativement renforcer la compétitivité des produits miniers congolais sur le marché international et stimuler la croissance du secteur.
Dans le même esprit, un mécanisme de suivi et de dialogue a été institué afin de garantir la conformité des projets et leur mise en œuvre dans un environnement d’investissement stable, transparent et sécurisé. Une exigence essentielle pour attirer davantage de capitaux et rassurer les partenaires internationaux.
Au-delà des principes, l’accord met l’accent sur des projets structurants, au premier rang desquels figure le développement des Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR). Ce projet ambitieux vise à créer un corridor stratégique reliant l’océan Indien à l’océan Atlantique, avec une production initiale estimée à 50 millions de tonnes de fer par an, pouvant atteindre 300 millions de tonnes à long terme.
Avec un investissement évalué à près de 28,9 milliards USD, MIFOR s’annonce comme l’un des projets miniers les plus importants du continent africain. Il devrait bénéficier d’un accompagnement prioritaire, notamment à travers l’implication d’entreprises chinoises dans le déploiement d’unités industrielles de transformation à grande échelle.
Une diplomatie minière proactive
Dans la foulée de cette signature, le Ministre Louis Watum Kabamba a été invité à participer, en septembre prochain, au Forum international des Ministres des Mines, où il interviendra conjointement avec son homologue chinois. Cette participation s’inscrit dans la stratégie diplomatique du Gouvernement dirigé par la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, visant à positionner la RDC comme un acteur clé sur l’échiquier minier mondial.
À travers cet accord, la RDC réaffirme son ambition de bâtir un secteur minier moderne, responsable et créateur de richesse. En misant sur la transformation locale, l’intégration aux chaînes de valeur mondiales et la sécurisation des investissements, Kinshasa entend faire du secteur extractif un véritable moteur d’industrialisation et de souveraineté économique.
L’action du Ministre Louis Watum apparaît ainsi comme un jalon décisif dans la redéfinition de la politique minière congolaise, désormais tournée vers une exploitation plus équitable et durable des ressources naturelles, au bénéfice direct de la population.
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