La signature du Mémorandum d’Accord entre la République Démocratique du Congo et la Chine, ce jeudi, n’est pas qu’une simple formalité diplomatique. C’est un acte de souveraineté économique affirmé. En gravant dans le marbre la coopération géologique et minérale, Kinshasa et Pékin ne se contentent pas d’échanger des ressources contre des capitaux ; ils scellent un pacte de transformation.
L’époque de l’exportation brute et aveugle doit s’effacer. L’engagement du Ministre Louis Watum Kabamba est clair : le futur de la RDC se jouera dans la transformation locale. Avec l’accès en franchise de droits de douane vers le marché chinois dès mai 2026, nos minerais ne seront plus seulement des commodités mondiales, mais les leviers d’une industrialisation nationale.
Le projet titanesque des Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR) en est la preuve éclatante. Avec une projection de 300 millions de tonnes de fer à long terme et un investissement de près de 29 milliards USD, ce n’est pas seulement une mine que l’on creuse, c’est un corridor stratégique entre deux océans que l’on dessine. C’est l’épine dorsale d’une RDC connectée, capable de structurer l’espace africain.
Cependant, la réussite de ce partenariat «équilibré et pragmatique » repose sur un pilier non négociable : le respect strict de notre cadre légal. Le mécanisme de suivi instauré doit être le garant d’une transparence absolue. Pour que ce partenariat profite réellement au citoyen congolais, l’exploitation doit rimer avec responsabilité et création de valeur ajoutée sur notre sol.
Sous l’impulsion du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, et la coordination de la Première Ministre, Judith Suminwa, la RDC ne se contente plus d’être le « scandale géologique » du monde. Elle devient, enfin, une puissance économique qui dicte ses conditions pour le bien-être durable de son peuple.
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