Nommé Vice-Premier Ministre en charge du Budget dans le Gouvernement Suminwa II, Adolphe Muzito ne cache pas son optimisme. Porté par la vision stratégique du Président Félix Tshisekedi, le Vice-Premier Ministre brise les codes du pessimisme ambiant et dessine les contours d’une RDC métamorphosée.
Interrogé par Jeune Afrique, Adolphe Muzito, qui connaît dans le détail les arcanes des finances publiques pour avoir servi sous Joseph Kabila, dresse un constat sans équivoque : sous la présidence de Félix Tshisekedi, la RDC a changé de braquet.
Entre explosion spectaculaire du PIB, multiplication historique des budgets propres et reconstruction d’infrastructures nationales asphyxiées depuis l’époque coloniale, le cap est résolument fixé. Et d’ajouter, avec la foi de ceux qui voient loin : « Avec Félix Tshisekedi, la RDC se positionnera au 3e rang des puissances économiques d’Afrique subsaharienne, juste après l’Afrique du Sud et le Nigeria, avec un PIB de 215 milliards de dollars en 2035 ».
Une promesse de souveraineté retrouvée, une revanche du sol sur le sous-sol, et une feuille de route qui ne laisse plus personne indifférent.
Leader du Nouvel Elan, nommé Vice-Premier Ministre en charge du Budget dans le Gouvernement Suminwa II, Adolphe Muzito voit l’avenir de la République Démocratique du Congo au travers du leadership incarné par le Président de la République, Félix Tshisekedi. Interrogé par Jeune Afrique, il a peint un tableau réluisant de l’économie congolaise.
« L’économie congolaise se porte bien. Tout est au vert malgré le contexte difficile lié à la crise sécuritaire. En arrivant au pouvoir en 2019, le président Félix Tshisekedi a trouvé un PIB de 46,84 milliards de dollars pour 85 millions d’habitants. À fin 2023, ce PIB était de 70 milliards de dollars pour 105 millions d’habitants. Le PIB par tête d’habitant est donc passé de 540 dollars à 670 dollars pour la même période. Le budget national en ressources propres est passé de 4 à 8,5 milliards de dollars », note-t-il.
Ministre du Budget et Premier Ministre sous le règne de Joseph Kabila, il sait de quoi il parle. Avec Félix Tshisekedi aux commandes, il pense que la RDC se porte mieux qu’il y a quelques années : « À titre de comparaison, Joseph Kabila a multiplié le budget par quatre en vingt ans, alors que Félix Tshisekedi l’a multiplié par cinq en moins de dix ans. Par ailleurs, les réserves de change sont passées de 800 millions de dollars à 5,5 milliards de dollars sur la même période. C’est un exploit accompli par l’actuel président, avec le gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka ».
Investir dans les infrastructures
Si le secteur minier reste encore le principal moteur de croissance du pays, Adolphe Muzito réaffirme la volonté du Gouvernement de diversifier l’économie congolaise : « Le secteur minier reste évidemment le principal moteur de la croissance, mais il y a aussi les transports et les services. Par ailleurs, nous soutenons le développement du secteur agricole car il va nous aider à muscler nos exportations vers les pays voisins, et nous permettre ainsi de dégager plus de devises ».
Mais, comment valoriser l’agriculture sans infrastructures ? C’est le nouveau challenge, reconnait Muzito : « On ne peut pas faire de l’agriculture sans routes. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, le président Félix Tshisekedi n’a trouvé que 5.000 kilomètres de routes nationales macadamisées sur les 55.000 kilomètres dont dispose le pays, représentant le tracé colonial. Sur les chemins de fer, même constat : il a trouvé 1.000 kilomètres de chemins de fer effectivement fonctionnels sur 5.000 kilomètres qui dataient du tracé colonial ».
Il note une nette volonté du Gouvernement de résorber ce déficit en infrastructures : « D’ici 2028, le budget en ressources propres passera à 21 milliards de dollars, ce qui nous permettra d’atteindre 10.000 kilomètres de routes nationales macadamisées. À cet horizon, nous aurons également atteint 1.500 kilomètres des chemins de fer. Nous prévoyons que, dans les dix prochaines années, soit d’ici à 2035, plus de 100 milliards de dollars pourraient être affectés à la construction de 50.000 kilomètres de routes nationales macadamisées et 4.000 kilomètres de chemins de fer. Il y aura aussi, d’ici là, 125 unités aéroportuaires et portuaires, 50 unités des barrages hydroélectriques installées à quoi il faut ajouter la construction de cités pour les policiers et de casernes pour les militaires… »
Et de préciser : « Selon nos projections, notre taux de croissance pourrait se situer autour de 5,5 % en moyenne dans la décennie 2026-2035. Grâce à ces résultats, la RDC aura atteint sa souveraineté en finançant ses investissements avec des ressources propres, sans se soumettre aux caprices des institutions financières internationales et des partenaires bilatéraux.
Les investissements et le développement agricoles seront dès lors possibles et permettront cette revanche du sol sur le sous-sol ».
D’où sa conviction : « Avec Félix Tshisekedi, la RDC se positionnera au 3e rang des puissances économiques d’Afrique subsaharienne, juste après l’Afrique du Sud (550 milliards de dollars) et le Nigeria (530 milliards de dollars) avec un PIB de 215 milliards de dollars en 2035 ». C’est tout dit !
Faustin K.


