
L’arrestation et l’extradition de l’influenceuse Denise Mukendi, alias Dusauchoy, marquent un succès retentissant de la coopération judiciaire entre la République démocratique du Congo et la Tanzanie.
Interpellée le 30 août 2026 en République-Unie de Tanzanie, l’influenceuse congolaise, figure controversée des réseaux sociaux connue pour ses prises de position hostiles au pouvoir et son soutien affiché à la rébellion AFC/M23, a été extradée vers Kinshasa sous escorte du Commandement national de la sécurité (CNS). L’information a été officialisée ce lundi 1er septembre par le ministère de la Justice et Garde des Sceaux.
Cette opération d’envergure est le fruit d’une collaboration internationale « de qualité et d’efficacité », selon les termes employés par le Garde des sceaux, qui n’a pas manqué de saluer et de remercier chaleureusement les autorités tanzaniennes pour leur « collaboration diligente ». Elle illustre la détermination de Kinshasa à renforcer ses mécanismes de coopération judiciaire avec ses partenaires pour lutter contre l’impunité et garantir l’effectivité de la justice, y compris au-delà de ses frontières.
L’arrestation de Denise Dusauchoy intervient dans le cadre de procédures pénales en cours instruites au parquet de grande instance de Kinshasa/Gombe. Le ministère de la Justice rappelle que dès octobre et novembre 2025, le procureur général près la Cour de cassation avait adressé aux autorités judiciaires belges trois commissions rogatoires internationales concernant plusieurs dossiers dans lesquels l’influenceuse était impliquée, parallèlement à l’émission de mandats d’arrêt internationaux. Ces démarches ont finalement porté leurs fruits avec l’interpellation en Tanzanie, sur la base du mandat d’arrêt délivré par la justice congolaise.
Si cette extradition est saluée comme un signal fort envoyé à tous ceux qui se soustraient à la justice, le gouvernement congolais a tenu à rappeler un principe fondamental de l’État de droit. « L’arrestation de Mme Denise Dusauchoy constitue un acte de procédure judiciaire et ne préjuge en rien de sa culpabilité », a insisté le ministère dans son communiqué. L’intéressée, désormais entre les mains de la justice congolaise, « demeure bénéficiaire de la présomption d’innocence jusqu’à l’intervention d’une décision judiciaire définitive ».
Cette affaire, au-delà du cas individuel, consacre une nouvelle ère dans la coopération judiciaire entre la RDC et ses voisins, et témoigne de la crédibilité retrouvée des institutions congolaises sur la scène internationale.
Econews



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