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Contrôle systémique : « Un instrument de prévention, pas de sanction » (Christophe Bitasimwa aux mandataires publics)

À l’issue d’un séminaire de deux jours à Kinshasa, l’Inspecteur général des finances – Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, a livré un message clair aux mandataires des entreprises et établissements publics : le nouveau paradigme de l’IGF repose sur un contrôle préventif et systémique, tourné vers l’accompagnement et l’amélioration continue. « Ce n’est pas une démarche de sanction, mais un instrument de prévention », a-t-il insisté, appelant les gestionnaires à promouvoir transparence, dématérialisation et culture de la performance. En retour, l’IGF s’engage à agir avec professionnalisme et fermeté. Face aux craintes liées à la transition numérique, le Chef de service a cité Mark Zuckerberg : « Le plus grand risque est de n’en prendre aucun. » Ce séminaire, marqué par des échanges riches sur la déontologie, l’audit et la digitalisation, pose les bases d’une gouvernance publique modernisée, où le contrôle devient un levier de réforme au service de la Nation.

Après deux journées d’échanges, les 15 et 16 juillet 2026 à Kinshasa, le séminaire de vulgarisation du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’Inspection générale des finances (IGF), organisé à l’intention des mandataires des entreprises et établissements publics, s’est achevé sur une conviction largement partagée : la modernisation de la gouvernance publique passe désormais par un contrôle préventif, systémique et résolument orienté vers la performance.

Les convictions de Bitasimwa

Dans son discours de clôture, l’Inspecteur général des finances – Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, est revenu sur les principaux enseignements du séminaire, avant de rappeler la philosophie du nouveau paradigme porté par l’IGF.

Il a insisté sur le fait que le contrôle systémique n’est pas une démarche de sanction, mais un instrument de prévention, d’amélioration continue et d’accompagnement des réformes. À cet effet, il a invité les mandataires publics à s’engager autour de trois priorités : promouvoir une culture de la transparence et de la redevabilité, accélérer la dématérialisation des processus de gestion et inscrire durablement la performance et les résultats au cœur de l’action publique.

En retour, l’IGF a réaffirmé ses propres engagements : agir avec professionnalisme, accompagner les gestionnaires dans la conduite des réformes et exercer ses missions avec la fermeté qu’impose la protection des intérêts de l’État.

Conscient des interrogations que peut susciter la transition numérique, notamment en matière de sécurité des données, le Chef de Service a rappelé, citant Mark Zuckerberg, « le plus grand risque est de n’en prendre aucun. » Un appel à faire de l’innovation un moteur de transformation plutôt qu’un motif d’immobilisme.

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Nouvelle trajectoire

La dernière journée s’est ouverte avec l’intervention de Patrick Ngulu Mbiombawhul, Secrétaire exécutif de l’ANEP (Association nationale des entreprises du Portefeuille), autour du thème « Mandataires des entreprises et établissements publics : statut, rôle et déontologie ». Une communication qui a rappelé les responsabilités juridiques, éthiques et managériales des dirigeants publics, avant de laisser place à un riche jeu de questions-réponses.

Les participants ont ensuite suivi les exposés du Président de l’IIA/RDC, Alain-Serge Lubelo, sur l’importance du contrôle et de l’audit interne, puis de Jean-Marie Ntumba, Président de l’ONEC, qui a mis en lumière le rôle complémentaire du contrôle et de l’audit externe. Un message fort s’est dégagé de ces interventions : une gouvernance efficace repose sur la complémentarité des mécanismes de contrôle et la responsabilité de chaque acteur.

La seconde partie de la journée a été consacrée à la transformation numérique. À travers sa communication intitulée « Digitalisation et interopérabilité : voie royale pour une meilleure gouvernance des entreprises et établissements publics », le professeur Kodjo Ndukuma Adjay a démontré que la dématérialisation des processus constitue aujourd’hui un levier incontournable pour renforcer la transparence, l’efficacité et la redevabilité des institutions publiques.

Les travaux ont été synthétisés par le Coordonnateur du Secrétariat technique du séminaire, Paul Shelubale, à travers la lecture du rapport final et des recommandations, fruit de deux journées de débats, de propositions et d’échanges constructifs.

La cérémonie s’est poursuivie par la remise symbolique de brevets de participation aux mandataires qui se sont distingués par la qualité de leurs contributions.

Le nouveau paradigme de l’IGF

Après avoir salué la qualité des interventions des experts et la forte implication des participants, les travaux se sont achevés dans une atmosphère conviviale autour d’un cocktail, avant une traditionnelle photo de famille.

Ce séminaire marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’IGF. Plus qu’une série de conférences, il aura posé les bases d’un engagement commun entre l’Inspection Générale des Finances et les mandataires publics : faire du contrôle un partenaire de la réforme, de la transparence un réflexe de gestion et de la performance le véritable indicateur du service rendu à la Nation.

Avec Presse/IGF

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