
Entre Kinshasa et TelAviv, le rapprochement franchit un nouveau palier. La République Démocratique du Congo a décidé d’engager le processus devant conduire au transfert de son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, tandis qu’Israël prépare, de son côté, l’ouverture de sa représentation diplomatique à Kinshasa.
L’annonce est intervenue à l’issue de la rencontre, le 1er septembre à Jérusalem, entre le Président Félix Tshisekedi et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Dans une déclaration conjointe, les deux dirigeants ont acté la poursuite des consultations nécessaires à la concrétisation de ces deux décisions.
Un engagement pris dès 2023
Cette évolution ne tombe pas du ciel. Elle vient donner corps à un engagement pris par les deux dirigeants en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, en 2023. Deux ans plus tard, l’entente affichée entre Kinshasa et Jérusalem semble donc passer du stade des intentions à celui de la mise en œuvre diplomatique.
Le transfert de l’ambassade congolaise constitue notamment un geste politique de poids. Jérusalem demeure au cœur d’une question internationale particulièrement sensible – ce qui confère à la décision de Kinshasa une portée qui dépasse largement le simple déplacement d’une représentation diplomatique.
La décision diplomatique intervient au terme d’une visite de travail de trois jours de Félix Tshisekedi en Israël. Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs jugés stratégiques pour la RDC : sécurité, agriculture, infrastructures et hautes technologies.
Kinshasa et Tel-Aviv affichent ainsi leur volonté de construire une relation qui ne se limite plus aux échanges diplomatiques traditionnels. L’objectif est désormais de renforcer une coopération susceptible de toucher directement aux priorités de développement et de sécurité de la RDC.
Kinshasa assume son rapprochement avec Jérusalem
Avec cette nouvelle étape, Félix Tshisekedi entend manifestement inscrire la RDC dans une diplomatie davantage tournée vers la diversification de ses partenariats.
L’ouverture annoncée d’une ambassade israélienne à Kinshasa et le projet de transfert de la représentation congolaise à Jérusalem constituent, à cet égard, deux gestes diplomatiques qui se répondent. Une chose est d’ores et déjà acquise: entre Kinshasa et Jérusalem, le rapprochement n’est plus seulement affiché. Il entre dans une nouvelle phase, avec des décisions concrètes sur la table.

Francis N.


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